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Plutarque
Propos de table Section 2
Section 3 sur 260
Référence canonique 1.1.2
Grec ancien
καὶ ὁ Κράτων ἀνακραγών εὖ γʼ εἶπε νὴ τὸν Διόνυσον ἐξώμνυτο τὸν λόγον, εἰ τοιαύτας ἔμελλε περαίνειν περιόδους, αἷς ἔμελλε Χαρίτων ἀνάστατον γενήσεσθαι συμπόσιον . οὐχ ὅμοιον δʼ οἶμαι ῥητορικὸν ἐξαιρεῖν συμποσίου λόγον καὶ φιλόσοφον· ἀλλʼ ἕτερόν ἐστι τὸ φιλοσοφίας, ἣν τέχνην περὶ βίον οὖσαν οὔτε τινὸς παιδιᾶς οὔτε τινὸς ἡδονῆς διαγωγὴν ἐχούσης ἀποστατεῖν εἰκὸς ἀλλὰ πᾶσι παρεῖναι τὸ μέτρον καὶ τὸν καιρὸν ἐπιφέρουσαν· ἢ μηδὲ σωφροσύνην μηδὲ δικαιοσύνην οἰώμεθα δεῖν εἰς τοὺς πότους δέχεσθαι, κατειρωνευόμενοι τὸ σεμνὸν αὐτῶν. εἰ μὲν οὖν, ὥσπερ οἱ τὸν Ὀρέστην ἑστιῶντες, ἐν Θεσμοθετείῳ σιωπῇ τρώγειν καὶ πίνειν ἐμέλλομεν, ἦν τι τοῦτο τῆς ἀμαθίας οὐκ ἀτυχὲς παραμύθιον· εἰ δὲ πάντων μὲν ὁ Διόνυσος Λύσιός ἐστι καὶ Λυαῖος , μάλιστα δὲ τῆς γλώττης ἀφαιρεῖται τὰ χαλινὰ καὶ πλείστην ἐλευθερίαν τῇ φωνῇ δίδωσιν , ἀβέλτερον οἶμαι καὶ ἀνόητον ἐν λόγοις πλεονάζοντα καιρὸν ἀποστερεῖν τῶν ἀρίστων λόγων, καὶ ζητεῖν μὲν ἐν ταῖς διατριβαῖς περὶ συμποτικῶν καθηκόντων καὶ τίς ἀρετὴ συμπότου καὶ πῶς οἴνῳ χρηστέον, ἐξ αὐτῶν δὲ τῶν συμποσίων ἀναιρεῖν φιλοσοφίαν ὡς ἔργῳ βεβαιοῦν ἃ διδάσκει λόγῳ μὴ δυναμένην.
Anglais
Thomas Creech, 1874
And Crato cried out: By Bacchus, he was right in forswearing talk, if he designed to make such long-winded discourses as would have spoiled all mirth and conversation; but I do not think there is the same reason to forbid philosophy as to take away rhetoric from our feasts. For philosophy is quite of another nature; it is an art of living, and therefore must be admitted into every part of our conversation, into all our gay humors and our pleasures, to regulate and adjust them, to proportion the time, and keep them from excess; unless, perchance, upon the same scoffing pretence of gravity, they would banish temperance, justice, and moderation. It is true, were we to feast in a court-room, as those that entertained Orestes, and were silence enjoined by law, that might prove a not unlucky cloak of our ignorance; but if Bacchus is really λύσιος ( a looser of every thing), and chiefly takes off all restraints and bridles from the tongue, and gives the voice the greatest freedom, I think it is foolish and absurd to deprive that time in which we are usually most talkative of the most useful and profitable discourse; and in our schools to dispute of the offices of company, in what consists the excellence of a guest, how mirth, feasting, and wine are to be used, and yet deny philosophy a place in these feasts, as if not able to confirm by practice what by precepts it instructs.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Craton s’écria alors : « Par Bacchus, il eut raison de renoncer à parler, s’il comptait prononcer de ces discours interminables qui auraient ruiné toute gaieté et toute conversation. Mais je ne crois pas qu’il y ait autant de raisons d’interdire la philosophie que d’exclure la rhétorique de nos festins. La philosophie est d’une tout autre nature : c’est l’art de vivre. Elle doit donc être admise dans toutes les parties de nos relations, dans toutes nos dispositions joyeuses et tous nos plaisirs, afin de les régler et de les ajuster, de leur donner une juste mesure selon le moment et de les préserver de l’excès, à moins que, sous le même prétexte railleur de gravité, on ne veuille bannir la tempérance, la justice et la modération. Il est vrai que, si nous devions festoyer dans un tribunal, comme ceux qui reçurent Oreste, et qu’une loi nous imposât le silence, celui-ci pourrait servir de manteau assez heureux à notre ignorance. Mais si Bacchus est réellement λύσιος, celui qui délie toutes choses, s’il ôte surtout à la langue toute entrave et tout frein, et accorde à la voix la plus grande liberté, je trouve sot et absurde de priver du discours le plus utile et le plus profitable le moment où nous sommes d’ordinaire le plus loquaces. Il serait absurde aussi de débattre dans nos écoles des devoirs de la vie en société, de ce qui fait l’excellence d’un convive, de la manière d’user de la gaieté, des festins et du vin, puis de refuser à la philosophie une place dans ces festins, comme si elle était incapable de confirmer par la pratique ce qu’elle enseigne par ses préceptes. »
Concepts de ce passage
Bienfait
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