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Posidonius

Fragments sur les coutumes et les guerres Unité porteuse 91

Unité porteuse 111 sur 197

Référence canonique F.91

Grec ancien

;I 3, 8;9: αἴτιον δὲ τοῦ μὴ φθάνειν τὴν χοῦν εἰς τὸ πέλαγος προιοῦσαν τὴν ὑπὸ τῶν ποταμῶν καταφερομένην τὸ τὴν θάλατταν ἀνακόπτειν αὐτὴν εἰς τοὐπίσω, παλιρροοῦσαν φύσει. ἔοικε γὰρ τοῖς ζώιοις, καὶ καθάπερ ἐκεῖνα συνεχῶς ἀναπνεῖ τε καὶ ἐκπνεῖ, τὸν αὐτὸν τρόπον καὶ αὐτὴ ἐξ αὑτῆς τε καὶ εἰς ἑαυτὴν συνεχῶς παλινδρομικήν τινα κινουμένη κίνησιν. δῆλον δὲ τῶι ἐπὶ τοῦ αἰγιαλοῦ ἑστῶτι κατὰ τὴν κυμάτωσιν· ἅμα γὰρ κλύζονται οἱ πόδες καὶ γυμνοῦνται καὶ πάλιν κλύζονται, καὶ τοῦτο συνεχῶς. τῶι δὲ κλύδωνι καὶ κῦμα ἐπιτρέχει, κἂν γαληνότατον ἦι. ἐπιφερόμενον 〈δ’〉 ἔχει τινὰ βίαν πλείω καὶ ἀπορρίπτει πᾶν τὸ ἀλλότριον εἰς τὴν γῆν;‘πολλὸν δὲ παρὲξ ἅλα φῦκος ἔχευε‘ (Il. Ι 7). μᾶλλον μὲν οὖν ἐν ἀνέμωι συμβαίνει τοῦτο, ἀλλὰ καὶ ἐν νηνεμίαι καὶ ἐν ἀπογαίοις πνεύμασιν· οὐδὲν γὰρ ἧττον ἐπὶ γῆν φέρεται τὸ κῦμα ὑπεναντίως τῶι ἀνέμωι, ὡς ἂν ἰδίαν τινὰ τῆς θαλάττης κίνησιν συγκινούμενον αὐτῆι. τοιοῦτον δὲ καὶ τὸ ‘ἀμφὶ δέ τ’ ἄκρας κυρτὸν ἐὸν κορυφοῦται, ἀποπτύει δ’ ἁλὸς ἄχνην‘ (Il. Δ 425) καὶ τὸ ‘ἠιόνες βοόωσιν ἐρευγομένης ἁλὸς ἔξω‘ (Il. Ρ 265). (9) ἡ μὲν οὖν ἔφοδος τοῦ κύματος ἔχει τινὰ βίαν, ὥστ’ ἀπωθεῖσθαι τὸ ἀλλότριον. καὶ δὴ καὶ κάθαρσίν τινα τῆς θαλάττης ταύτην φασί, καθ’ ἣν καὶ τὰ νεκρὰ σώματα καὶ τὰ ναυάγια εἰς γῆν ἐκκυμαίνεται. ἡ δ’ ἀναχώρησις οὐκ ἔχει τοσαύτην βίαν, ὥστε νεκρὸν ἢ ξύλον ἢ τὸ κουφότατον, φελλόν, ὑπὸ τοῦ κύματος εἰς γῆν ἀναβληθῆναι οὕτω δὲ καὶ τῶν πλησίον ἀκτῆς τόπων εἰς τὸ πέλαγος προπεσεῖν ὑποληφθέντων ὑπὸ τοῦ κύματος. οὕτω δὴ καὶ τὴν χοῦν καὶ τὸ σὺν αὐτῆι τεθολωμένον ὕδωρ ἐκκυμαίνεσθαι συμβαίνει, καὶ τοῦ βάρους ἅμα συνεργοῦντος, ὥστε θᾶττον κατενεχθῆναι πρὸς τὴν γῆν κάτω, πρὶν εἰς τὸ πρόσω πελαγίσαι. καὶ γὰρ ἡ τοῦ ποταμοῦ βία παύεται μικρὸν προελθοῦσα τοῦ στόματος. οὕτω μὲν οὖν ἐνδέχεται προσχωσθῆναι τὸ πέλαγος πᾶν ἀπὸ τῶν αἰγιαλῶν ἀρξάμενον, ἂν συνεχεῖς ἔχηι τὰς ἐκ τῶν ποταμῶν ἐπιρρύσεις. τοῦτο δ’ ἂν συμβαίη, κἂν τοῦ Σαρδωνίου πελάγους βαθύτερον ὑποθώμεθα τὸν Πόντον, ὅπερ λέγεται τῶν ἀναμετρηθέντων βαθύτατόν που χιλίων ὀργυιῶν, ὡς Ποσειδώνιός φησιν. (10) τὴν μὲν οὖν τοιαύτην αἰτιολογίαν ἧττον ἄν τις ἀποδέξαιτο· μᾶλλον δ’ ἀπὸ τῶν φανερωτέρων καὶ τῶν καθ’ ἡμέραν τρόπον τινὰ ὁρωμένων ἀναπτέον τὸν λόγον.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-15

