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Plutarque
Propos de table Section 3
Section 188 sur 260
Référence canonique 7.8.3
Grec ancien
δεξάμενος οὖν ὁ Διογενιανὸς ἀλλὰ καὶ τούτους ἔφη νήφοντας ἀκούω λόγους· ὥσθʼ ὁ οἶνος ἡμᾶς ἀδικεῖν οὐκ ἔοικεν οὐδὲ κρατεῖν. δέδια δὴ μὴ καὶ αὐτὸς εὐθύνας ὑπόσχω· καίτοι τὰ πολλὰ περικοπτέα τῶν ἀκροαμάτων ἐστί· πρώτην τραγῳδίαν, ὡς οὐ πάνυ τι συμποτικὸν ἀλλὰ σεμνότερον βοῶσαν καὶ σκευωρουμένην πραγμάτων ὑποκρίσεις πάθος ἐχόντων καὶ οἶκτον. ἀποπέμπω δὲ τῆς ὀρχήσεως τὴν Πυλάδειον, ὀγκώδη καὶ παθητικὴν καὶ πολυπρόσωπον οὖσαν· αἰδοῖ δὲ τῶν ἐγκωμίων ἐκείνων, ἃ Σωκράτης περὶ ὀρχήσεως διῆλθε, δέχομαι τὴν Βαθύλλειον αὐτόθεν πέζαν τοῦ κόρδακος ἁπτομένην, Ἠχοῦς ἤ τινος Πανὸς ἢ Σατύρου σὺν Ἔρωτι κωμάζοντος ὑπόρχημά τι διατιθεμένην . τῶν δὲ κωμῳδιῶν ἡ μὲν ἀρχαία διὰ τὴν ἀνωμαλίαν ἀνάρμοστος ἀνθρώποις πίνουσιν· ἥ τε γὰρ ἐν ταῖς λεγομέναις παραβάσεσιν αὐτῶν σπουδὴ καὶ παρρησία λίαν ἄκρατός ἐστι καὶ σύντονος, ἥ τε πρὸς τὰ σκώμματα καὶ βωμολοχίας εὐχέρεια δεινῶς κατάκορος καὶ ἀναπεπταμένη καὶ γέμουσα ῥημάτων ἀκόσμων καὶ ἀκολάστων ὀνομάτων· ἔτι δʼ ὥσπερ ἐν τοῖς ἡγεμονικοῖς δείπνοις ἑκάστῳ παρέστηκε τῶν κατακειμένων οἰνοχόος, οὕτω δεήσει γραμματικὸν ἑκάστῳ τὸ καθʼ ἕκαστον ἐξηγεῖσθαι, τίς ὁ Λαισποδίας παρʼ Εὐπόλιδι καὶ ὁ Κινησίας παρὰ Πλάτωνι καὶ ὁ Λάμπων παρὰ Κρατίνῳ, καὶ τῶν κωμῳδουμένων ἕκαστος· ὥστε γραμματοδιδασκαλεῖον ἡμῖν γενέσθαι τὸ συμπόσιον ἢ κωφὰ καὶ ἄσημα τὰ σκώμματα διαφέρεσθαι. περὶ δὲ τῆς νέας κωμῳδίας τί ἂν ἀντιλέγοι τις ; οὕτω γὰρ ἐγκέκραται τοῖς συμποσίοις, ὡς μᾶλλον ἂν οἴνου χωρὶς ἢ Μενάνδρου διακυβερνῆσαι τὸν πότον. ἥ τε γὰρ λέξις ἡδεῖα καὶ πεζὴ κατέσπαρται τῶν πραγμάτων, ὡς μήθʼ ὑπὸ νηφόντων καταφρονεῖσθαι μήτʼ οἰνωμένους ἀνιᾶν· γνωμολογίαι τε χρησταὶ καὶ ἀφελεῖς ὑπορρέουσαι καὶ τὰ σκληρότατα τῶν ἠθῶν ὥσπερ ἐν πυρὶ τῷ οἴνῳ μαλάττουσι καὶ κάμπτουσι πρὸς τὸ ἐπιεικέστερον · ἥ τε τῆς σπουδῆς πρὸς τὴν παιδιὰν ἀνάκρασις ἐπʼ οὐδὲν ἂν πεποιῆσθαι δόξειεν ἀλλʼ ἢ πεπωκότων καὶ διακεχυμένων ἡδονὴν ὁμοῦ καὶ ὠφέλειαν. ἔχει δὲ καὶ τὰ ἐρωτικὰ παρʼ αὐτῷ καιρὸν πεπωκόσιν ἀνθρώποις, καὶ ἀναπαυσομένοις μετὰ μικρὸν ἀπιοῦσι παρὰ τὰς ἑαυτῶν γυναῖκας· οὔτε παιδὸς ἔρως ἄρρενός ἐστιν ἐν τοσούτοις δράμασιν, αἵ τε φθοραὶ τῶν παρθένων εἰς γάμον ἐπιεικῶς καταστρέφουσι· τὰ δὲ πρὸς ἑταίρας, ἂν μὲν ὦσιν ἰταμαὶ καὶ θρασεῖαι, διακόπτεται σωφρονισμοῖς τισιν ἢ μετανοίαις τῶν νέων· ταῖς δὲ χρησταῖς καὶ ἀντερώσαις ἢ πατήρ τις ἀνευρίσκεται γνήσιος, ἢ χρόνος τις ἐπιμετρεῖται τῷ ἔρωτι, συμπεριφορὰν αἰδοῦς· ἔχων φιλάνθρωπον. ταῦτα δʼ ἀνθρώποις ἄλλο μὲν τι πράττουσιν ἴσως οὐδεμιᾶς σπουδῆς ἄξιά ἐστίν· ἐν δὲ τῷ πίνειν οὐ θαυμάσαιμʼ ἄν, εἰ τὸ τερπνὸν αὐτῶν καὶ γλαφυρὸν ἅμα καὶ πλάσιν τινὰ καὶ κατακόσμησιν ἐπιφέρει, συνεξομοιοῦσαν τὰ ἤθη τοῖς ἐπιεικέσι καὶ φιλανθρώποις.
Anglais
Thomas Creech, 1874
