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Jean-Pierre de Crousaz

Examen de l’Essai sur l’homme de Pope, par Jean-Pierre de Crousaz, traduction d’Elizabeth Carter Unité éditoriale 118

Unité éditoriale 118 sur 157

Référence canonique 118

Anglais

Of what Service would this ufeful Poet, this Follower of Cod, who fkilfully brings Men under the Government of Laws that would make Society happy, be in the Leibnitzian Syftem ? None. He would have the Appearance of teaching, and being obey'd ; but his Difcourfes, the Refults of the Springs of his Machine, would appear to make Impreffions upon the Souls of his Auditors, of which they were in no Mr P o p e'j" Ejlfay on Man, \€f Degree the Caufe. The Minds that would accompany the Bodies of thefe Machines in a Pofture of Attention, would find themfelves filled with the fame Ideas, by; the Impreflions of an innumerable Series of Caufes, which would have aded at the proper Time, to execute this Appearance of luftrudtion and Aflent THE Poet begins with making the Soul of Man figh for *Happnefs» he afterwards, in ExprefTions no lefs pompous and figurative, reprefents his Inquietudes to find il ; Inquietudes which are the Effed of his Ignorance Every one feels what the ExprefTiona of Happinefs and Content mean, and no one needs to have it explain'd to him what his Defines are when he wifhes for Happinefs in general. But in order to become happy 'tis not fufficient to fay I defire to be fo. The Creator has not put the Condition of Men fo immediately * 0 Happim/s f our Bein£s End and Aim / v. I Mr PopeV Effay on Man, i6^ ately in their own Power. It is neceflary for them to lay hold on Objeds ca* pable of giving them Content, it is neceflary that they fhould be acquainted with thefe Objedbs, and iliou'd know by what way they may be approached, and finally attain'd Ask of the Learn' d, The LearrCd are blind

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

De quelle utilité serait, dans le système leibnizien, ce poète utile, ce disciple de Dieu qui soumet habilement les hommes au gouvernement de lois propres à rendre la société heureuse ? D'aucune. Il aurait l'apparence d'enseigner et d'être obéi. Mais ses discours, résultats des ressorts de sa machine, paraîtraient produire des impressions sur les âmes de ses auditeurs, sans en être aucunement la cause. Les esprits qui accompagneraient les corps de ces machines dans une posture attentive se trouveraient remplis des mêmes idées par les impressions d'une série innombrable de causes qui auraient agi au moment convenable afin d'exécuter cette apparence d'instruction et d'assentiment.

Le poète commence par faire soupirer l'âme de l'homme après le bonheur. Ensuite, en expressions non moins pompeuses et figurées, il représente ses inquiétudes pour le trouver, inquiétudes qui sont l'effet de son ignorance.

Chacun sent ce que signifient les expressions de bonheur et de contentement, et personne n'a besoin qu'on lui explique quels sont ses désirs lorsqu'il souhaite le bonheur en général. Mais, pour devenir heureux, il ne suffit pas de dire : « Je désire l'être. » Le Créateur n'a pas mis la condition des hommes si immédiatement en leur propre pouvoir. Il leur faut saisir des objets capables de leur donner du contentement. Il faut qu'ils connaissent ces objets, qu'ils sachent par quelle voie on peut s'en approcher et enfin les atteindre.

« Interrogez les savants : les savants sont aveugles. »

« Ô bonheur ! fin et but de notre être ! » Vers 1.

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