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Platon

Phédon Passage 111

Passage 55 sur 62

Référence canonique 111

Grec ancien

perseus-plato-phaedo-grc

ΦΑΙΔ. τὴν δὲ γῆν αὐτὴν κεκοσμῆσθαι τούτοις τε ἅπασι καὶ ἔτι χρυσῷ τε καὶ ἀργύρῳ καὶ τοῖς ἄλλοις αὖ τοῖς τοιούτοις. ἐκφανῆ γὰρ αὐτὰ πεφυκέναι, ὄντα πολλὰ πλήθει καὶ μεγάλα καὶ πανταχοῦ τῆς γῆς, ὥστε αὐτὴν ἰδεῖν εἶναι θέαμα εὐδαιμόνων θεατῶν. ζῷα δ’ ἐπ’ αὐτῇ εἶναι ἄλλα τε πολλὰ καὶ ἀνθρώπους, τοὺς μὲν ἐν μεσογαίᾳ οἰκοῦντας, τοὺς δὲ περὶ τὸν ἀέρα ὥσπερ ἡμεῖς περὶ τὴν θάλατταν, τοὺς δ’ ἐν νήσοις ἃς περιρρεῖν τὸν ἀέρα πρὸς τῇ ἠπείρῳ οὔσας· καὶ ἑνὶ λόγῳ, ὅπερ ἡμῖν τὸ ὕδωρ τε καὶ ἡ θάλαττά ἐστι πρὸς τὴν ἡμετέραν χρείαν, τοῦτο ἐκεῖ τὸν ἀέρα, ὃ δὲ ἡμῖν ἀήρ, ἐκείνοις τὸν αἰθέρα. τὰς δὲ ὥρας αὐτοῖς κρᾶσιν ἔχειν τοιαύτην ὥστε ἐκείνους ἀνόσους εἶναι καὶ χρόνον τε ζῆν πολὺ πλείω τῶν ἐνθάδε, καὶ ὄψει καὶ ἀκοῇ καὶ φρονήσει καὶ πᾶσι τοῖς τοιούτοις ἡμῶν ἀφεστάναι τῇ αὐτῇ ἀποστάσει ᾗπερ ἀήρ τε ὕδατος ἀφέστηκεν καὶ αἰθὴρ ἀέρος πρὸς καθαρότητα. καὶ δὴ καὶ θεῶν ἄλση τε καὶ ἱερὰ αὐτοῖς εἶναι, ἐν οἷς τῷ ὄντι οἰκητὰς θεοὺς εἶναι, καὶ φήμας τε καὶ μαντείας καὶ αἰσθήσεις τῶν θεῶν καὶ τοιαύτας συνουσίας γίγνεσθαι αὐτοῖς πρὸς αὐτούς· καὶ τόν γε ἥλιον καὶ σελήνην καὶ ἄστρα ὁρᾶσθαι ὑπ’ αὐτῶν οἷα τυγχάνει ὄντα, καὶ τὴν ἄλλην εὐδαιμονίαν τούτων ἀκόλουθον εἶναι. καὶ ὅλην μὲν δὴ τὴν γῆν οὕτω πεφυκέναι καὶ τὰ περὶ τὴν γῆν· τόπους δ’ ἐν αὐτῇ εἶναι κατὰ τὰ ἔγκοιλα αὐτῆς κύκλῳ περὶ ὅλην πολλούς, τοὺς μὲν βαθυτέρους καὶ ἀναπεπταμένους μᾶλλον ἢ ἐν ᾧ ἡμεῖς οἰκοῦμεν, τοὺς δὲ βαθυτέρους ὄντας τὸ χάσμα αὐτοὺς ἔλαττον ἔχειν τοῦ παρ’ ἡμῖν τόπου, ἔστι δ’ οὓς καὶ βραχυτέρους τῷ βάθει τοῦ ἐνθάδε εἶναι καὶ πλατυτέρους. τούτους δὲ πάντας ὑπὸ γῆν εἰς ἀλλήλους συντετρῆσθαί τε πολλαχῇ καὶ κατὰ στενότερα καὶ εὐρύτερα καὶ διεξόδους ἔχειν, ᾗ πολὺ μὲν ὕδωρ ῥεῖν ἐξ ἀλλήλων εἰς ἀλλήλους ὥσπερ εἰς κρατῆρας, καὶ ἀενάων ποταμῶν ἀμήχανα μεγέθη ὑπὸ τὴν γῆν καὶ θερμῶν ὑδάτων καὶ ψυχρῶν, πολὺ δὲ πῦρ καὶ πυρὸς μεγάλους ποταμούς, πολλοὺς δὲ ὑγροῦ πηλοῦ καὶ καθαρωτέρου καὶ βορβορωδεστέρου, ὥσπερ ἐν Σικελίᾳ οἱ πρὸ τοῦ ῥύακος πηλοῦ ῥέοντες ποταμοὶ καὶ αὐτὸς ὁ ῥύαξ· ὧν δὴ καὶ ἑκάστους τοὺς τόπους πληροῦσθαι, ὡς ἂν ἑκάστοις τύχῃ ἑκάστοτε ἡ περιρροὴ γιγνομένη. ταῦτα δὲ πάντα κινεῖν ἄνω καὶ κάτω ὥσπερ αἰώραν τινὰ ἐνοῦσαν ἐν τῇ γῇ· ἔστι δὲ ἄρα αὕτη ἡ αἰώρα διὰ φύσιν τοιάνδε τινά.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en

Phaedo. And the earth there is adorned with all the jewels and also with gold and silver and everything of the sort. For there they are in plain sight, abundant and large and in many places, so that the earth is a sight to make those blessed who look upon it. And there are many animals upon it, and men also, some dwelling inland, others on the coasts of the air, as we dwell about the sea, and others on islands, which the air flows around, near the mainland; and in short, what water and the sea are in our lives, air is in theirs, and what the air is to us, ether is to them. And the seasons are so tempered that people there have no diseases and live much longer than we, and in sight and hearing and wisdom and all such things are as much superior to us as air is purer than water or the ether than air. And they have sacred groves and temples of the gods, in which the gods really dwell, and they have intercourse with the gods by speech and prophecies and visions, and they see the sun and moon and stars as they really are, and in all other ways their blessedness is in accord with this. Such then is the nature of the earth as a whole, and of the things around it. But round about the whole earth, in the hollows of it, are many regions, some deeper and wider than that in which we live, some deeper but with a narrower opening than ours, and some also less in depth and wider. Now all these are connected with one another by many subterranean channels, some larger and some smaller, which are bored in all of them, and there are passages through which much water flows from one to another as into mixing bowls; and there are everlasting rivers of huge size under the earth, flowing with hot and cold water; and there is much fire, and great rivers of fire, and many streams of mud, some thinner and some thicker, like the rivers of mud that flow before the lava in Sicily , and the lava itself. These fill the various regions as they happen to flow to one or another at any time. Now a kind of oscillation within the earth moves all these up and down. And the nature of the oscillation is as follows:

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Phédon. Et la terre de là-bas est ornée de toutes les pierres précieuses, ainsi que d’or, d’argent et de tout ce qui est de cette sorte. Car ces choses y sont visibles à découvert, abondantes, de grande taille et présentes en de nombreux endroits, si bien que la terre est un spectacle qui rend bienheureux ceux qui la contemplent. Il s’y trouve beaucoup d’animaux, et des hommes aussi, les uns habitant l’intérieur des terres, les autres les rivages de l’air, comme nous habitons ceux de la mer, d’autres encore des îles autour desquelles l’air s’écoule, à proximité du continent ; en somme, ce que l’eau et la mer sont dans notre vie, l’air l’est dans la leur, et ce que l’air est pour nous, l’éther l’est pour eux. Les saisons y sont si tempérées que les hommes n’y connaissent pas la maladie et vivent beaucoup plus longtemps que nous ; par la vue, l’ouïe, la sagesse et toutes les facultés de ce genre, ils nous sont autant supérieurs que l’air est plus pur que l’eau, ou l’éther que l’air. Ils possèdent des bois sacrés et des temples des dieux où les dieux résident véritablement ; ils sont en relation avec les dieux par la parole, les prophéties et les visions ; ils voient le soleil, la lune et les astres tels qu’ils sont réellement, et sous tous les autres rapports leur félicité s’accorde avec ces choses. Telle est donc la nature de la terre dans son ensemble et de ce qui l’entoure. Mais tout autour de la terre entière, dans ses cavités, se trouvent de nombreuses régions, les unes plus profondes et plus larges que celle où nous vivons, d’autres plus profondes mais dotées d’une ouverture plus étroite que la nôtre, d’autres encore moins profondes et plus larges. Or toutes communiquent les unes avec les autres par de nombreux canaux souterrains, les uns plus grands, les autres plus petits, qui les traversent de part en part ; il existe des passages par lesquels une grande quantité d’eau s’écoule de l’une à l’autre comme dans des cratères. Sous la terre coulent d’immenses fleuves éternels d’eau chaude et froide ; il y a beaucoup de feu, de grands fleuves de feu et de nombreux courants de boue, les uns plus fluides, les autres plus épais, semblables aux fleuves de boue qui, en Sicile, coulent devant la lave, ainsi qu’à la lave elle-même. Ils remplissent les différentes régions selon qu’ils s’écoulent à tel ou tel moment vers l’une ou vers l’autre. Or une sorte d’oscillation à l’intérieur de la terre les fait tous monter et descendre. Voici quelle est la nature de cette oscillation :

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