Then Diogenianus, taking the cup, said: Methinks this is very sober discourse, which makes me believe that the wine doth not please you, since I see no effect of it; so that I fear I ought to be corrected. Indeed many sorts of music are to be rejected; first, tragedy, as having nothing familiar enough for an entertainment, and being a representation of actions attended with grief and extremity of passion. I reject the sort of dancing which is called Pyladean from Pylades, because it is full of pomp, very pathetical, and requires a great many persons; but if we would admit any of those sorts that deserve those encomiums which Socrates mentions in his discourse about dancing, I like that sort called Bathyllean, which requires not so high a motion, but hath something of the nature of the Cordax, and resembles the motion of an Echo, a Pan, or a Satyr frolicking with love. Old comedy is not fit for men that are making merry, by reason of the irregularities that appear in it; for that vehemency which they use in the parabasis is loud and indecent, and the liberty they take to scoff and abuse is very surfeiting, too open, and full of filthy words and lewd expressions. Besides, as at great men’s tables every man hath a servant waiting at his elbow, so each of his guests would need a grammarian to sit by him, and explain who is Laespodias in Eupolis, Cinesias in Plato, and Lampo in Cratinus, and who is each person that is jeered in the play. Concerning new comedy there is no need of any long discourse. It is so fitted, so interwoven with entertainments, that it is easier to have a regular feast without wine, than without Menander. Its phrase is sweet and familiar, the humor innocent and easy, so that there is nothing for men whilst sober to despise, or when merry to be troubled at. The sentiments are so natural and unstudied, that midst wine, as it were in fire, they soften and bend the rigidest temper to be pliable and easy. And the mixture of gravity and jests seems to be contrived for nothing so aptly as for the pleasure and profit of those that are frolicking and making merry. The love-scenes in Menander are convenient for those who have already taken their cups, and who in a short time must retire home to their wives; for in all his plays there is no love of boys mentioned, and all rapes committed on virgins end decently in marriages at last. As for misses, if they are impudent and jilting, they are bobbed, the young gallants turning sober, and repenting of their lewd courses. But if they are kind and constant, either their true parents are discovered, or a time is determined for the intrigue, which brings them at last to obliging modesty and civil kindness. These things to men busied about other matters may seem scarce worth taking notice of; but whilst they are making merry, it is no wonder that the pleasantness and smoothness of the parts should work a neat conformity and elegance in the hearers, and make their manners like the pattern they have from those genteel characters.