Domaine public L’ouvrage et les traductions affichées sont signalées comme appartenant au domaine public ou issues d’une transcription ouverte.

Cicéron

Lucullus, second livre des Académiques Passage 66

Passage 66 sur 148

Référence canonique 66

Latin

perseus-cicero-lucullus-lat

qui enim possum non cupere verum invenire, cum gaudeam si simile veri quid invenerim? sed ut hoc pulcherrimum esse iudico, vera videre, sic pro veris probare falsa turpissimum est. Nec tamen ego is sum qui nihil umquam falsi adprobem qui numquam adsentiar qui nihil opiner; sed quaerimus de sapiente. ego vero ipse et magnus quidam sum opinator (non enim sum sapiens) et meas cogitationes sic dirigo, non ad illam parvulam Cynosuram, qua fidunt duce nocturna Phoenices in alto , ut ait Aratus, eoque directius gubernant quod eam tenent quae cursu interiore brevi convertitur orbe - sed Helicen et clarissimos Septentriones id est rationes has latiore specie non ad tenue limatas; eo fit ut errem et vager latius. Sed non de me, ut dixi, sed de sapiente quaeritur. visa enim ista cum acriter mentem sensumve pepulerunt accipio iisque interdum etiam adsentior. nec percipio tamen: nihil enim arbitror posse percipi. non sum sapiens; itaque visis cedo nec possum resistere. sapientis autem hanc censet Arcesilas vim esse maximam Zenoni adsentiens, cavere ne capiatur, ne fallatur videre; nihil est enim ab ea cogitatione, quam habemus de gravitate sapientis, errore levitate temeritate diiunctius. Quid quid igitur loquar de firmitate sapientis? quem quidem nihil opinari tu quoque Luculle concedis. quod quoniam a te probatur, ut praepostere tecum agam iam (mox referam me ad ordinem), haec primum conclusio quam habeat vim considera:

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

“For how could I fail to desire discovery of the truth when I rejoice if I discover something resembling it? But just as I judge it most honorable to discern truths, so I judge it most shameful to approve falsehoods as truths. Yet I am not a person who never approves anything false, never assents, and holds no opinion. Our inquiry concerns the wise person. I myself am a great holder of opinions, for I am not wise, and I direct my thoughts not by that little Cynosura in which, as Aratus says, ‘the Phoenicians trust as their guide by night upon the deep,’ and thereby steer a straighter course because they follow the constellation that turns upon an inner and shorter orbit, but by Helice and the brilliant Great Bear, that is, by these reasonings of broader aspect, not polished to a fine point. Consequently, I wander and stray more widely. But, as I said, the inquiry concerns not me but the wise person. When these appearances strike my mind or senses sharply, I accept them and sometimes even assent to them, yet I do not perceive them, since I think nothing can be perceived. I am not wise, and so I yield to appearances and cannot resist them. Arcesilaus, agreeing with Zeno, considers the wise person’s greatest power to be guarding against being captured or deceived. Nothing is more remote from our conception of the wise person’s gravity than error, frivolity, and rashness. Why, then, need I say anything more about the wise person’s firmness? You too, Lucullus, concede that he holds no opinion. Since you approve this, consider first the force of the following conclusion, though I shall now proceed with you in reverse order and soon return to the proper sequence.”

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Comment pourrais-je ne pas désirer découvrir le vrai, puisque je me réjouis si je trouve quelque chose qui ressemble au vrai ? Mais autant je juge très beau de voir la vérité, autant j’estime très honteux d’approuver le faux comme vrai. Je ne suis pourtant pas un homme qui n’approuve jamais rien de faux, ne donne jamais son assentiment et n’a aucune opinion. Mais notre enquête porte sur le sage. Pour ma part, j’ai beaucoup d’opinions, car je ne suis pas sage, et je dirige mes pensées non vers la petite Cynosure à laquelle, comme le dit Aratus, « les Phéniciens se fient comme guide dans la haute mer nocturne », gouvernant d’autant plus droit qu’ils suivent l’étoile dont la courte révolution décrit un cercle intérieur, mais vers Hélicé et les brillantes constellations du Septentrion, c’est-à-dire vers ces raisonnements au tracé plus large, qui ne sont pas polis jusqu’à la plus fine précision. Il en résulte que je me trompe et erre davantage. Mais, comme je l’ai dit, la question ne porte pas sur moi, mais sur le sage. Lorsque ces représentations frappent vivement mon esprit ou mes sens, je les accueille et leur donne même parfois mon assentiment. Je ne les perçois pourtant pas, car je pense que rien ne peut être perçu. Je ne suis pas sage ; je cède donc aux représentations et ne peux leur résister. Arcésilas estime au contraire, d’accord avec Zénon, que la plus grande force du sage consiste à prendre garde de se laisser prendre ou tromper. Rien n’est en effet plus éloigné de l’idée que nous nous faisons de la gravité du sage que l’erreur, la légèreté et la témérité. Pourquoi donc parlerais-je de la fermeté du sage ? Toi aussi, Lucullus, tu accordes qu’il n’a aucune opinion. Puisque tu l’admets, considère d’abord la force de la conclusion suivante, bien que je procède maintenant avec toi à rebours, avant de revenir bientôt à l’ordre :

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète