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Platon
Phédon Passage 79
Passage 23 sur 62
Référence canonique 79
Grec ancien
perseus-plato-phaedo-grc
ΦΑΙΔ. οὐκοῦν τούτων μὲν κἂν ἅψαιο κἂν ἴδοις κἂν ταῖς ἄλλαις αἰσθήσεσιν αἴσθοιο, τῶν δὲ κατὰ ταὐτὰ ἐχόντων οὐκ ἔστιν ὅτῳ ποτ’ ἂν ἄλλῳ ἐπιλάβοιο ἢ τῷ τῆς διανοίας λογισμῷ, ἀλλ’ ἔστιν ἀιδῆ τὰ τοιαῦτα καὶ οὐχ ὁρατά; παντάπασιν, ἔφη, ἀληθῆ λέγεις. θῶμεν οὖν βούλει, ἔφη, δύο εἴδη τῶν ὄντων, τὸ μὲν ὁρατόν, τὸ δὲ ἀιδές; θῶμεν, ἔφη. καὶ τὸ μὲν ἀιδὲς ἀεὶ κατὰ ταὐτὰ ἔχον, τὸ δὲ ὁρατὸν μηδέποτε κατὰ ταὐτά; καὶ τοῦτο, ἔφη, θῶμεν. φέρε δή, ἦ δ’ ὅς, ἄλλο τι ἡμῶν αὐτῶν τὸ μὲν σῶμά ἐστι, τὸ δὲ ψυχή; οὐδὲν ἄλλο, ἔφη. ποτέρῳ οὖν ὁμοιότερον τῷ εἴδει φαμὲν ἂν εἶναι καὶ συγγενέστερον τὸ σῶμα; παντί, ἔφη, τοῦτό γε δῆλον, ὅτι τῷ ὁρατῷ. τί δὲ ἡ ψυχή; ὁρατὸν ἢ ἀιδές; οὐχ ὑπ’ ἀνθρώπων γε, ὦ Σώκρατες , ἔφη. ἀλλὰ μὴν ἡμεῖς γε τὰ ὁρατὰ καὶ τὰ μὴ τῇ τῶν ἀνθρώπων φύσει ἐλέγομεν· ἢ ἄλλῃ τινὶ οἴει; τῇ τῶν ἀνθρώπων. τί οὖν περὶ ψυχῆς λέγομεν; ὁρατὸν ἢ ἀόρατον εἶναι; οὐχ ὁρατόν. ἀιδὲς ἄρα; ναί. ὁμοιότερον ἄρα ψυχὴ σώματός ἐστιν τῷ ἀιδεῖ, τὸ δὲ τῷ ὁρατῷ. πᾶσα ἀνάγκη, ὦ Σώκρατες . οὐκοῦν καὶ τόδε πάλαι ἐλέγομεν, ὅτι ἡ ψυχή, ὅταν μὲν τῷ σώματι προσχρῆται εἰς τὸ σκοπεῖν τι ἢ διὰ τοῦ ὁρᾶν ἢ διὰ τοῦ ἀκούειν ἢ δι’ ἄλλης τινὸς αἰσθήσεως - τοῦτο γάρ ἐστιν τὸ διὰ τοῦ σώματος, τὸ δι’ αἰσθήσεως σκοπεῖν τι - τότε μὲν ἕλκεται ὑπὸ τοῦ σώματος εἰς τὰ οὐδέποτε κατὰ ταὐτὰ ἔχοντα, καὶ αὐτὴ πλανᾶται καὶ ταράττεται καὶ εἰλιγγιᾷ ὥσπερ μεθύουσα, ἅτε τοιούτων ἐφαπτομένη; πάνυ γε. ὅταν δέ γε αὐτὴ καθ’ αὑτὴν σκοπῇ, ἐκεῖσε οἴχεται εἰς τὸ καθαρόν τε καὶ ἀεὶ ὂν καὶ ἀθάνατον καὶ ὡσαύτως ἔχον, καὶ ὡς συγγενὴς οὖσα αὐτοῦ ἀεὶ μετ’ ἐκείνου τε γίγνεται, ὅτανπερ αὐτὴ καθ᾽ αὑτὴν γένηται καὶ ἐξῇ αὐτῇ, καὶ πέπαυταί τε τοῦ πλάνου καὶ περὶ ἐκεῖνα ἀεὶ κατὰ ταὐτὰ ὡσαύτως ἔχει, ἅτε τοιούτων ἐφαπτομένη· καὶ τοῦτο αὐτῆς τὸ πάθημα φρόνησις κέκληται; παντάπασιν, ἔφη, καλῶς καὶ ἀληθῆ λέγεις, ὦ Σώκρατες . ποτέρῳ οὖν αὖ σοι δοκεῖ τῷ εἴδει καὶ ἐκ τῶν πρόσθεν καὶ ἐκ τῶν νῦν λεγομένων ψυχὴ ὁμοιότερον εἶναι καὶ συγγενέστερον; πᾶς ἄν μοι δοκεῖ, ἦ δ’ ὅς, συγχωρῆσαι, ὦ Σώκρατες , ἐκ ταύτης τῆς μεθόδου, καὶ ὁ δυσμαθέστατος, ὅτι ὅλῳ καὶ παντὶ ὁμοιότερόν ἐστι ψυχὴ τῷ ἀεὶ ὡσαύτως ἔχοντι μᾶλλον ἢ τῷ μή. τί δὲ τὸ σῶμα; τῷ ἑτέρῳ.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en
Phaedo. And you can see these and touch them and perceive them by the other senses, whereas the things which are always the same can be grasped only by the reason, and are invisible and not to be seen? Certainly, said he, that is true. Now, said he, shall we assume two kinds of existences, one visible, the other invisible? Let us assume them, said Cebes. And that the invisible is always the same and the visible constantly changing? Let us assume that also, said he. Well then, said Socrates, are we not made up of two parts, body and soul? Yes, he replied. Now to which class should we say the body is more similar and more closely akin? To the visible, said he; that is clear to everyone. And the soul? Is it visible or invisible? Invisible, to man, at least, Socrates. But we call things visible and invisible with reference to human vision, do we not? Yes, we do. Then what do we say