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Plutarque
Propos de table Section 2
Section 227 sur 260
Référence canonique 8.9.2
Grec ancien
ὁ δὲ Διογενιανὸς ἔφη καὶ τὰ τῆς ψυχῆς νοσήματα καὶ πάθη κοινήν τινα καὶ πάτριον ὁδὸν βαδίζειν. καίτοι παντοδαπὸν μέν εἶπεν ἡ μοχθηρία καὶ πολύτολμον, αὐτοκρατὲς δʼ ἡ ψυχὴ καὶ κύριον ὑφʼ αὑτῆς , εἰ βούλοιτο , μεταβάλλειν καὶ τρέπεσθαι ῥᾳδίως· ἔχει δέ τινα τάξιν τὸ ἄτακτον αὐτῆς καὶ τὰ μέτρα τηρεῖ τοῖς πάθεσιν, ὥσπερ ἡ θάλαττα ταῖς ὑπερεκχύσεσι, καὶ καινὸν οὐδὲν οὐδὲ τοῖς παλαιοῖς ἀνιστόρητον ἐξήνθηκε κακίας εἶδος· ἀλλὰ πολλαὶ μὲν ἐπιθυμιῶν διαφοραί, μυρία δὲ κινήματα φόβου καὶ σχήματα· τὰς δὲ λύπης καὶ ἡδονῆς μορφὰς ἔργον ἐστὶ μὴ ἀπειπεῖν ἐξαριθμούμενον· οὐ μέν τι νῦν γε κἀχθές, ἀλλʼ ἀεί ποτε ζῇ ταῦτα, κοὐδεὶς οἶδεν ἐξ ὅτου φάνη · πόθεν γε δὴ σώματι νόσημα καινὸν ἢ πάθος ὀψίγονον, ἰδίαν μὲν ὥσπερ ἡ ψυχὴ κινήσεως ἀρχὴν οἴκοθεν οὐκ ἔχοντι, συνημμένῳ δὲ κοιναῖς πρὸς τὴν φύσιν αἰτίαις καὶ κεκραμένῳ κρᾶσιν, ἧς καὶ τὸ ἀόριστον ἐντὸς ὅρων πλανᾶται, καθάπερ πλοῖον ἐν περιδρόμῳ σαλεῦον; οὔτε γὰρ ἀναίτιος νόσου σύστασὶς ἐστι, τὴν ἐκ μὴ ὄντος παρανόμως ἐπεισάγουσα γένεσιν καὶ δύναμιν τοῖς πράγμασιν αἰτίαν τε καινὴν ἔργον ἐξευρεῖν, μὴ καινὸν ἀέρα καὶ ξένον ὕδωρ καὶ τροφὰς ἀγεύστους τοῖς πρότερον ἐξ ἑτέρων τινῶν κόσμων ἢ μετακοσμίων ἀποφήναντι δεῦρο νῦν πρῶτον ἐπιρρεούσας. ἐκ τούτων γὰρ νοσοῦμεν οἷς καὶ ζῶμεν, ἴδια δὲ σπέρματα νόσων οὐκ ἔστιν· ἀλλʼ αἱ τούτων μοχθηρίαι πρὸς ἡμᾶς καὶ αἱ ἡμῶν περὶ ταῦτα πλημμέλειαι τὴν φύσιν ἐπιταράττουσιν αἱ δὲ ταραχαὶ διαφορὰς ἀιδίους ἔχουσι πολλάκις νέοις χρωμένας ὀνόμασι· τὰ γὰρ ὀνόματα τῆς συνηθείας ἐστὶ τὰ δὲ πάθη τῆς φύσεως ὅθεν ἐν ἀφωρισμένοις τούτοις ἐκεῖνα ποικιλλόμενα τὴν ἀπάτην πεποίηκεν. ὡς δὲ τοῖς τοῦ λόγου μορίοις καὶ ταῖς πρὸς ἄλληλα τούτων συντάξεσι καινὸν ἐγγενέσθαι βαρβαρισμὸν ἢ σολοικισμὸν ἐξαίφνης δυνατόν ἐστιν, οὕτως αἱ τοῦ σώματος κράσεις ὡρισμένας ἔχουσι τὰς ὀλισθήσεις καὶ παραβάσεις, τρόπον τινὰ τῇ φύσει καὶ τῶν παρὰ φύσιν ἐμπεριεχομένων . ταύτῃ γε κομψοὶ καὶ οἱ μυθογράφοι· τὰ γὰρ παντάπασιν ἔκφυλα καὶ τεράστια τῶν ζῴων γενέσθαι λέγουσιν ἐν τῇ γιγαντομαχίᾳ, τῆς σελήνης ἐκτρεπομένης καὶ τὰς ἀνατολὰς οὐχ ὅθεν εἴωθε ποιουμένης· οἱ δὲ καινὰ νοσήματα τὴν φύσιν ὥσπερ τέρατα γεννᾶν ἀξιοῦσι, μήτε πιθανὴν μήτʼ ἀπίθανον αἰτίαν τῆς ἐξαλλαγῆς πλάσσοντες, ἀλλὰ τὸ ἄγαν καὶ τὸ μᾶλλον ἐνίων παθῶν καινότητα καὶ διαφορὰν ἀποφαίνοντες· οὐκ ὀρθῶς, ὦ μακάριε Φίλων ἐπίτασις γὰρ καὶ αὔξησις μέγεθος ἢ πλῆθος προστίθησι, τοῦ δὲ γένους οὐκ ἐκβιβάζει τὸ ὑποκείμενον· ὥσπερ οὐδὲ τὴν ἐλεφαντίασιν οἴομαι σφοδρότητα τῶν ψωρικῶν τινος τούτων οὖσαν οὐδὲ τὸν ὑδροφόβαν τῶν στομαχικῶν ἢ τῶν μελαγχολικῶν. καίτοι τοῦτό γε θαυμαστόν, εἰ μηδʼ Ὅμηρος ἀγνοῶν ἐλάνθανεν ὑμᾶς· τὸν γάρ λυσσητῆρα κύνα δῆλός ἐστιν ἀπὸ τοῦ πάθους τούτου προσαγορεύων, ἀφʼ οὗ καὶ ἄνθρωποι λυσσᾶν λέγονται.
Anglais
Thomas Creech, 1874