I 3, 8-9: The reason why the soil carried down by the rivers does not advance as far as the open sea is that the sea drives it back again as it naturally ebbs. For the sea resembles living creatures, and just as they continually inhale and exhale, so too it continually moves with a kind of back-and-forth motion out of itself and into itself. This is clear to anyone standing on the shore amid the wash of the waves: his feet are washed over and then uncovered and washed over again, continuously. A wave also runs upon the swell, even if the sea is perfectly calm. As it advances, it possesses somewhat greater force and casts everything foreign back onto the land: ‘And far along the salt sea heaped up the seaweed’ (Il. IX 7). This happens more in windy weather, but it also happens in a calm and with winds blowing from the land; for the wave moves toward the land no less, against the wind, as though it were sharing in a motion proper to the sea itself. Such too are the lines ‘Around its crest the wave rises in an arch and spits out the sea’s foam’ (Il. IV 425), and ‘The shores roar as the sea bellows outward’ (Il. XVII 265). (9) The advance of the wave, then, possesses a certain force, so that what is foreign is thrust away. Indeed, they call this a kind of cleansing of the sea, whereby dead bodies and wreckage are washed ashore. Its withdrawal does not possess enough force for a corpse, a piece of wood, or even the lightest thing, cork, once cast onto land by the wave, to be drawn away again, nor likewise for material taken up by the wave from places near the shore to advance into the open sea. Thus the soil and the water muddied along with it are washed ashore, their weight assisting at the same time, so that they are carried down more quickly toward the land below before they can move farther out to sea. For the force of the river also ceases after advancing only a short distance beyond its mouth. In this way, then, it is possible for the whole sea to be filled with sediment, beginning from the shores, if it receives continuous inflows from the rivers. This could happen even if we suppose the Pontus to be deeper than the Sardinian Sea, for the Pontus is said to be the deepest sea ever measured, at some places reaching one thousand fathoms, as Posidonius says. (10) One might, then, be less inclined to accept this kind of causal explanation. The account should rather begin from things that are more evident and, in a manner of speaking, observed every day.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-15

I 3, 8-9 : Si les dépôts de terre charriés par les fleuves n’avancent pas jusqu’en pleine mer, c’est parce que la mer, qui reflue par nature, les repousse en arrière. Elle ressemble en effet aux êtres vivants : de même que ceux-ci inspirent et expirent continuellement, de même la mer se meut continuellement, d’elle-même et vers elle-même, selon une sorte de mouvement de va-et-vient. Cela est manifeste à qui se tient sur le rivage pendant le mouvement des vagues : ses pieds sont à la fois baignés et découverts, puis baignés de nouveau, et cela continuellement. Une vague court en outre sur le flot, même par le plus grand calme. En s’avançant, elle possède une force plus grande et rejette sur la terre tout corps étranger : « et elle répandit beaucoup de varech hors de la mer » (Iliade IX 7). Cela se produit certes davantage quand il y a du vent, mais aussi par temps calme et lorsque les vents soufflent de terre ; car la vague n’en est pas moins portée vers la terre, à l’encontre du vent, comme si elle était mue avec la mer par un mouvement propre à celle-ci. Tel est aussi le sens des vers : « autour des caps, elle se dresse en se bombant et crache l’écume de la mer » (Iliade IV 425), et : « les rivages retentissent tandis que la mer vomit au-dehors » (Iliade XVII 265). (9) L’assaut de la vague possède donc une certaine force, suffisante pour repousser ce qui lui est étranger. On dit justement que c’est là une sorte de purification de la mer, par laquelle les cadavres et les débris de naufrages sont rejetés à terre par les vagues. Leur retrait n’a pas une force suffisante pour qu’un cadavre, une pièce de bois ou même le plus léger des objets, un morceau de liège, une fois projeté à terre par la vague, soit ainsi repris depuis les lieux proches du rivage et emporté en pleine mer. De même, les dépôts de terre et l’eau troublée qui les accompagne sont rejetés par les vagues, leur poids contribuant en même temps à les entraîner plus vite vers le bas, en direction de la terre, avant qu’ils ne puissent gagner la haute mer. La force du fleuve s’épuise en effet après avoir dépassé de peu son embouchure. Il est ainsi possible que toute la mer soit peu à peu comblée, à partir des rivages, si elle reçoit continuellement les apports des fleuves. Cela pourrait arriver même si nous supposions que le Pont est plus profond que la mer de Sardaigne : on dit que, parmi les profondeurs mesurées, la sienne atteint quelque part un maximum de mille brasses, selon Posidonius. (10) Une telle explication serait donc moins aisément admise ; il faut plutôt rattacher le raisonnement aux faits les plus manifestes et à ceux que l’on observe, pour ainsi dire, chaque jour.

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