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Cicéron

Philippiques Passage 37

Passage 75 sur 544

Référence canonique 2.37

Latin

perseus-cicero-philippics-lat

castra mihi Pompei atque illud omne tempus obiecisti. quo quidem tempore si, ut dixi, meum consilium auctoritasque valuisset, tu hodie egeres, nos liberi essemus; res publica non tot duces et exercitus amisisset. fateor enim me, cum ea quae acciderunt providerem futura , tanta in maestitia fuisse quanta ceteri optimi cives, si idem providissent, fuissent. dolebam , dolebam, patres conscripti, rem publicam vestris quondam meisque consiliis conservatam brevi tempore esse perituram. nec vero eram tam indoctus ignarusque rerum ut frangerer animo propter vitae cupiditatem, quae me manens conficeret angoribus, dimissa molestiis omnibus liberaret. illos ego praestantissimos viros, lumina rei publicae, vivere volebam, tot consularis, tot praetorios, tot honestissimos senatores, omnem praeterea florem nobilitatis ac iuventutis, tum optimorum civium exercitus; qui si viverent, quamvis iniqua condicione pacis - mihi enim omnis pax cum civibus bello civili utilior videbatur - rem publicam hodie teneremus.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

You reproached me with Pompey's camp and that entire period. Yet at that time, if my counsel and authority had prevailed, as I said, you would now be destitute and we would be free, while the republic would not have lost so many commanders and armies. I admit that, because I foresaw the events that occurred, I felt as much sorrow as all the best citizens would have felt had they foreseen the same things. I grieved, I grieved, Conscript Fathers, that the republic, once preserved by your counsels and mine, would perish in a short time. Nor was I so uneducated and ignorant of affairs that my spirit was broken by a desire for life, which, if retained, would consume me with anguish, but, if surrendered, would free me from every trouble. I wanted those most distinguished men, the lights of the republic, to live: so many former consuls, so many former praetors, so many honorable senators, besides the entire flower of the nobility and youth, and then the armies of the best citizens. Had they lived, we would possess the republic today, even under inequitable terms of peace, for every peace with fellow citizens seemed to me more advantageous than civil war.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Vous m'avez reproché le camp de Pompée et toute cette période. Pourtant, si mes conseils et mon autorité avaient prévalu alors, comme je l'ai dit, vous seriez aujourd'hui indigent et nous serions libres. La République n'aurait pas perdu tant de chefs et d'armées. J'avoue en effet qu'en prévoyant les événements qui allaient arriver, j'éprouvais la tristesse qu'auraient ressentie tous les meilleurs citoyens s'ils les avaient également prévus. Je souffrais, oui, je souffrais, pères conscrits, de voir la République, autrefois sauvée par vos conseils et les miens, devoir périr en peu de temps. Je n'étais pourtant pas assez ignorant ni inexpérimenté pour perdre courage par amour de la vie, qui, conservée, m'aurait consumé d'angoisse et, abandonnée, m'aurait délivré de toute peine. Je voulais que vécussent ces hommes remarquables, lumières de la République, tant d'anciens consuls, tant d'anciens préteurs, tant de sénateurs honorables, toute la fleur de la noblesse et de la jeunesse, puis les armées des meilleurs citoyens. S'ils vivaient, nous conserverions aujourd'hui la République, même sous les conditions injustes d'une paix qui me semblait toujours plus avantageuse entre citoyens qu'une guerre civile.

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