And Diogenianus added, that even the passions and diseases of the mind go on in the same old road that formerly they did; and yet the viciousness of our inclination is exceedingly prone to variety, and our mind is mistress of itself, and can, if it please, easily change and alter. Yet all her inordinate motions have some sort of order, and the soul hath bounds to her passions, as the sea to her overflowing. And there is no sort of vice now among us which was not practised by the ancients. There are a thousand differences of appetites and various motions of fear; the schemes of grief and pleasure are innumerable: Yet are not they of late or now produced, And none can tell from whence they first arose. How then should the body be subject to new diseases, since it hath not, like the soul, the principle of its own alteration in itself, but by common causes is joined to Nature, and receives a temperature whose infinite variety of alterations is confined to certain bounds, like a ship rolling and tossing in a circle about its anchor. Now there can be no disease without some cause, it being against the laws of Nature that any thing should be without a cause. Now it will be very hard to find a new cause, unless we fancy some strange air, water, or food never tasted by the ancients, should descend to us out of other worlds or intermundane spaces. For we contract diseases from those very things which preserve our life; since there are no peculiar seeds of diseases, but the disagreement of their juices to our bodies, or our excess in using them, disturbs nature. These disturbances have still the very same differences, though now and then called by new names. For names depend on custom, but the passions on Nature; and these being constant and those variable, this mistake has arisen. As, in the parts of a speech and the syntax of the words, it is possible for some new sort of barbarism or solecism suddenly to arise; so the temperature of the body hath certain deviations and corruptions into which it may fall, those things which are against and hurtful to Nature being in some sort contained in Nature herself. The mythographers are in this particular very ingenious, for they say that monstrous uncouth animals were produced in the time of the Giants’ war, the moon being out of its course, and not rising where it used to do. And those who think Nature produces new diseases like monsters, and yet give neither likely nor unlikely reasons of the change, err, as I imagine, my dear Philo, in taking a less or a greater degree of the same disease to be a different disease. The intension or increase of a thing makes it more or greater, but does not make the subject of another kind. Thus the elephantiasis, being an intense scabbiness, is not a new kind; nor is the water-dread distinguished from other melancholic and stomachical affections but by the degree. And I wonder we did not observe that Homer was acquainted with this disease, for it is evident that he calls a dog rabid from the very same rage with which when men are possessed they are said to be mad.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Diogénianos ajouta que même les passions et les maladies de l’esprit suivent encore les mêmes anciennes voies qu’autrefois ; et pourtant, la perversité de nos penchants est extrêmement portée à la variété, tandis que notre esprit est maître de lui-même et peut, s’il lui plaît, changer et se modifier aisément. Cependant, tous ses mouvements désordonnés possèdent une certaine forme d’ordre, et l’âme a des bornes pour ses passions, comme la mer pour ses débordements. Il n’existe aujourd’hui parmi nous aucune espèce de vice qui n’ait été pratiquée par les anciens. Les appétits présentent mille différences et les mouvements de la peur sont divers ; les formes de la douleur et du plaisir sont innombrables :
