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Platon
Phédon Passage 110
Passage 54 sur 62
Référence canonique 110
Grec ancien
perseus-plato-phaedo-grc
ΦΑΙΔ. ἥδε μὲν γὰρ ἡ γῆ καὶ οἱ λίθοι καὶ ἅπας ὁ τόπος ὁ ἐνθάδε διεφθαρμένα ἐστὶν καὶ καταβεβρωμένα, ὥσπερ τὰ ἐν τῇ θαλάττῃ ὑπὸ τῆς ἅλμης, καὶ οὔτε φύεται ἄξιον λόγου οὐδὲν ἐν τῇ θαλάττῃ, οὔτε τέλειον ὡς ἔπος εἰπεῖν οὐδέν ἐστι, σήραγγες δὲ καὶ ἄμμος καὶ πηλὸς ἀμήχανος καὶ βόρβοροί εἰσιν, ὅπου ἂν καὶ ἡ γῆ ᾖ, καὶ πρὸς τὰ παρ’ ἡμῖν κάλλη κρίνεσθαι οὐδ’ ὁπωστιοῦν ἄξια. ἐκεῖνα δὲ αὖ τῶν παρ’ ἡμῖν πολὺ ἂν ἔτι πλέον φανείη διαφέρειν· εἰ γὰρ δὴ καὶ μῦθον λέγειν καλόν, ἄξιον ἀκοῦσαι, ὦ Σιμμία , οἷα τυγχάνει τὰ ἐπὶ τῆς γῆς ὑπὸ τῷ οὐρανῷ ὄντα. ἀλλὰ μήν, ἔφη ὁ Σιμμίας , ὦ Σώκρατες , ἡμεῖς γε τούτου τοῦ μύθου ἡδέως ἂν ἀκούσαιμεν. λέγεται τοίνυν, ἔφη, ὦ ἑταῖρε, πρῶτον μὲν εἶναι τοιαύτη ἡ γῆ αὐτὴ ἰδεῖν, εἴ τις ἄνωθεν θεῷτο, ὥσπερ αἱ δωδεκάσκυτοι σφαῖραι, ποικίλη, χρώμασιν διειλημμένη, ὧν καὶ τὰ ἐνθάδε εἶναι χρώματα ὥσπερ δείγματα, οἷς δὴ οἱ γραφῆς καταχρῶνται. ἐκεῖ δὲ πᾶσαν τὴν γῆν ἐκ τοιούτων εἶναι, καὶ πολὺ ἔτι ἐκ λαμπροτέρων καὶ καθαρωτέρων ἢ τούτων· τὴν μὲν γὰρ ἁλουργῆ εἶναι καὶ θαυμαστὴν τὸ κάλλος, τὴν δὲ χρυσοειδῆ, τὴν δὲ ὅση λευκὴ γύψου ἢ χιόνος λευκοτέραν, καὶ ἐκ τῶν ἄλλων χρωμάτων συγκειμένην ὡσαύτως, καὶ ἔτι πλειόνων καὶ καλλιόνων ἢ ὅσα ἡμεῖς ἑωράκαμεν. καὶ γὰρ αὐτὰ ταῦτα τὰ κοῖλα αὐτῆς, ὕδατός τε καὶ ἀέρος ἔκπλεα ὄντα, χρώματός τι εἶδος παρέχεσθαι στίλβοντα ἐν τῇ τῶν ἄλλων χρωμάτων ποικιλίᾳ, ὥστε ἕν τι αὐτῆς εἶδος συνεχὲς ποικίλον φαντάζεσθαι. ἐν δὲ ταύτῃ οὔσῃ τοιαύτῃ ἀνὰ λόγον τὰ φυόμενα φύεσθαι, δένδρα τε καὶ ἄνθη καὶ τοὺς καρπούς· καὶ αὖ τὰ ὄρη ὡσαύτως καὶ τοὺς λίθους ἔχειν ἀνὰ τὸν αὐτὸν λόγον τήν τε λειότητα καὶ τὴν διαφάνειαν καὶ τὰ χρώματα καλλίω· ὧν καὶ τὰ ἐνθάδε λιθίδια εἶναι ταῦτα τὰ ἀγαπώμενα μόρια, σάρδιά τε καὶ ἰάσπιδας καὶ σμαράγδους καὶ πάντα τὰ τοιαῦτα· ἐκεῖ δὲ οὐδὲν ὅτι οὐ τοιοῦτον εἶναι καὶ ἔτι τούτων καλλίω. τὸ δ’ αἴτιον τούτου εἶναι ὅτι ἐκεῖνοι οἱ λίθοι εἰσὶ καθαροὶ καὶ οὐ κατεδηδεσμένοι οὐδὲ διεφθαρμένοι ὥσπερ οἱ ἐνθάδε ὑπὸ σηπεδόνος καὶ ἅλμης ὑπὸ τῶν δεῦρο συνερρυηκότων, ἃ καὶ λίθοις καὶ γῇ καὶ τοῖς ἄλλοις ζῴοις τε καὶ φυτοῖς αἴσχη τε καὶ νόσους παρέχει.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en
Phaedo. For this earth of ours, and the stones and the whole region where we live, are injured and corroded, as in the sea things are injured by the brine, and nothing of any account grows in the sea, and there is, one might say, nothing perfect there, but caverns and sand and endless mud and mire, where there is earth also, and there is nothing at all worthy to be compared with the beautiful things of our world. But the things in that world above would be seen to be even more superior to those in this world of ours. If I may tell a story, Simmias, about the things on the earth that is below the heaven, and what they are like, it is well worth hearing. By all means, Socrates, said Simmias; we should be glad to hear this story. Well then, my friend, said he, to begin with, the earth when seen from above is said to look like those balls that are covered with twelve pieces of leather; it is divided into patches of various colors, of which the colors which we see here may be regarded as samples, such as painters use. But there the whole earth is of such colors, and they are much brighter and purer than ours; for one part is purple of wonderful beauty, and one is golden, and one is white, whiter than chalk or snow, and the earth is made up of the other colors likewise, and they are more in number and more beautiful than those which we see here. For those very hollows of the earth which are full of water and air, present an appearance of color as they glisten amid the variety of the other colors, so that the whole produces one continuous effect of variety. And in this fair earth the things that grow, the