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Alors Diogénianos, prenant la coupe, dit : « Ce discours me paraît fort sobre, ce qui me fait croire que le vin ne vous plaît pas, puisque je ne lui vois aucun effet. Je crains donc de mériter une correction. En vérité, bien des sortes de musique doivent être rejetées. D’abord la tragédie, parce qu’elle n’a rien d’assez familier pour un banquet et qu’elle représente des actions accompagnées de douleur et d’une extrême violence des passions. Je rejette aussi la danse appelée pyladique, du nom de Pylade, parce qu’elle est pleine de pompe, très pathétique et demande beaucoup d’exécutants. Mais, s’il fallait admettre l’une des danses qui méritent les éloges mentionnés par Socrate dans son discours sur la danse, j’aimerais celle qu’on appelle bathylléenne : elle n’exige pas de mouvements aussi élevés, tient quelque peu du cordax et ressemble aux mouvements d’une Écho, d’un Pan ou d’un Satyre folâtrant par amour. L’ancienne comédie ne convient pas à des hommes en liesse, à cause des dérèglements qu’on y voit. La véhémence employée dans la parabase est bruyante et indécente, et la liberté qu’elle prend de railler et d’injurier est fort écœurante, trop manifeste, pleine de mots orduriers et d’expressions obscènes. En outre, de même qu’à la table des grands chaque convive a un serviteur qui se tient à son coude, chacun des invités aurait besoin qu’un grammairien s’assît près de lui pour expliquer qui sont Laespodias chez Eupolis, Cinésias chez Platon et Lampon chez Cratinos, et pour identifier chaque personne tournée en ridicule dans la pièce. Quant à la nouvelle comédie, nul besoin d’un long discours. Elle est si bien adaptée, si étroitement mêlée aux banquets, qu’il est plus facile de donner un festin bien réglé sans vin que sans Ménandre. Son langage est doux et familier, son comique innocent et aisé, si bien qu’il ne contient rien que les hommes sobres puissent mépriser ni qui puisse troubler ceux qui sont en liesse. Les sentiments y sont si naturels et sans apprêt qu’au milieu du vin, comme dans le feu, ils amollissent et courbent les caractères les plus rigides pour les rendre souples et accommodants. Et le mélange du sérieux et de la plaisanterie ne semble avoir été conçu pour rien d’aussi approprié que le plaisir et le profit de ceux qui folâtrent et se réjouissent. Les scènes d’amour de Ménandre conviennent à ceux qui ont déjà vidé leurs coupes et qui devront bientôt rentrer chez eux auprès de leurs femmes. Dans toutes ses pièces, il n’est fait mention d’aucun amour des garçons, et tous les enlèvements de jeunes filles finissent décemment par des mariages. Quant aux courtisanes, si elles sont effrontées et trompeuses, elles sont elles-mêmes dupées, tandis que les jeunes galants retrouvent leur sobriété et se repentent de leur conduite dissolue. Mais si elles sont tendres et fidèles, soit leurs véritables parents sont découverts, soit un terme est fixé à leur liaison, ce qui les ramène enfin à une modestie obligeante et à une honnête bienveillance. Ces choses peuvent sembler à peine dignes d’attention aux hommes occupés d’autres affaires. Mais pendant qu’ils se réjouissent, il n’est pas étonnant que l’agrément et la douceur de ces rôles produisent chez les auditeurs une belle harmonie et une certaine élégance, et façonnent leurs mœurs sur le modèle offert par ces personnages bien élevés. »
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