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Épictète

Œuvres d’Épictète, traduction anglaise d’Elizabeth Carter Unité éditoriale 162

Unité éditoriale 162 sur 492

Référence canonique 162

Anglais

§. 3. Why then are we flill furprifed, if, when we wafte all our Attention on the Materials of Action, we are, in the Manner of Adion itfelf, low, fordid, worthlefs, fearful, wretched, and a mere Heap of Difappointment and Mifery P For we do not care about thefe Things, nor make them our Study. If we had feared, not Death or Exile, but Fear itfelf, we fhould have fludied not to fall into what appears to" us to be evil. But, as the Cafe now {lands, we are eager and loquacious in the Schools ; and, when any little Queftion arifes about any of thefe Things, we are prepared to trace it3 Confequences : but drag us. into Practice, and you will find us miferably ihip wrecked. Let fome alarming Appearance attack us ; and you will perceive what we have been lludying, and in what we are exercifed. Befides this Negligence, we always accumulate fomewhat elfe, and reprefent Things greater than the Reality. In a Voyage, for Inftance, cafting my Eyes down upon the Ocean below, and looking round me, and feeing no Land, I am out of my Wits ; and imagine, that, if I fliould be (hipwrecked, I mull fwallow all tha,t Ocean: nor doth it once enter my Head, that three Pints are enough to do my Bufinefs W"hat is it then, that alarms me } The Ocean ? No : but my own Principle. Again : in an Earthquake, I imagine the L 2 City

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

§ 3. Pourquoi donc sommes-nous encore surpris si, lorsque nous dépensons toute notre attention sur les matériaux de l’action, nous sommes, dans la manière même d’agir, bas, sordides, sans valeur, craintifs, misérables, et ne formons qu’un amas de déceptions et de malheurs ? Car nous ne nous soucions pas de ces choses et n’en faisons pas notre étude. Si nous avions craint, non la mort ou l’exil, mais la crainte elle-même, nous nous serions appliqués à ne pas tomber dans ce qui nous paraît mauvais. Mais, dans l’état présent des choses, nous sommes ardents et loquaces dans les écoles ; et lorsqu’une petite question s’élève sur l’un de ces sujets, nous sommes prêts à en suivre les conséquences. Mais traînez-nous dans la pratique, et vous nous trouverez misérablement naufragés. Qu’une apparence alarmante nous assaille, et vous verrez ce que nous avons étudié et à quoi nous nous sommes exercés. Outre cette négligence, nous ajoutons toujours quelque chose et nous représentons les choses plus grandes qu’elles ne le sont. En voyage, par exemple, baissant les yeux vers l’océan au-dessous de moi, regardant autour de moi et ne voyant aucune terre, je perds la raison et m’imagine que, si je faisais naufrage, il me faudrait avaler tout cet océan ; il ne me vient pas à l’esprit que trois pintes suffisent pour régler mon affaire. Qu’est-ce donc qui m’alarme ? L’océan ? Non, mais mon propre principe. De même, lors d’un tremblement de terre, j’imagine que la ville

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