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Friedrich Nietzsche
Ainsi parlait Zarathoustra IV Bloc b0040
Bloc 44 sur 63
Référence canonique b0040
Allemand
Unter Töchtern der Wüste. 1. „Gehe nicht davon! sagte da der Wanderer, welcher sich den Schatten Zarathustra’s nannte, bleibe bei uns, es möchte uns sonst die alte dumpfe Trübsal wieder anfallen. Schon gab uns jener alte Zauberer von seinem Schlimmsten zum Besten, und siehe doch, der gute fromme Papst da hat Thränen in den Augen und hat sich ganz wieder auf’s Meer der Schwermuth eingeschifft. Diese Könige mögen wohl vor uns noch gute Miene machen: das lernten Die nämlich von uns Allen heute am Besten! Hätten sie aber keine Zeugen, ich wette, auch bei ihnen fienge das böse Spiel wieder an - - das böse Spiel der ziehenden Wolken, der feuchten Schwermuth, der verhängten Himmel, der gestohlenen Sonnen, der heulenden Herbst-Winde!Erratum:Herbst-Winde, lies:Herbst-Winde! Nach KGW/KGB Nachberichte - das böse Spiel unsres Heulens und Nothschreiens: bleibe bei uns, oh Zarathustra! Hier ist viel verborgenes Elend, das reden will, viel Abend, viel Wolke, viel dumpfe Luft! Du nährtest uns mit starker Manns-Kost und kräftigen Sprüchen: lass es nicht zu, dass uns zum Nachtisch die weichlichen weiblichen Geister wieder anfallen! Du allein machst die Luft um dich herum stark und klar! Fand ich je auf Erden so gute Luft als bei dir in deiner Höhle? Viele Länder sah ich doch, meine Nase lernte vielerlei Luft prüfen und abschätzen: aber bei dir schmecken meine Nüstern ihre grösste Lust! Es sei denn, - es sei denn - , oh vergieb eine alte Erinnerung! Vergieb mir ein altes Nachtisch-Lied, das ich einst unter Töchtern der Wüste dichtete: - - bei denen nämlich gab es gleich gute helle morgenländische Luft; dort war ich am fernsten vom wolkigen feuchten schwermüthigen Alt-Europa! Damals liebte ich solcherlei Morgenland-Mädchen und andres blaues Himmelreich, über dem keine Wolken und keine Gedanken hängen. Ihr glaubt es nicht, wie artig sie dasassen, wenn sie nicht tanzten, tief, aber ohne Gedanken, wie kleine Geheimnisse, wie bebänderte Räthsel, wie Nachtisch-Nüsse - bunt und fremd fürwahr! aber ohne Wolken: Räthsel, die sich rathen lassen: solchen Mädchen zu Liebe erdachte ich damals einen Nachtisch-Psalm.“ Also sprach der Wanderer und Schatten; und ehe Jemand ihm antwortete, hatte er schon die Harfe des alten Zauberers ergriffen, die Beine gekreuzt und blickte gelassen und weise um sich: - mit den Nüstern aber zog er langsam und fragend die Luft ein, wie Einer, der in neuen Ländern neue fremde Luft kostet. Darauf hob er mit einer Art Gebrüll zu singen an. * * *
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Among Daughters of the Desert. 1. “Do not go away!” said the wanderer who called himself Zarathustra’s shadow. “Stay with us, or the old dull gloom may assail us again. That old magician has already treated us to the worst he had, and just look: the good pious pope there has tears in his eyes and has embarked once more upon the sea of melancholy.
“These kings may still put on a brave face before us: for of all of us, they learned that best today! But if they had no witnesses, I wager that the evil game would begin again with them too, , the evil game of drifting clouds, damp melancholy, overcast skies, stolen suns, howling autumn winds! Erratum: autumn winds, read: autumn winds! According to the KGW/KGB supplementary reports, the evil game of our howling and cries of distress. Stay with us, O Zarathustra!
“Here there is much hidden misery that wants to speak, much evening, much cloud, much oppressive air! You nourished us with strong manly fare and vigorous maxims: do not allow the soft, effeminate spirits to assail us again for dessert! You alone make the air around you strong and clear!
“Have I ever found such good air on earth as here with you in your cave? I have seen many countries, and my nose has learned to examine and appraise many kinds of air; but with you my nostrils taste their greatest delight!
