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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0169

Section 169 sur 300

Référence canonique section-0169

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Démonstration : Quand l’âme se conçoit elle-même et sa puissance d’action, elle se réjouit (par la Propos. 53, partie 3) : or l’âme se contemple nécessairement elle-même quand elle conçoit une idée vraie ou adéquate (par la Propos. 43, partie 2.). D’un autre côté, l’âme conçoit quelques idées adéquates (par le Schol. 2 de la Propos. 40, partie 2). Donc elle se réjouit en tant qu’elle conçoit des idées adéquates, c’est-à-dire (par la Propos. 1, partie 3) en tant qu’elle agit. En outre, l’âme, en tant qu’elle a des idées soit claires et distinctes, soit confuses, fait effort pour persévérer dans son être (par la Propos. 9, part. 3) : or, cet effort pour nous, c’est le désir (par le Schol. de cette même Propos.). Donc le désir se rapporte aussi en nous, en tant que nous pensons, c’est-à-dire (par la Propos. 1, partie 3) en tant que nous agissons. C. Q. F. D.

Entre toutes les passions qui se rapportent à l’âme, en tant qu’elle agit, il n’en est aucune qui ne se rapporte à la joie ou au désir.

Démonstration : Toutes les passions se rapportent au désir, à la joie ou à la tristesse ; les définitions que nous avons données plus haut l’établissent ; or, nous entendons par tristesse ce qui diminue ou empêche la puissance de penser de l’âme par la Propos. 11, partie 3, et son Schol.). Par conséquent, en tant que l’âme est attristée, sa puissance de penser, c’est-à-dire (par la Propos. 1, partie 3) d’agir, est diminuée ou empêchée ; par conséquent aucune affection de tristesse ne se peut rapporter à l’âme en tant qu’elle agit, mais seulement les affections de la joie et du désir, lesquelles (par la Propos. précéd.) se rapportent à l’âme sous ce point de vue.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Demonstration: When the mind conceives itself and its power of action, it rejoices (by Prop. 53, Part 3). Now the mind necessarily contemplates itself when it conceives a true or adequate idea (by Prop. 43, Part 2). On the other hand, the mind conceives some adequate ideas (by Schol. 2 to Prop. 40, Part 2). Therefore, it rejoices insofar as it conceives adequate ideas, that is (by Prop. 1, Part 3), insofar as it acts. Moreover, the mind, insofar as it has ideas, whether clear and distinct or confused, endeavors to persevere in its being (by Prop. 9, Part 3). Now this endeavor is, for us, desire (by the Schol. to that same Prop.). Therefore, desire is also related to us insofar as we think, that is (by Prop. 1, Part 3), insofar as we act. Q.E.D.

Among all the passions related to the mind insofar as it acts, there is none that is not related to joy or desire.

Demonstration: All passions are related to desire, joy, or sadness; the definitions we gave above establish this. Now, by sadness we understand that which diminishes or hinders the mind's power of thinking (by Prop. 11, Part 3, and its Schol.). Consequently, insofar as the mind is saddened, its power of thinking, that is (by Prop. 1, Part 3), of acting, is diminished or hindered. Therefore, no affection of sadness can be related to the mind insofar as it acts, but only the affections of joy and desire, which (by the preceding Prop.) are related to the mind from this point of view.

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