Passage potentiellement protégé En consultant ce texte, vous reconnaissez disposer du droit de l’utiliser à titre personnel et éducatif. Ne reproduisez pas son contenu. Si ce livre vous accompagne, achetez-le pour soutenir l’auteur ou ses ayants droit.

Sigmund Freud

Trois essais sur la théorie sexuelle Section section-0073

Section 73 sur 109

Référence canonique section-0073

Allemand

Aber von dieser ersten und wichtigsten aller sexuellen Beziehungen bleibt auch nach der Abtrennung der Sexualtätigkeit von der Nahrungsaufnahme ein wichtiges Stück übrig, welches die Objektwahl vorbereiten, das verlorene Glück also wiederherstellen hilft. Die ganze Latenzzeit über lernt das Kind andere Personen, die seiner Hilflosigkeit abhelfen und seine Bedürfnisse befriedigen, lieben , durchaus nach dem Muster und in Fortsetzung seines Säuglingsverhältnisses zur Amme. Man wird sich vielleicht sträuben wollen, die zärtlichen Gefühle und die Wertschätzung des Kindes für seine Pflegepersonen mit der geschlechtlichen Liebe zu identifizieren, allein ich meine, eine genauere psychologische Untersuchung wird diese Identität über jeden Zweifel hinaus feststellen können. Der Verkehr des Kindes mit seiner Pflegeperson ist für dasselbe eine unaufhörlich fließende Quelle sexueller Erregung und Befriedigung von erogenen Zonen aus, zumal da letztere – in der Regel doch die Mutter – das Kind selbst mit Gefühlen bedenkt, die aus ihrem Sexualleben stammen, es streichelt, küßt und wiegt und ganz deutlich zum Ersatz für ein vollgültiges Sexualobjekt nimmt (66) . Die Mutter würde wahrscheinlich erschrecken, wenn man ihr die Aufklärung gäbe, daß sie mit all ihren Zärtlichkeiten den Sexualtrieb ihres Kindes weckt und dessen spätere Intensität vorbereitet. Sie hält ihr Tun für asexuelle »reine« Liebe, da sie es doch sorgsam vermeidet, den Genitalien des Kindes mehr Erregungen zuzuführen, als bei der Körperpflege unumgänglich ist. Aber der Geschlechtstrieb wird nicht nur durch Erregung der Genitalzone geweckt, wie wir ja wissen; was wir Zärtlichkeit heißen, wird unfehlbar eines Tages seine Wirkung auch auf die Genitalzonen äußern. Verstünde die Mutter mehr von der hohen Bedeutung der Triebe für das gesamte Seelenleben, für alle ethischen und psychischen Leistungen, so würde sie sich übrigens auch nach der Aufklärung alle Selbstvorwürfe ersparen. Sie erfüllt nur ihre Aufgabe, wenn sie das Kind lieben lehrt; es soll ja ein tüchtiger Mensch mit energischem Sexualbedürfnis werden und in seinem Leben all das vollbringen, wozu der Trieb den Menschen drängt. Ein Zuviel von elterlicher Zärtlichkeit wird freilich schädlich werden, indem es die sexuelle Reifung beschleunigt, auch dadurch, daß es das Kind »verwöhnt«, es unfähig macht, im späteren Leben auf Liebe zeitweilig zu verzichten oder sich mit einem geringeren Maß davon zu begnügen. Es ist eines der besten Vorzeichen späterer Nervosität, wenn das Kind sich unersättlich in seinem Verlangen nach Zärtlichkeit der Eltern erweist, und andererseits werden gerade neuropathische Eltern, die ja meist zur maßlosen Zärtlichkeit neigen, durch ihre Liebkosungen die Disposition des Kindes zur neurotischen Erkrankung am ehesten erwecken. Man ersieht übrigens aus diesem Beispiel, daß es für neurotische Eltern direktere Wege als den der Vererbung gibt, ihre Störung auf die Kinder zu übertragen.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

