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Posidonius

Fragments sur les coutumes et les guerres Unité porteuse 90

Unité porteuse 110 sur 197

Référence canonique F.90

Grec ancien

;IV 1, 7: μεταξὺ γὰρ τῆς Μασσαλίας καὶ τῶν ἐκβολῶν τοῦ Ῥοδανοῦ πεδίον ἐστὶ τῆς θαλάττης διέχον εἰς ἑκατὸν σταδίους, τοσοῦτον δὲ καὶ τὴν διάμετρον, κυκλοτερὲς τὸ σχῆμα· καλεῖται δὲ Λιθῶδες ἀπὸ τοῦ συμβεβηκότος· μεστὸν γάρ ἐστι λίθων χειροπληθῶν, ὑποπεφυκυῖαν ἐχόντων αὑτοῖς ἄγρωστιν, ἀφ’ ἧς ἄφθονοι νομαὶ βοσκήμασίν εἰσιν· ἐν μέσωι δ’ ὕδατα καὶ ἁλυκίδες ἐνίστανται καὶ ἅλες. ἅπασα μὲν οὖν καὶ ἡ ὑπερκειμένη χώρα προσήνεμός ἐστι, διαφερόντως δ’ εἰς τὸ πεδίον τοῦτο 〈τὸ〉 μελαμβόρειον καταιγίζει, πνεῦμα βίαιον καὶ φρικῶδες· φασὶ γοῦν σύρεσθαι καὶ κυλινδεῖσθαι τῶν λίθων ἐνίους, κατακλᾶσθαι δὲ τοὺς ἀνθρώπους ἀπὸ τῶν ὀχημάτων καὶ γυμνοῦσθαι καὶ ὅπλων καὶ ἐσθῆτος ἀπὸ τῆς ἐμπνοῆς. Ἀριστοτέλης (Meteor. II 8, 44) μὲν οὖν φησιν ὑπὸ σεισμῶν τῶν καλουμένων βραστῶν ἐκπεσόντας τοὺς λίθους εἰς τὴν ἐπιφάνειαν συνολισθεῖν εἰς τὰ κοῖλα τῶν χωρίων. Ποσειδώνιος δὲ λίμνην οὖσαν παγῆναι μετὰ κλυδασμοῦ καὶ διὰ τοῦτο εἰς πλείονας μερισθῆναι λίθους, καθάπερ τοὺς ποταμίους κάχληκας καὶ τὰς ψήφους τὰς αἰγιαλίτιδας, ὁμοίους δὲ καὶ λείους καὶ ἰσομεγέθεις 〈πρὸσ〉 τῆι ὁμοιότητι. ...... τὸ μέντοι δυσαπολόγητον Αἰσχύλος καταμαθὼν ἢ παρ’ ἄλλου λαβὼν εἰς μῦθον ἐξετόπισε. φησὶ γοῦν Προμηθεὺς παρ’ αὐτῶι (F 199 N 2 ), καθηγούμενος Ἡρακλεῖ τῶν ὁδῶν τῶν ἀπὸ Καυκάσου πρὸς τὰς Ἑσπερίδας· ‘ἥξεις δὲ Λιγύων εἰς ἀτάρβητον στρατόν, ἔνθ’ οὐ μάχης, σάφ’ οἶδα, καὶ θοῦρός περ ὢν μέμψει· πέπρωται γάρ σε καὶ βέλη λιπεῖν ἐνταῦθ’, ἑλέσθαι δ’ οὔ τιν’ ἐκ γαίας λίθον ἕξεις, ἐπεὶ πᾶς χῶρός ἐστι μαλθακός. ἰδὼν δ’ ἀμηχανοῦντά ς’ ὁ Ζεὺς οἰκτερεῖ, νεφέλην δ’ ὑποσχὼν νιφάδι γογγύλων πέτρων ὑπόσκιον θήσει χθόν’, οἷς ἔπειτα σὺ βαλὼν διώσει ῥαιδίως Λίγυν στρατόν.‘ « ὥσπερ οὐ κρεῖττον ὄ ν » φησὶν ὁ Ποσειδώνιος « εἰς αὐτοὺς τοὺς Λίγυας ἐμβαλεῖν τοὺς λίθους καὶ καταχῶσαι πάντας ἢ τοσούτων δεόμενον ποιῆσαι λίθων τὸν Ἡρακλέ α. »