Pourtant, elles ne sont nées ni récemment ni aujourd’hui,
Et nul ne saurait dire d’où elles surgirent d’abord.
Comment donc le corps pourrait-il être sujet à de nouvelles maladies, puisqu’il ne possède pas en lui-même, comme l’âme, le principe de sa propre altération, mais se trouve uni à la nature par des causes communes et reçoit un tempérament dont l’infinie variété d’altérations est contenue dans certaines limites, tel un navire qui roule et tangue en cercle autour de son ancre ? Or il ne peut exister de maladie sans cause, puisqu’il est contraire aux lois de la nature que quoi que ce soit soit sans cause. Il sera donc très difficile de trouver une cause nouvelle, à moins d’imaginer qu’un air, une eau ou un aliment étrange, jamais connu des anciens, descende jusqu’à nous depuis d’autres mondes ou depuis les espaces intermondains. Car nous contractons nos maladies par les choses mêmes qui conservent notre vie : il n’existe pas de semences propres aux maladies, mais le désaccord de leurs sucs avec notre corps, ou l’excès dans l’usage que nous en faisons, trouble la nature. Ces troubles présentent toujours les mêmes différences, quoique de nouveaux noms leur soient parfois donnés. Les noms dépendent en effet de l’usage, mais les affections de la nature ; comme celles-ci sont constantes et ceux-là variables, cette méprise s’est produite. De même que, dans les parties du discours et la syntaxe des mots, quelque nouvelle forme de barbarisme ou de solécisme peut soudainement apparaître, le tempérament du corps comporte certaines déviations et corruptions dans lesquelles il peut tomber, les choses contraires et nuisibles à la nature étant d’une certaine manière contenues dans la nature elle-même. Les mythographes font preuve sur ce point de beaucoup d’ingéniosité, car ils disent que des animaux monstrueux et difformes furent engendrés au temps de la guerre des Géants, lorsque la lune avait quitté sa course et ne se levait plus à son endroit habituel. Quant à ceux qui pensent que la nature produit de nouvelles maladies comme elle produit des monstres, sans donner de ce changement aucune raison, vraisemblable ou non, ils se trompent, à mon avis, mon cher Philon, en prenant un degré moindre ou supérieur d’une même maladie pour une maladie différente. L’intensification ou l’accroissement d’une chose la rend plus forte ou plus grande, mais ne fait pas de son sujet une autre espèce. Ainsi, l’éléphantiasis, qui est une gale portée à un degré extrême, ne constitue pas une espèce nouvelle ; l’hydrophobie ne se distingue pas davantage des autres affections mélancoliques et stomacales, sinon par le degré. Et je m’étonne que nous n’ayons pas remarqué qu’Homère connaissait cette maladie, puisqu’il est évident qu’il qualifie un chien d’enragé en raison de cette même rage qui, lorsqu’elle possède les hommes, les fait appeler fous.
Concepts de ce passage
Affects
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