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Jean-Pierre de Crousaz

Examen de l’Essai sur l’homme de Pope, par Jean-Pierre de Crousaz, traduction d’Elizabeth Carter Unité éditoriale 101

Unité éditoriale 101 sur 157

Référence canonique 101

Anglais

In the fifth Verfe, k^c. Mr Fope difplays his Poetic Eloquence in tracing us an Idea of the Newtonian Syftem, with regard to Attradion. He here finds his Chains again, to which I do not apprehend that intelligent Natures are fubjeded ; and the Newtonians are very fi\r from thinking that the Attraction tlon of a Straw by a Stick of Sealingwax is conncdled with the mutual Attraftions of the Planets and the Sun ; they very well fee what an Abfurdity it would be to fuppofe that thefe Attradions fhould influence one another Verfe 27 *, He endeavours to reclaim foolijh Man to Wifdom, by teaching him to put himfelf more upon a Level with the Brutes than he does. But do not let us miftake : Mr Fo^e has a mind to banter. Poetry is an enchanting Art that metamorphofes Objedts juft as it pleafes.' A Poet may make an Encomium upon a Flea, or, if he pleafes, a Tyrantj at one Time he defcribes the Happinefs of a Country Life, or the Pleafures of that Simplicity in which the firft Men liv'd ; at another, he fets the Magnificence and Charms of the Town, where Luxury and Senfuality reign, in oppofitionto the Labour and fiender Pleafures of the rude Simplicity of the Country, let it be celebrated never fo much. There is no Scruple in thefe * Hai Gody thou Fool, 'worKdJkUly for thy Good? Poems of making ufe of Turns of Wit and Exaggerations

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Au cinquième vers et suivants, M. Pope déploie son éloquence poétique en nous traçant une idée du système newtonien à l'égard de l'attraction. Il retrouve ici ses chaînes, auxquelles je ne conçois pas que les natures intelligentes soient soumises. Les newtoniens sont fort éloignés de penser que l'attraction d'un brin de paille par un bâton de cire à cacheter soit liée aux attractions mutuelles des planètes et du Soleil. Ils voient fort bien quelle absurdité il y aurait à supposer que ces attractions s'influencent mutuellement.

Au vers 27, il entreprend de ramener l'homme insensé à la sagesse en lui apprenant à se mettre davantage au niveau des brutes qu'il ne le fait. Mais ne nous y trompons pas : M. Pope veut plaisanter. La poésie est un art enchanteur qui métamorphose les objets comme il lui plaît. Un poète peut faire l'éloge d'une puce ou, s'il le veut, d'un tyran. Tantôt il décrit le bonheur de la vie champêtre ou les plaisirs de cette simplicité dans laquelle vivaient les premiers hommes. Tantôt il oppose au travail et aux maigres plaisirs de la rude simplicité des campagnes, si célébrée soit-elle, la magnificence et les charmes de la ville, où règnent le luxe et la sensualité. On ne se fait aucun scrupule, dans ces poèmes, d'employer des traits d'esprit et des exagérations.

« Dieu, insensé, a-t-il travaillé avec habileté pour ton bien ? »

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