Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0072

Section 72 sur 300

Référence canonique section-0072

Français

Émile Saisset or Paul Janet

L’âme humaine ne connaît pas le corps humain lui-même, et ne sait qu’il existe que par les idées des affections qu’il éprouve.

Démonstration : En effet, l’âme humaine, c’est l’idée même ou la connaissance du corps humain ( par la Propos . 12, partie 2), laquelle est en Dieu ( par la Propos . 9, partie 2), en tant qu’on le considère comme affecté de l’idée d’une autre chose particulière, ou bien, en tant que le corps humain a besoin de plusieurs autres corps dont il est continuellement comme régénéré ; or, l’ordre et la connexion des idées est le même ( par la Propos . 7, partie 2) que l’ordre et la connexion des causes. Cette idée sera donc en Dieu en tant qu’on le considère comme affecté des idées de plusieurs choses particulières. Par conséquent, si Dieu a l’idée du corps humain, ou autrement, si Dieu connaît le corps humain, c’est en tant qu’il est affecté de plusieurs autres idées, et non pas en tant qu’il constitue la nature de l’âme humaine ; en d’autres termes ( par le Corollaire de la Propos . 11, partie 2), l’âme humaine ne connaît pas le corps humain. Mais, d’un autre côté, les idées des affections du corps sont en Dieu, en tant qu’il constitue la nature de l’âme humaine ; ou autrement, l’âme humaine perçoit ces mêmes affections ( par la Propos . 12, partie 2) ; et en conséquence ( par la Propos . 16, partie 2) elle perçoit le corps humain lui-même ; et enfin elle le perçoit ( par la Propos . 17, partie 2) comme existant en acte. C’est donc de cette façon seulement que l’âme humaine perçoit le corps humain lui-même. C. Q. F. D.

Il y a aussi en Dieu une idée ou connaissance de l’âme humaine qui suit de la nature divine et s’y rapporte de la même façon que l’idée ou connaissance du corps humain.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

The human mind does not know the human body itself, nor does it know that it exists, except through the ideas of the affections it undergoes.

Demonstration: The human mind is the very idea or knowledge of the human body (by Proposition 12, Part 2), which is in God (by Proposition 9, Part 2) insofar as he is considered as affected by the idea of another particular thing; or else, insofar as the human body needs several other bodies by which it is continually, as it were, regenerated. Now the order and connection of ideas is the same (by Proposition 7, Part 2) as the order and connection of causes. This idea, therefore, will be in God insofar as he is considered as affected by the ideas of several particular things. Consequently, if God has the idea of the human body, or otherwise, if God knows the human body, it is insofar as he is affected by several other ideas, and not insofar as he constitutes the nature of the human mind; in other words (by the Corollary of Proposition 11, Part 2), the human mind does not know the human body. But, on the other hand, the ideas of the body's affections are in God insofar as he constitutes the nature of the human mind; or otherwise, the human mind perceives these same affections (by Proposition 12, Part 2), and consequently (by Proposition 16, Part 2) it perceives the human body itself; and finally it perceives it (by Proposition 17, Part 2) as actually existing. It is therefore only in this way that the human mind perceives the human body itself. Q.E.D.

There is also in God an idea or knowledge of the human mind which follows from the divine nature and is related to it in the same way as the idea or knowledge of the human body.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète