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Baruch Spinoza
Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0031
Section 31 sur 300
Référence canonique section-0031
Français
Émile Saisset or Paul Janet
Démonstration : La nature de Dieu étant donnée, toute choses en découlent nécessairement ( en vertu de la Propos . 16 ), et c’est par la nécessité de cette même nature qu’elles sont déterminées à exister et à agir de telle ou telle façon ( par la Propos . 29 ). Si donc les choses pouvaient être autres qu’elles ne sont ou être déterminées à agir d’une autre façon, de telle sorte que l’ordre de la nature fût différent, il faudrait aussi que la nature de Dieu pût être autre qu’elle n’est ; d’où il résulterait que cette autre nature divine ( par la Propos . 11 ) devrait aussi exister, et il y aurait deux ou plusieurs dieux, ce qui est absurde ( par le Coroll . 1 de la Propos . 14). Par conséquent, les choses n’ont pu être produites d’une autre façon, etc. C. Q. F. D.
Scholie 1 : Puisqu’il est aussi clair que le jour, par ce que je viens de dire, qu’il n’y a absolument rien dans les choses qui les doive faire appeler contingentes, je veux expliquer ici en peu de mots ce qu’il faut entendre par un contingent ; mais il convient auparavant de définir le nécessaire et l’impossible. Une chose est dite nécessaire, soit sous le rapport de son essence, soit sous le rapport de sa cause. Car l’existence d’une chose résulte nécessairement, soit de son essence ou de sa définition, soit d’une cause efficiente donnée. C’est aussi sous ce double rapport qu’une chose est dite impossible, soit que son essence ou sa définition implique contradiction, soit qu’il n’existe aucune cause extérieure déterminée à la produire. Mais une chose ne peut être appelée contingente que relativement au défaut de notre connaissance. Quand nous ignorons en effet si une certaine chose implique en soi contradiction, ou bien quand, sachant qu’il n’y a aucune contradiction dans son essence, nous ne pouvons toutefois rien affirmer sur son existence parce que l’ordre des causes nous est caché, alors cette chose ne peut nous paraître nécessaire ni impossible, et nous l’appelons à cause de cela contingente ou possible.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Proof: Given the nature of God, all things necessarily follow from it (by Proposition 16), and it is by the necessity of this same nature that they are determined to exist and act in this or that way (by Proposition 29). Therefore, if things could be other than they are, or could be determined to act in another way, so that the order of nature were different, the nature of God would also have to be capable of being other than it is; from which it would follow that this other divine nature (by Proposition 11) would also have to exist, and there would be two or more gods, which is absurd (by Corollary 1 of Proposition 14). Consequently, things could not have been produced in any other way, etc. Q.E.D.
Scholium 1: Since it is as clear as daylight from what I have just said that there is absolutely nothing in things on account of which they should be called contingent, I wish to explain here briefly what is to be understood by a contingent thing; but first it is fitting to define the necessary and the impossible. A thing is called necessary either with respect to its essence or with respect to its cause. For the existence of a thing follows necessarily either from its essence or definition, or from a given efficient cause. It is also in these two respects that a thing is called impossible: either because its essence or definition involves a contradiction, or because there exists no external cause determined to produce it. But a thing can be called contingent only in relation to a defect in our knowledge. For when we do not know whether a certain thing involves a contradiction in itself, or when, knowing that there is no contradiction in its essence, we nevertheless can affirm nothing about its existence because the order of causes is hidden from us, then that thing can appear to us neither necessary nor impossible, and for that reason we call it contingent or possible.
Concepts de ce passage
Idée adéquate
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