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Baruch Spinoza

Court Traité de Dieu, de l’homme et de son bien-être, manifestation française Section section-0038

Section 38 sur 122

Référence canonique section-0038

Français

Émile Saisset or Paul Janet

2 o Ils disent en outre que Dieu ne peut pas être défini, parce que la définition doit exprimer la chose en elle-même et d’une manière affirmative, tandis qu’on ne peut pas parler de Dieu d’une manière affirmative,
mais seulement négative ; donc on ne peut en donner une définition exacte.

3 o En outre, ils disent encore que Dieu ne peut absolument pas être prouvé à priori , parce qu’il n’a pas de cause, mais qu’il ne peut être prouvé que d’une manière probable et par ses effets.

Puisqu’ils nous accordent eux-mêmes par ces diverses opinions quelle faible et pauvre connaissance ils ont de Dieu, nous pouvons maintenant entrer dans l’examen de leur définition.

D’abord, nous ne voyons pas qu’ils nous donnent en réalité des attributs ou des propriétés , par lesquels la chose (c’est-à-dire Dieu) puisse être connue dans ce qu’elle est, mais seulement des propres ( propria ), qui sans doute appartiennent bien à une chose, mais sans nous éclairer en rien sur ce qu’elle est. Car, lorsqu’on nous dit qu’un être subsiste par lui-même, qu’il est la cause de toutes les choses, qu’il est souverain bien, éternel, immuable, etc. ; tout cela sans doute est propre à Dieu, mais ne nous apprend pas quelle est son essence et quelles sont les vraies propriétés de cet être auquel ces propres appartiennent [ 3 ] .

Il est temps aussi de considérer les choses qu’ils attribuent à Dieu et qui ne lui appartiennent pas [ 4 ] , comme sont par exemple l’omniscience, la miséricorde infinie, toutes choses qui ne sont que des modes particuliers de la chose pensante, et qui ne peuvent en aucune façon exister ni être comprises sans la substance dont ils sont les modes, et qui par conséquent ne doivent pas être attribuées à Dieu, en tant qu’essence subsistant par lui-même.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

2. They further say that God cannot be defined because a definition must express the thing in itself and affirmatively, whereas one cannot speak of God affirmatively, but only negatively; therefore no exact definition of him can be given.

3. Moreover, they also say that God absolutely cannot be proved a priori, because he has no cause, but that he can be proved only probably and through his effects.

Since by these various opinions they themselves concede to us how weak and poor their knowledge of God is, we may now proceed to examine their definition.

First, we do not see that they actually give us attributes or properties by which the thing, that is, God, may be known as to what it is, but only propria, which undoubtedly belong to a thing but do not enlighten us at all as to what it is. For when we are told that a being subsists through itself, that it is the cause of all things, that it is supremely good, eternal, immutable, etc., all these undoubtedly are proper to God, but they do not teach us what his essence is or what the true properties are of the being to which these propria belong [3].

It is also time to consider the things they attribute to God which do not belong to him [4], such as omniscience and infinite mercy, all of which are only particular modes of the thinking thing and can in no way exist or be understood without the substance of which they are modes. Consequently, they must not be attributed to God insofar as he is an essence subsisting through itself.

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