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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0280

Section 280 sur 300

Référence canonique section-0280

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Démonstration : Cet amour de Dieu est le bien le plus élevé que puisse désirer une âme que la raison gouverne (par la Propos. 28, part. 4) ; il est commun à tous les hommes (par la Propos. 36, part. 4), et nous désirons que tous nos semblables en jouissent (par la Propos. 37, part. 4) ; par conséquent (en vertu de la Défin. 23 des passions), il ne peut être souillé d’aucun mélange d’envie ni de jalousie (par la Propos. 18, part. 5, et la Défin. de la jalousie qui se trouve au Schol. de la Propos. 35, part. 3) ; au contraire (par la Propos. 31, part. 3), cet amour de Dieu doit être entretenu en nous avec d’autant plus de force, que nous imaginons un plus grand nombre d’hommes jouissant du bonheur qu’il procure. C. Q. F. D.

Scholie : Nous pouvons faire voir de la même manière qu’il n’y a aucune passion directement contraire à l’amour de Dieu, et qui puisse le détruire ; d’où il suit que l’amour de Dieu est de toutes nos passions la plus constante, et tant qu’il se rapporte au corps, ne peut être détruit qu’avec le corps lui-même. Quant à la nature de cet amour, en tant qu’il se rapporte uniquement à l’âme, c’est ce que nous verrons plus tard.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Proof: This love of God is the highest good that a mind governed by reason can desire (by Prop. 28, Part 4). It is common to all men (by Prop. 36, Part 4), and we desire that all our fellows enjoy it (by Prop. 37, Part 4). Consequently (by Definition 23 of the passions), it cannot be sullied by any admixture of envy or jealousy (by Prop. 18, Part 5, and the Definition of jealousy found in the Scholium of Prop. 35, Part 3). On the contrary (by Prop. 31, Part 3), this love of God must be sustained in us with greater force the more men we imagine enjoying the happiness it procures. Q.E.D.

Scholium: We can show in the same way that there is no passion directly contrary to the love of God and capable of destroying it. Hence it follows that the love of God is the most constant of all our passions and, so long as it is related to the body, can be destroyed only with the body itself. As for the nature of this love insofar as it is related solely to the mind, we shall see that later.

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