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Épictète
Œuvres d’Épictète, traduction anglaise d’Elizabeth Carter Unité éditoriale 16
Unité éditoriale 16 sur 492
Référence canonique 16
Anglais
defires, or is averfe to, Things cut of his own Power, can neither be faithful nor free, but muft neceflarily be changed and tofled up and down with them ; mufl neceflarily too be fubjedt to others, to fuch as can procure or prevent what he defires or is averfe to : if, rifing in the Morning, he obferves and keeps to thefe Rules ^ bathes and eats as a Man of Fidelity and Honour ; and thus, on every Subjedt of Action, exercifes himfelf in his princi* pal Duty; as a Racer, in the Bufmefs of Racing ; as a public Speaker, in the Bufinefs of exercifing his Voice : this is he, who truly improves ; this is he, who hath not travelled in vain. But if he is wholly intent on reading Books, and hath laboured that Point only, and travelled (d) for that : I bid him go home immediately, and not negled his domeflic Affairs ; for what he travelled for, is nothing. The only real Thing is, fludying how to rid his Life of Lamentation, and Complaint, and Alas I and / am undone^ and Misfortune, and Difappointment ; and to learn what Death, what Exile, what Prifon, what Poifon is : That he may be able to fay in a Prifon, like Socrates^ " My dear " Crito ; if it thus pleafes the Gods, thus let it be ;" *' my grey Hairs for this!" Who fpeaks thus? Do you fuppofe I will name fome mean and defpicable Perfon ? Is it not Priam who fays it ? Is it not Oedipus f Nay, how many Kings fay it ? For what elfe is Tragedy, but the Sufferings of Men, ftruck by an Admiration of Externals, reprefented in that Kind of Poetry ? If one was to be taught by Fidions, that Externals independent upon Choice are nothing to us ; /, for my Part, fhould wifh for fuch a Fiction, as that, by which I (d) An Allufion to the antient Cuftom among Phllofbphers, ©f travelling into foreign Countries, for Improvement
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
désire les choses qui ne sont pas en son pouvoir, ou les a en aversion, ne peut être ni fidèle ni libre, mais doit nécessairement changer avec elles et être ballotté de tous côtés ; qu’il doit aussi nécessairement être assujetti à d’autres, à ceux qui peuvent procurer ou empêcher ce qu’il désire ou ce qu’il a en aversion ; si, se levant le matin, il observe ces règles et s’y tient ; s’il se baigne et mange en homme fidèle et honorable ; et si, de même, dans chaque matière d’action, il s’exerce à son devoir principal, comme un coureur à la course, comme un orateur public au travail de sa voix : voilà celui qui progresse véritablement ; voilà celui qui n’a pas voyagé en vain. Mais s’il est entièrement absorbé par la lecture des livres, s’il n’a travaillé que ce point et n’a voyagé (d) que pour cela, je lui ordonne de rentrer immédiatement chez lui et de ne pas négliger ses affaires domestiques ; car le motif de son voyage n’est rien. La seule chose réelle consiste à étudier comment débarrasser sa vie des lamentations, des plaintes, des « hélas ! », des « je suis perdu ! », du malheur et de la déception ; et à apprendre ce que sont la mort, l’exil, la prison et le poison, afin de pouvoir dire dans une prison, comme Socrate : « Mon cher Criton, si telle est la volonté des dieux, qu’il en soit ainsi » ; « mes cheveux gris pour cela ! » Qui parle ainsi ? Supposez-vous que je vais nommer quelque personne basse et méprisable ? N’est-ce pas Priam qui le dit ? N’est-ce pas Œdipe ? Et combien de rois le disent encore ? Car qu’est-ce que la tragédie, sinon les souffrances d’hommes frappés d’admiration pour les choses extérieures, représentées dans ce genre de poésie ? S’il fallait apprendre par des fictions que les choses extérieures indépendantes du choix ne sont rien pour nous, je souhaiterais, pour ma part, une fiction grâce à laquelle je puisse vivre dans la prospérité et sans trouble. Ce que vous souhaitez, c’est à vous de l’examiner.
(d) Allusion à l’ancienne coutume des philosophes de voyager dans les pays étrangers pour se perfectionner.
Concepts de ce passage
Colère
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Soin de l’âme
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Mort
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Dukkha
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