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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0257

Section 257 sur 300

Référence canonique section-0257

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Les principes que j’ai posés dans cette quatrième partie sur la manière de bien vivre ne sont point disposés dans un ordre qui permette de les embrasser d’un seul coup d’œil. Pour les faire sortir plus aisément les uns des autres, j’ai été obligé de les disperser un peu. Il devient donc nécessaire de les réunir ici dans un ordre régulier, en ramenant toute cette exposition à un certain nombre de chefs principaux.

Tous les efforts de l’homme, tous ses désirs, résultent de la nécessité de sa nature propre, de façon qu’ils peuvent être conçus soit par elle seule, comme par leur cause prochaine, soit en tant qu’elle est une partie de la nature et ne peut conséquemment être conçue par soi d’une façon adéquate indépendamment des autres parties.

Les désirs qui résultent de notre nature, de telle façon qu’ils puissent être conçus par elle seule, sont ceux qui se rapportent, à l’âme, en tant que constituée par des idées adéquates ; les autres désirs ne se rapportent à l’âme qu’en tant qu’elle conçoit les choses d’une façon inadéquate, et la force et l’accroissement de ces désirs ne doivent point être déterminés par la puissance de l’homme, mais par celle des choses extérieures. On a donc raison d’appeler les premiers d’entre ces désirs des actions, et les seconds des passions : ceux-là en effet marquent toujours la puissance de l’homme, ceux-ci au contraire son impuissance et sa connaissance incomplète et mutilée.

Nos actions, c’est-à-dire ces désirs qui se définissent par la puissance ou la raison de l’homme sont toujours bonnes. Les autres désirs peuvent être tantôt bons, tantôt mauvais.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

The principles I have laid down in this fourth Part concerning the right way of living are not arranged in an order that allows them to be taken in at a single glance. To make them follow more easily from one another, I was obliged to scatter them somewhat. It therefore becomes necessary to gather them here in a regular order, reducing this entire exposition to a certain number of principal headings.

All man's efforts and all his desires follow from the necessity of his own nature, so that they can be conceived either through that nature alone, as through their proximate cause, or insofar as it is a part of nature and consequently cannot be adequately conceived through itself independently of the other parts.

The desires that follow from our nature in such a way that they can be conceived through it alone are those related to the mind insofar as it is constituted by adequate ideas. The other desires are related to the mind only insofar as it conceives things inadequately, and the force and increase of these desires must be determined not by man's power but by that of external things. The former desires are therefore rightly called actions and the latter passions. For the former always indicate man's power, while the latter indicate his powerlessness and his incomplete and mutilated knowledge.

Our actions, that is, those desires defined by man's power or reason, are always good. The other desires may be either good or bad.

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