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Baruch Spinoza
Traité de la réforme de l’entendement, manifestation anglaise Section section-0018
Section 18 sur 44
Référence canonique section-0018
Anglais
R. H. M. Elwes
Meanwhile, I give warning that I shall not here give the essence of every perception,
and explain it through its proximate cause. Such work lies in the province of
philosophy. I shall confine myself to what concerns method - that is, to the character
of fictitious, false, and doubtful perception, and the means of freeing ourselves
therefrom. Let us then first inquire into the nature of a fictitious idea.
Every perception has for its object either a thing considered as existing, or solely the
essence of a thing. Now “fiction” is chiefly occupied with things considered as
existing. I will, therefore, consider these first - I mean cases where only the existence
of an object is feigned, and the thing thus feigned is understood, or assumed to be
understood. For instance, I feign that Peter, whom I know to have gone home, is gone
to see me,1 or something of that kind. With what is such an idea concerned? It is
concerned with things possible, and not with things necessary or impossible. I call a
thing impossible when its existence would imply a contradiction; necessary, when its
non-existence would imply a contradiction; possible, when neither its existence nor its
non-existence imply a contradiction, but when the necessity or impossibility of its
nature depends on causes unknown to us, while we feign that it exists. If the necessity
or impossibility of its existence depending on external causes were known to us, we
could not form any fictitious hypothesis about it; whence it follows that if there be a
God, or omniscient Being, such an one cannot form fictitious hypotheses. For, as
regards ourselves, when I know that I exist, I cannot hypothesize that I exist or do not
exist,1 any more than I can hypothesize an elephant that can go through the eye of a
needle; nor when I know the nature of God, can I hypothesize that He exists or does
not exist.2 The same thing must be said of the Chimæra, whereof the nature implies a
contradiction. From these considerations, it is plain, as I have already stated, that
fiction cannot be concerned with eternal truths.3
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
J’avertis toutefois que je ne donnerai pas ici l’essence de chaque perception et que je ne l’expliquerai pas par sa cause prochaine. Un tel travail relève de la philosophie. Je me limiterai à ce qui concerne la méthode, c’est-à-dire au caractère de la perception fictive, fausse et douteuse, et aux moyens de nous en libérer. Recherchons donc d’abord la nature d’une idée fictive.
Toute perception a pour objet soit une chose considérée comme existante, soit uniquement l’essence d’une chose. Or, la « fiction » porte principalement sur les choses considérées comme existantes. Je commencerai donc par celles-ci. Je veux parler des cas où seule l’existence d’un objet est feinte, tandis que la chose ainsi feinte est comprise, ou supposée comprise. Par exemple, je feins que Pierre, que je sais être rentré chez lui, est venu me voir,1 ou quelque chose de ce genre. Sur quoi porte une telle idée ? Elle porte sur des choses possibles, et non sur des choses nécessaires ou impossibles. J’appelle impossible une chose dont l’existence impliquerait contradiction, nécessaire une chose dont la non-existence impliquerait contradiction, et possible une chose dont ni l’existence ni la non-existence n’impliquent contradiction, mais dont la nécessité ou l’impossibilité naturelle dépend de causes qui nous sont inconnues tandis que nous feignons qu’elle existe. Si nous connaissions la nécessité ou l’impossibilité de son existence, qui dépend de causes extérieures, nous ne pourrions former à son sujet aucune hypothèse fictive. Il s’ensuit que, s’il existe un Dieu ou un Être omniscient, celui-ci ne peut former d’hypothèses fictives. Quant à nous, lorsque je sais que j’existe, je ne peux supposer que j’existe ou que je n’existe pas,1 pas plus que je ne peux supposer un éléphant capable de passer par le chas d’une aiguille. Et lorsque je connais la nature de Dieu, je ne peux supposer qu’Il existe ou qu’Il n’existe pas.2 Il faut en dire autant de la Chimère, dont la nature implique contradiction. Ces considérations montrent clairement, comme je l’ai déjà déclaré, que la fiction ne peut porter sur les vérités éternelles.3
Concepts de ce passage
Idée adéquate
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Soin de l’âme
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Liberté
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Dieu
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Nature
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Nécessité
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Raison
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Vérité
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Guerre et paix
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