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Plutarque
Propos de table Section 6
Section 257 sur 260
Référence canonique 9.14.6
Grec ancien
πάνυ μὲν οὖν ὁ Ἀμμώνιος ἔφη τὴν ἐν ἡμῖν ἀκούσιον αἰτίαν καὶ ἀπροαίρετον ἡ δʼ ἐν θεοῖς ἀνάγκη δύστλητος οὔκ ἐστʼ οἶμαι δʼ οὐδὲ δυσπειθὴς οὐδὲ βιαία, πλὴν τοῖς κακοῖς, ὥς ἐστι νόμος ἐν πόλει τοῖς βελτίστοις τὸ βέλτιστον αὐτῆς , ἀπαράτρεπτον καὶ ἀπαράβατον οὐ τῷ μὲν ἀδυνάτῳ τῷ δʼ ἀβουλήτῳ τῆς μεταβολῆς . αἵ γε μὲν δὴ Ὁμήρου Σειρῆνες οὐ κατὰ λόγον ἡμᾶς; τῷ μύθῳ φοβοῦσιν, ἀλλὰ κἀκεῖνος ὀρθῶς ᾐνίττετο τὴν τῆς μουσικῆς αὐτῶν δύναμιν οὐκ ἀπάνθρωπον οὐδʼ ὀλέθριον οὖσαν ἀλλὰ ταῖς ἐντεῦθεν ἀπιούσαις ἐκεῖ ψυχαῖς, ὡς ἔοικε, καὶ πλανωμέναις μετὰ τὴν τελευτὴν ἔρωτα πρὸς τὰ οὐράνια καὶ θεῖα λήθην δὲ τῶν θνητῶν ἐμποιοῦσαν κατέχειν καὶ κατᾴδειν θελγομένας· αἱ δʼ ὑπὸ χαρᾶς ἕπονται καὶ συμπεριπολοῦσιν. ἐνταῦθα δὲ πρὸς ἡμᾶς ἀμυδρά τις οἷον ἠχὼ τῆς μουσικῆς ἐκείνης ἐξικνουμένη διὰ λόγων ἐκκαλεῖται καὶ ἀναμιμνήσκει τὰς ψυχὰς τῶν τότε· τὰ δʼ ὦτα τῶν μὲν πλείστων περιαλήλιπται καὶ καταπέπλασται σαρκίνοις ἐμφράγμασι καὶ πάθεσιν , οὐ κηρίνοις · ἣ δὲ διʼ εὐφυΐαν αἰσθάνεται καὶ μνημονεύει, καὶ τῶν ἐμμανεστάτων ἐρώτων οὐδὲν ἀποδεῖ τὸ πάθος αὐτῆς, γλιχομένης καὶ ποθούσης λῦσαί τε μὴ δυναμένης ἑαυτὴν ἀπὸ τοῦ σώματος. οὐ μὴν ἔγωγε παντάπασι συμφέρομαι τούτοις· ἀλλά μοι δοκεῖ Πλάτων ὡς ἀτράκτους καὶ ἠλακάτας τοὺς ἄξονας, σφονδύλους δὲ τοὺς ἀστέρας, ἐξηλλαγμένως ἐνταῦθα καὶ τὰς Μούσας Σειρῆνας ὀνομάζειν εἰρούσας τὰ θεῖα καὶ λεγούσας ἐν Ἅιδου, καθάπερ Σοφοκλέους Ὀδυσσεὺς φησι Σειρῆνας εἰσαφικέσθαι Φόρκου κόρας, θροοῦντε τοὺς Ἅιδου νόμους Μοῦσαι δʼ εἰσὶν ὀκτὼ καὶ συμπεριπολοῦσι ταῖς ὀκτὼ σφαίραις, μία δὲ τὸν περὶ γῆν εἴληχε τόπον. αἱ μὲν οὖν ὀκτὼ περιόδοις ἐφεστῶσαι τὴν τῶν πλανωμένων ἄστρων πρὸς τὰ ἀπλανῆ καὶ πρὸς ἄλληλα συνέχουσι καὶ διασῴζουσιν ἁρμονίαν · μία δὲ τὸν μεταξὺ γῆς καὶ σελήνης τόπον ἐπισκοποῦσα καὶ περιπολοῦσα, τοῖς θνητοῖς, ὅσον αἰσθάνεσθαι καὶ δέχεσθαι πέφυκε, χαρίτων καὶ ῥυθμοῦ καὶ ἁρμονίας ἐνδίδωσι, διὰ λόγου καὶ ᾠδῆς πειθὼ πολιτικῆς καὶ κοινωνητικῆς συνεργὸν ἐπάγουσα παραμυθουμένην καὶ κηλοῦσαν ἡμῶν τὸ ταραχῶδες καὶ τὸ πλανώμενον ὥσπερ ἐξ ἀνοδίας ἀνακαλουμένην ἐπιεικῶς καὶ καθιστᾶσαν . ὅσσα δὲ μὴ πεφίληκε Ζεύς, ἀτύζονται βοὰν Πιερίδων ἀίοντα κατὰ Πίνδαρον.
Anglais
Thomas Creech, 1874
No doubt, said Ammonius, as it is in us a violent and involuntary cause; but in the Gods Necessity is not intolerable, uncontrollable, or violent, unless it be to the wicked: as the law in a commonwealth to the best men is its best good, not to be violated or transgressed, not because they have no power, but because they have no will, to change it. And Homer’s Sirens give us no just reason to be afraid; for he in that fable rightly intimates the power of their music not to be hurtful to man, but delightfully charming, and detaining the souls which pass from hence thither and wander after death; working in them a love for divine and heavenly things, and a forgetfulness of every thing on earth; and they extremely pleased follow and attend them. And from thence some imperfect sound, and as it were echo of that music, coming to us by the means of reason and good precepts, rouseth our souls, and restores the notice of those things to our minds, the greatest part of which lie encumbered with and entangled in disturbances of the flesh and distracting passions. But the generous soul hears and remembers, and her affection for those pleasures riseth up to the most ardent passion, whilst she eagerly desires but is not able to free herself from the body. It is true, I do not approve what he says; but Plato seems to me, as he hath strangely and unaccountably called the axes spindles and distaffs, and the stars whirls, so to have named the Muses Sirens, as delivering divine things to the ghosts below, as Ulysses in Sophocles says of the Sirens, I next to Phorcus’s daughters came, Who fix the sullen laws below. Eight of the Muses take care of the spheres, and one of all about the earth. The eight who govern the motions of the spheres maintain the harmony of the planets with the fixed stars and one another. But that one who looks after the place betwixt the earth and moon and takes care of mortal things, by means of speech and song introduceth persuasion, assisting our natural consent to community and agreement, and giveth men as much harmony, grace, and order as is possible for them to receive; introducing this persuasion to smooth and quiet our disturbances, and as it were to recall our wandering desires out of the wrong way, and to set us in the right path. But, as Pindar says, Whom Jove abhors, he starts to hear The Muses sounding in his ear.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
« Sans doute, dit Ammonios, en tant qu’elle est en nous une cause violente et involontaire ; mais chez les dieux, la Nécessité n’est ni intolérable, ni incontrôlable, ni violente, sauf peut-être pour les méchants. Ainsi, dans une cité, la loi est pour les meilleurs hommes le plus grand bien, qu’ils ne violent ni ne transgressent, non parce qu’ils n’ont pas le pouvoir de la changer, mais parce qu’ils n’en ont pas la volonté. Les Sirènes d’Homère ne nous donnent aucune juste raison d’avoir peur ; car, dans cette fable, il indique avec raison que la puissance de leur musique n’est pas nuisible à l’homme, mais qu’elle charme délicieusement et retient les âmes qui passent d’ici-bas dans l’autre monde et errent après la mort. Elle fait naître en elles l’amour des choses divines et célestes et l’oubli de tout ce qui est terrestre ; transportées de plaisir, elles suivent les Sirènes et les accompagnent. De là, quelque son imparfait, comme un écho de cette musique, nous parvient par le moyen de la raison et des bons préceptes, éveille nos âmes et rend à notre esprit la connaissance de ces choses, dont la plus grande partie demeure encombrée et entravée par les troubles de la chair et les passions qui nous distraient. Mais l’âme généreuse entend et se souvient, et son inclination pour ces plaisirs s’élève jusqu’à la passion la plus ardente, tandis qu’elle désire vivement se libérer du corps sans pouvoir le faire. Il est vrai que je n’approuve pas ce qu’il dit ; mais il me semble que Platon, de même qu’il a étrangement et inexplicablement appelé les axes des fuseaux et des quenouilles, et les étoiles des pesons, a nommé les Muses Sirènes parce qu’elles transmettent les choses divines aux ombres d’en bas, comme l’Ulysse de Sophocle le dit des Sirènes : “J’allai ensuite vers les filles de Phorcys, qui établissent les sombres lois d’en bas.” Huit des Muses veillent sur les sphères, et une seule sur tout ce qui entoure la terre. Les huit qui gouvernent les mouvements des sphères maintiennent l’harmonie des planètes avec les étoiles fixes et entre elles. Mais celle qui veille sur l’espace compris entre la terre et la lune et prend soin des choses mortelles introduit, au moyen de la parole et du chant, la persuasion, prêtant son secours à notre inclination naturelle pour la communauté et la concorde, et donnant aux hommes autant d’harmonie, de grâce et d’ordre qu’ils sont capables d’en recevoir. Elle introduit cette persuasion pour adoucir et apaiser nos troubles, pour rappeler en quelque sorte nos désirs errants hors de la mauvaise voie et les remettre dans le droit chemin. Mais, comme le dit Pindare : “Celui que Jupiter déteste tressaille lorsqu’il entend les Muses résonner à son oreille.” »
Concepts de ce passage
Affects
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