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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0225

Section 225 sur 300

Référence canonique section-0225

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Tout ce qui dispose le corps humain de telle façon qu’il puisse être affecté de plusieurs manières, tout ce que le rend propre à affecter de plusieurs manières les corps extérieurs, tout cela est utile à l’homme, et d’autant plus utile que le corps est rendu plus propre à être affecté de plusieurs manières et à affecter les corps extérieurs ; au contraire, cela est nuisible à l’homme, qui rend son corps moins propre a ces diverses fonctions.

Démonstration : Plus le corps est propre à ces fonctions, plus l’âme est propre à percevoir (par la Propos. 14, part. 2), et par conséquent, tout ce qui dispose le corps à les remplir et l’y rend propre est nécessairement bon et utile (par les Propos. 26 et 27, part. 4), et d’autant plus utile qu’il y rend le corps plus propre ; tandis qu’au contraire (par la même Propos. 14, part. 2, prise en sens inverse, et par les Propos. 26 et 27, part. 4), ce qui rend le corps moins propre à ces fonctions est nuisible à l’homme. C. Q. F. D.

Ce qui conserve le rapport de mouvement et de repos qu’ont entre elles les parties du corps humain est bon ; ce qui charge ce rapport, au contraire, est mauvais.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Whatever disposes the human body in such a way that it can be affected in many ways, and whatever makes it capable of affecting external bodies in many ways, is useful to man, and is more useful in proportion as the body is made more capable of being affected in many ways and of affecting external bodies. Conversely, whatever makes his body less capable of these various functions is harmful to man.

Demonstration: The more capable the body is of these functions, the more capable the mind is of perceiving (by Prop. 14, part 2); consequently, whatever disposes the body to perform them and makes it capable of doing so is necessarily good and useful (by Props. 26 and 27, part 4), and is more useful in proportion as it makes the body more capable of them. Conversely (by the same Prop. 14, part 2, taken in the reverse sense, and by Props. 26 and 27, part 4), whatever makes the body less capable of these functions is harmful to man. Q.E.D.

Whatever preserves the relation of motion and rest that the parts of the human body have to one another is good; whatever changes this relation, on the contrary, is evil.

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