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-15

IV 1, 7: Between Massalia and the mouths of the Rhodanus lies a plain one hundred stades from the sea and also measuring that distance across, circular in shape. It is called the Stony Plain because of what has happened there, for it is filled with stones large enough to fill the hand, beneath which couch grass grows, providing abundant pasture for livestock. In its center there are expanses of water, salt marshes, and salt deposits. The whole country above it is exposed to the winds, but the Black North Wind descends with exceptional violence upon this plain, a fierce and dreadful wind. They say, at any rate, that some of the stones are dragged and rolled along, that people are thrown from their vehicles, and that the blast strips them both of their weapons and of their clothing. Aristotle (Meteor. II 8, 44) says that the stones were cast up to the surface by the earthquakes called ‘seething’ and slid together into the hollows of the terrain. Posidonius, however, says that the place was once a lake which solidified after being violently agitated and was therefore divided into numerous stones, like river pebbles and beach shingle, similar in shape, smooth, and, in addition to their similarity, equal in size.... Aeschylus, however, recognizing how difficult the matter was to explain, or receiving the account from someone else, transferred it into myth. At any rate, in his work Prometheus, while guiding Heracles along the roads from the Caucasus to the Hesperides, says (F 199 N²): ‘You will come to the undaunted host of the Ligurians, where, bold though you are, I know well that you will find no fault with the battle; for it is fated that you will leave your missiles there, and you will not be able to take any stone from the ground, since the whole region is soft. But Zeus, seeing you at a loss, will take pity on you; spreading a cloud above, he will cover the earth in shadow with a shower of round stones, and by hurling these you will then easily drive away the Ligurian host.’ ‘As though it would not have been better,’ says Posidonius, ‘to cast the stones upon the Ligurians themselves and bury them all, rather than make Heracles need so many stones.’

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-15

IV 1, 7 : Entre Massalia et les embouchures du Rhône se trouve une plaine distante de la mer d’environ cent stades, et dont le diamètre est également de cette longueur ; elle est de forme circulaire. On l’appelle la Plaine Pierreuse en raison de ce qui s’y trouve : elle est pleine de pierres grosses comme le poing, sous lesquelles pousse du chiendent qui fournit aux troupeaux d’abondants pâturages. En son milieu se trouvent des eaux, des marais salants et du sel. Toute la région située au-dessus est certes exposée aux vents, mais c’est surtout sur cette plaine que s’abat le mélamborée, vent violent et terrifiant. On dit même que certaines pierres sont entraînées et roulées, que les hommes sont précipités hors de leurs véhicules et que le souffle leur arrache armes et vêtements. Aristote (Météorologiques II 8, 44) dit que les pierres, expulsées vers la surface par les tremblements de terre dits « de trépidation », roulèrent ensemble dans les creux du terrain. Selon Posidonius, une étendue d’eau se solidifia après une violente agitation et se divisa pour cette raison en une multitude de pierres semblables aux galets des fleuves et aux cailloux des rivages, également lisses et, outre leur ressemblance, de même taille. [...] Eschyle, ayant constaté la difficulté d’en rendre raison, ou tenant le récit de quelqu’un d’autre, la transporta dans le domaine du mythe. Chez lui, Prométhée, indiquant à Héraclès les chemins qui mènent du Caucase aux Hespérides, dit en effet (F 199 N²) : « Tu parviendras devant l’armée intrépide des Ligyens ; là, je le sais bien, tu ne trouveras aucun défaut au combat, si impétueux que tu sois. Car le destin veut que tes traits viennent à te manquer en ce lieu, et tu ne pourras prendre aucune pierre sur le sol, car tout le terrain est meuble. Mais Zeus, te voyant sans ressource, aura pitié de toi : étendant une nuée, il couvrira la terre de l’ombre d’une grêle de pierres rondes ; en les lançant, tu mettras ensuite aisément en déroute l’armée ligyenne. » « Comme s’il n’avait pas été préférable, dit Posidonius, de lancer les pierres sur les Ligyens eux-mêmes et de les ensevelir tous, plutôt que de faire qu’Héraclès eût besoin d’une telle quantité de pierres. »

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