
Ouvrage
Clitophon
Clitophon loue la puissance des exhortations de Socrate, mais lui reproche de ne pas montrer comment pratiquer la justice une fois le désir de vertu éveillé. Ce très court dialogue transforme l’éloge en défi adressé à l’efficacité de la pédagogie socratique.
- Rédaction
- IVe siècle av. J.-C.; attribution discutée
Sources et précision
La chronologie interne reste discutée. Cette plage est un repère qualifié, pas une année certaine.
Confiance E · datation très incertaine
- Courant
- Socratisme et platonisme
- Époque
- Antiquité
- Langues
- Grec ancien · Anglais · Français
- Volume
- 5 passages · 2 079 mots
Avant de lire
Ce que vous allez apprendre
Distinguer exhortation et enseignement positif, analyser la fonction du silence de Socrate et reconnaître l’incertitude interprétative du dialogue.
Résumé court
Clitophon loue la puissance des exhortations de Socrate, mais lui reproche de ne pas montrer comment pratiquer la justice une fois le désir de vertu éveillé. Ce très court dialogue transforme l’éloge en défi adressé à l’efficacité de la pédagogie socratique.
Résumé long
Le discours de Clitophon rapporte les appels socratiques à préférer le soin de l’âme à la richesse, puis raconte ses demandes infructueuses auprès des compagnons de Socrate. Il veut savoir si la justice s’enseigne comme un art et quel produit elle réalise.
Socrate ne répond pas dans le texte conservé. Ce silence rend l’interprétation instable: critique externe, provocation pédagogique ou ouverture interrompue. L’authenticité a également été débattue. La notice doit préserver ces possibilités plutôt que fabriquer une conclusion absente.
Dans cet ouvrage
La table des matières suit les divisions réellement portées par le corpus.
Ouvrage › Page Stephanus
Concepts abordés
Contexte historique
Le monde autour du texte
Les manifestes du corpus ne suffisent pas encore à établir précisément le lieu et les circonstances de composition. Les images ci-dessous documentent le monde de l’auteur ou la transmission du texte. Elles ne prétendent pas montrer la scène exacte de son écriture.
Ces images sont des reconstitutions modernes. Elles situent un lieu, une pratique ou une transmission documentée et ne sont pas des documents d’époque.



À quoi ressemblait le monde
Monde grec classique, Ve siècle av. J.-C.




- État technologique
- Le bronze, le fer, la céramique, les grues simples et la charpente navale soutiennent les villes. La force vient encore surtout des humains, des animaux, du vent et de l’eau.
- Sciences et savoirs
- Géométrie, astronomie, enquête sur la nature et argumentation rationnelle progressent, sans instruments de mesure modernes ni expérimentation standardisée.
- Médecine et soins
- Des praticiens observent symptômes, régime et saisons; sanctuaires et rites de guérison restent également fréquentés.
- Transports
- La marche et les animaux dominent à terre. Les voiliers et les trières relient les îles, les ports et les colonies.
- Agriculture et alimentation
- Petites exploitations, céréales, vigne, olivier, chèvres et moutons structurent l’alimentation; les récoltes restent vulnérables au climat et à la guerre.
- Communication
- La parole publique, les messagers et les lettres manuscrites portent les nouvelles. Théâtre, place civique et banquet sont des médias sociaux majeurs.
- Mode vestimentaire
- Femmes et hommes drapent laine ou lin en chitons, péplos et manteaux. Les vêtements sont attachés, ceinturés et adaptés au statut plutôt que taillés comme aujourd’hui.
Éditions, traductions et provenance
Les supports suivants représentent le texte. Ils ne créent pas de nouvelles identités de passage.
- Grec ancienoriginal
- Anglaishistorical_translation
- Françaishistorical_translation
Manifestes sources : plato.cleitophon
Lecteur
Lire page par page
[406a] Socr. On m’a rapporté dernièrement que Clitophon, fils d’Aristonyme, dans un entretien avec Lysias, a blâmé les conversations philosophiques de Socrate et comblé d’éloges celles de Thrasymaque. Clit. On t’a mal rapporté, Socrate, ce qui a été dit sur ton compte avec Lysias. Car si je n’ai pu t’approuver sur certains points, sur d’autres je n’ai eu qu’à te louer. Mais comme je vois bien, malgré ton air d’indifférence, que tu es fâché contre moi, je serais bien aise, puisque nous sommes seuls, de te répéter ce que j’ai dit : tu verras que je ne suis point injuste à ton égard. Tu as sans doute été mal informé, et voilà pourquoi tu es si fort irrité. Mais si tu veux me laisser dire tout ce que je pense, je suis prêt à le faire, et je ne te cacherai rien.