trees, and flowers and fruits, are correspondingly beautiful; and so too the mountains and the stones are smoother, and more transparent and more lovely in color than ours. In fact, our highly prized stones, sards and jaspers, and emeralds, and other gems, are fragments of those there, but there everything is like these or still more beautiful. And the reason of this is that there the stones are pure, and not corroded or defiled, as ours are, with filth and brine by the vapors and liquids which flow together here and which cause ugliness and disease in earth and stones and animals and plants.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phédon. Car notre terre, ses pierres et toute la région où nous vivons sont endommagées et rongées, comme les choses dans la mer sont endommagées par la saumure ; rien de valable ne pousse dans la mer et il ne s’y trouve, pourrait-on dire, rien de parfait, mais seulement des cavernes, du sable, une boue et une vase sans fin partout où il y a aussi de la terre, et absolument rien qui soit digne d’être comparé aux belles choses de notre monde. Mais les choses de ce monde d’en haut apparaîtraient plus supérieures encore à celles de notre monde. Si je puis te raconter une histoire, Simmias, au sujet des choses qui se trouvent sur la terre située sous le ciel et de ce à quoi elles ressemblent, elle mérite vraiment d’être entendue. Assurément, Socrate, dit Simmias ; nous écouterions volontiers cette histoire. Eh bien donc, mon ami, dit-il, pour commencer, on dit que la terre, vue d’en haut, ressemble à ces ballons recouverts de douze pièces de cuir ; elle est divisée en zones de couleurs variées, dont les couleurs que nous voyons ici peuvent être considérées comme les échantillons dont se servent les peintres. Mais là-bas, toute la terre présente de telles couleurs, bien plus éclatantes et plus pures que les nôtres : une partie est d’un pourpre d’une beauté merveilleuse, une autre est dorée, une autre est blanche, plus blanche que la craie ou la neige ; la terre est pareillement composée des autres couleurs, plus nombreuses et plus belles que celles que nous voyons ici. Car ces cavités mêmes de la terre, qui sont remplies d’eau et d’air, offrent une apparence colorée tandis qu’elles scintillent au milieu de la diversité des autres couleurs, de sorte que le tout produit un unique effet de variété continue. Et sur cette belle terre, tout ce qui pousse, les arbres, les fleurs et les fruits, possède une beauté correspondante ; de même, les montagnes et les pierres y sont plus lisses, plus transparentes et d’une couleur plus belle que les nôtres. En réalité, les pierres auxquelles nous attachons tant de prix, les sardoines, les jaspes, les émeraudes et les autres gemmes, ne sont que des fragments de celles de là-bas ; mais là-bas, tout est semblable à ces pierres ou plus beau encore. La raison en est que les pierres y sont pures, qu’elles ne sont ni rongées ni souillées, comme les nôtres, par les immondices et la saumure provenant des vapeurs et des liquides qui se rassemblent ici et qui causent la laideur et la maladie dans la terre, les pierres, les animaux et les plantes.
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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Mort
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Éther et champ
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Famille
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Formes intelligibles
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Amitié
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Amour
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Éros philosophique
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Raison
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Rôles et relations
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