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Plutarque
Des contradictions des stoïciens Section 8
Section 8 sur 47
Référence canonique 8
Grec ancien
πρὸς τὸν εἰπόντα μηδὲ δίκην δικάσῃς, πρὶν ἂν ἀμφοῖν μῦθον ἀκούσῃς α ʼντέλεγεν ὁ Ζήνων, τοιούτῳ τινὶ λόγῳ χρώμενος εἴτʼ ἀπέδειξεν ὁ πρότερος εἰπών, οὐκ ἀκουστέον τοῦ δευτέρου λέγοντος, πέρας γὰρ ἔχει τὸ ζητούμενον· εἴτʼ οὐκ ἀπέδειξεν· ὅμοιον γὰρ ὡς εἰ μηδʼ ὑπήκουσε κληθεὶς ἢ ὑπακούσας ἐτερέτισεν· ἤτοι δʼ ἀπέδειξεν ἢ οὐκ ἀπέδειξεν, οὐκ ἀκουστέον ἄρα τοῦ δευτέρου λέγοντος. τοῦτον δὲ τὸν λόγον ἐρωτήσας αὐτὸς ἀντέγραφε μὲν πρὸς τὴν Πλάτωνος Πολιτείαν ἔλυε δὲ σοφίσματα, καὶ τὴν διαλεκτικὴν ὡς τοῦτο ποιεῖν δυναμένην ἐκέλευε παραλαμβάνειν τοὺς μαθητάς. καίτοι ἢ ἀπέδειξε Πλάτων ἢ οὐκ ἀπέδειξε τὰ ἐν τῇ Πολιτείᾳ, κατʼ οὐδέτερον δʼ ἀναγκαῖον ἀντιγράφειν ἀλλὰ πάντως περιττὸν καὶ μάταιον. τὸ δʼ αὐτὸ περὶ τῶν σοφισμάτων ἔστιν εἰπεῖν.
Anglais
William W. Goodwin, 1874
Against him, who said, Give not thy judgment till both sides are heard, Zeno on the contrary made use of such an argument as this: If he who spake first has plainly proved his cause, the second is not to be heard, for the question is at an end; and if he has not proved it, it is the same case as if being cited he did not appear, or appearing did nothing but wrangle; so that, whether he has proved or not proved his cause, the second is not to be heard. And yet he who made this dilemma has written against Plato’s Commonweal, dissolved sophisms, and exhorted his scholars to learn logic, as enabling them to do the same. Now Plato has either proved or not proved those things which he writ in his Commonweal; but in neither case was it necessary to write against him, but wholly superfluous and vain. The same may be said concerning sophisms.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
À celui qui disait : « Ne rends pas ton jugement avant d’avoir entendu les deux parties », Zénon opposait un argument de cette sorte : si le premier qui a parlé a clairement démontré sa cause, il ne faut pas entendre le second, car la question est tranchée ; et s’il ne l’a pas démontrée, le cas est le même que si, cité à comparaître, il ne s’était pas présenté, ou que si, s’étant présenté, il n’avait rien fait d’autre que chicaner. Ainsi, qu’il ait ou non démontré sa cause, il ne faut pas entendre le second. Pourtant, l’auteur de ce dilemme a écrit contre la République de Platon, résolu des sophismes et exhorté ses disciples à apprendre la logique, afin qu’ils puissent en faire autant. Or Platon a démontré ou n’a pas démontré ce qu’il a écrit dans sa République. Mais, dans un cas comme dans l’autre, il n’était pas nécessaire d’écrire contre lui : c’était entièrement superflu et vain. On peut en dire autant des sophismes.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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