“Unless, unless, O forgive an old memory! Forgive me an old dessert-song that I once composed among daughters of the desert: for among them there was equally good, bright, oriental air; there I was farthest from cloudy, damp, melancholy old Europe!
“At that time I loved such oriental girls and other blue kingdoms of heaven over which no clouds and no thoughts hang. You would not believe how decorously they sat there when they were not dancing, deep, but without thoughts, like little secrets, like riddles tied with ribbons, like dessert nuts, colorful and strange indeed! but cloudless: riddles that let themselves be guessed. For love of such girls I then devised a dessert psalm.”
Thus spoke the wanderer and shadow; and before anyone could answer him, he had already seized the old magician’s harp, crossed his legs, and looked around calmly and wisely; but through his nostrils he slowly and questioningly drew in the air, like one tasting new and foreign air in new lands. Then, with a kind of roaring, he began to sing.
* * *
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-13
Parmi les filles du désert. 1. « Ne t'en va pas ! dit alors le voyageur qui se nommait l'ombre de Zarathoustra ; reste auprès de nous, sans quoi la vieille et sourde affliction pourrait nous assaillir de nouveau. Déjà ce vieil enchanteur nous a régalés de ce qu'il avait de pire, et regarde donc : ce bon et pieux pape a les larmes aux yeux et s'est entièrement rembarqué sur la mer de la mélancolie.
Ces rois peuvent encore faire bonne figure devant nous : c'est ce qu'ils ont aujourd'hui le mieux appris de nous tous ! Mais s'ils n'avaient pas de témoins, je parie que chez eux aussi le mauvais jeu recommencerait, , le mauvais jeu des nuages qui passent, de la mélancolie humide, des cieux voilés, des soleils dérobés, des vents d'automne hurlants ! Erratum : « vents d'automne hurlants, » lire : « vents d'automne hurlants ! » D'après les rapports complémentaires de la KGW/KGB, le mauvais jeu de nos hurlements et de nos cris de détresse : reste auprès de nous, ô Zarathoustra !
Il y a ici beaucoup de misère cachée qui veut parler, beaucoup de soir, beaucoup de nuages, beaucoup d'air étouffant ! Tu nous as nourris d'une robuste nourriture d'homme et de sentences vigoureuses : ne permets pas que les esprits féminins et efféminés nous assaillent de nouveau au dessert ! Toi seul rends l'air autour de toi fort et limpide !
Ai-je jamais trouvé sur terre un air aussi pur que chez toi, dans ta caverne ? J'ai pourtant vu beaucoup de pays, mon nez a appris à éprouver et à apprécier bien des airs ; mais chez toi, mes narines goûtent leur plus grande volupté ! À moins que, à moins que, ô pardonne un vieux souvenir ! Pardonne-moi une vieille chanson de dessert que je composai jadis parmi les filles du désert :
car auprès d'elles régnait un air oriental tout aussi pur et lumineux ; là, j'étais le plus loin de la vieille Europe nuageuse, humide et mélancolique ! Alors j'aimais ces sortes de jeunes filles d'Orient et cet autre royaume des cieux bleus au-dessus duquel ne pendent ni nuages ni pensées.
Vous ne sauriez croire avec quelle grâce elles restaient assises lorsqu'elles ne dansaient pas, profondes, mais sans pensées, tels de petits secrets, telles des énigmes enrubannées, telles des noix de dessert, bariolées et étrangères, en vérité ! mais sans nuages : des énigmes qui se laissent deviner. Par amour pour de telles jeunes filles, j'imaginai alors un psaume de dessert. »
Ainsi parla le voyageur et ombre ; et avant que quiconque lui répondît, il avait déjà saisi la harpe du vieil enchanteur, croisé les jambes et regardait autour de lui avec calme et sagesse ; mais de ses narines, il aspirait lentement l'air d'un air interrogateur, comme quelqu'un qui, dans des pays nouveaux, goûte un air nouveau et étranger. Puis il se mit à chanter avec une sorte de rugissement.
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Concepts de ce passage
Éternel retour
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Famille
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Généalogie des valeurs
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Enquête perspectiviste
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Pauvreté et richesse
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Ressentiment
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Dépassement de soi
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Péché
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Guerre et paix
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Volonté de puissance
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