But even after sexual activity has been separated from the intake of nourishment, an important part of this first and most important of all sexual relations remains, helping to prepare object-choice and thus to restore the lost happiness. Throughout the latency period, the child learns to love other people who relieve its helplessness and satisfy its needs, entirely on the model of, and as a continuation of, its infantile relation to its nurse. One may perhaps be reluctant to identify the child’s affectionate feelings and esteem for its caregivers with sexual love, but I believe that a more exact psychological investigation will establish this identity beyond all doubt. The child’s intercourse with its caregiver is for it a continuously flowing source of sexual excitation and satisfaction arising from erogenous zones, especially since the latter, as a rule the mother, treats the child with feelings derived from her own sexual life, caresses, kisses, and rocks it, and quite clearly takes it as a substitute for a fully valid sexual object (66). The mother would probably be alarmed if she were told that with all her tenderness she awakens her child’s sexual instinct and prepares its later intensity. She regards her conduct as asexual, “pure” love, since she carefully avoids supplying the child’s genitals with more excitation than is unavoidable in bodily care. But, as we know, the sexual instinct is not awakened only by excitation of the genital zone; what we call tenderness will unfailingly one day exert its effect upon the genital zones as well. If the mother understood more about the great importance of the instincts for the whole of mental life, for all ethical and psychical achievements, she would, moreover, spare herself all self-reproach even after receiving this explanation. She is merely fulfilling her task when she teaches the child to love; it is, after all, to become a capable human being with an energetic sexual need and to accomplish in life all that instinct impels human beings to accomplish. An excess of parental tenderness will, of course, become harmful by accelerating sexual maturation and also by “spoiling” the child, making it incapable in later life of temporarily doing without love or of contenting itself with a smaller measure of it. One of the surest signs of later nervousness is a child’s proving insatiable in its demand for parental tenderness; and, conversely, it is precisely neuropathic parents, who are usually inclined to excessive tenderness, who are most likely, through their caresses, to awaken the child’s disposition to neurotic illness. This example shows, incidentally, that neuropathic parents have more direct ways than heredity of transmitting their disorder to their children.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-14

Mais, même après la séparation de l’activité sexuelle et de l’absorption de nourriture, il subsiste de cette première et plus importante de toutes les relations sexuelles une part essentielle, qui contribue à préparer le choix d’objet, et donc à rétablir le bonheur perdu. Pendant toute la période de latence, l’enfant apprend à aimer les autres personnes qui remédient à son impuissance et satisfont ses besoins, entièrement sur le modèle et dans le prolongement de sa relation de nourrisson avec sa nourrice. On voudra peut-être se refuser à identifier à l’amour sexuel les sentiments tendres et l’estime que l’enfant porte aux personnes qui prennent soin de lui; mais je pense qu’un examen psychologique plus précis pourra établir cette identité au-delà de tout doute. Les rapports de l’enfant avec la personne qui prend soin de lui constituent pour lui une source intarissable d’excitation et de satisfaction sexuelles provenant des zones érogènes, d’autant que cette dernière, qui est en règle générale la mère, porte elle-même à l’enfant des sentiments issus de sa vie sexuelle, le caresse, l’embrasse, le berce et le prend très manifestement pour le substitut d’un objet sexuel à part entière (66) . La mère serait probablement effrayée si on lui expliquait que, par toutes ses tendresses, elle éveille la pulsion sexuelle de son enfant et en prépare l’intensité ultérieure. Elle tient ses actes pour un amour « pur », asexuel, puisqu’elle évite soigneusement de procurer aux organes génitaux de l’enfant plus d’excitations que les soins corporels n’en rendent inévitables. Mais, comme nous le savons, la pulsion sexuelle n’est pas éveillée par la seule excitation de la zone génitale; ce que nous appelons tendresse manifestera infailliblement un jour ses effets sur les zones génitales elles aussi. Si la mère comprenait mieux la haute importance des pulsions pour l’ensemble de la vie psychique, pour toutes les réalisations éthiques et psychiques, elle s’épargnerait d’ailleurs, même après cette explication, tout reproche envers elle-même. Elle ne fait que remplir sa tâche lorsqu’elle apprend à l’enfant à aimer; il doit en effet devenir un être humain capable, doté d’un besoin sexuel énergique, et accomplir dans sa vie tout ce à quoi la pulsion pousse l’être humain. Un excès de tendresse parentale deviendra certes nuisible en accélérant la maturation sexuelle et aussi, parce qu’il « gâte » l’enfant, en le rendant incapable, plus tard dans la vie, de renoncer temporairement à l’amour ou de se contenter d’une moindre mesure de celui-ci. L’un des meilleurs présages d’une nervosité ultérieure est que l’enfant se montre insatiable dans son désir de tendresse parentale; et, inversement, ce sont précisément les parents neuropathiques, qui tendent généralement à une tendresse démesurée, qui, par leurs caresses, éveilleront le plus aisément chez l’enfant la disposition à une affection névrotique. Cet exemple montre d’ailleurs que les parents névrotiques disposent, pour transmettre leur trouble à leurs enfants, de voies plus directes que celle de l’hérédité.

Concepts de ce passage

Avant de lire

Ce que vous allez apprendre

Voir la fiche complète