about the soul? Can it be seen or not? It cannot be seen. Then it is invisible? Yes. Then the soul is more like the invisible than the body is, and the body more like the visible. Necessarily, Socrates. Now we have also been saying for a long time, have we not, that, when the soul makes use of the body for any inquiry, either through seeing or hearing or any of the other senses - for inquiry through the body means inquiry through the senses, - then it is dragged by the body to things which never remain the same, and it wanders about and is confused and dizzy like a drunken man because it lays hold upon such things? Certainly. But when the soul inquires alone by itself, it departs into the realm of the pure, the everlasting, the immortal and the changeless, and being akin to these it dwells always with them whenever it is by itself and is not hindered, and it has rest from its wanderings and remains always the same and unchanging with the changeless, since it is in communion therewith. And this state of the soul is called wisdom. Is it not so? Socrates, said he, what you say is perfectly right and true. And now again, in view of what we said before and of what has just been said, to which class do you think the soul has greater likeness and kinship? I think, Socrates, said he, that anyone, even the dullest, would agree, after this argument that the soul is infinitely more like that which is always the same than that which is not. And the body? Is more like the other. Consider, then, the matter in another way.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phédon. « Et tu peux voir ces choses, les toucher et les percevoir par les autres sens, tandis que les choses qui demeurent toujours identiques ne peuvent être saisies que par la raison, et sont invisibles, soustraites à la vue ?
« Certainement, dit-il, c’est vrai.
« Maintenant, dit-il, poserons-nous deux sortes d’existences, l’une visible et l’autre invisible ?
« Posons-les, dit Cébès.
« Et dirons-nous que l’invisible demeure toujours identique, tandis que le visible change continuellement ?
« Posons cela aussi, répondit-il.
« Eh bien, dit Socrate, ne sommes-nous pas composés de deux parties, le corps et l’âme ?
« Oui, répondit-il.
« À laquelle de ces classes dirons-nous que le corps ressemble le plus et qu’il est le plus étroitement apparenté ?
« Au visible, dit-il. C’est clair pour tout le monde.
« Et l’âme ? Est-elle visible ou invisible ?
« Invisible, du moins pour l’homme, Socrate.
« Mais lorsque nous parlons de choses visibles et invisibles, c’est par rapport à la vue humaine, n’est-ce pas ?
« Oui.
« Que disons-nous donc de l’âme ? Peut-on la voir ou non ?
« On ne peut la voir.
« Elle est donc invisible ?
« Oui.
« L’âme ressemble donc davantage à l’invisible que le corps, et le corps davantage au visible.
« Nécessairement, Socrate.
« Nous disons aussi depuis longtemps, n’est-ce pas, que lorsque l’âme se sert du corps pour quelque recherche, que ce soit par la vue, l’ouïe ou quelque autre sens, car rechercher au moyen du corps signifie rechercher au moyen des sens, elle est alors entraînée par le corps vers les choses qui ne demeurent jamais identiques. Elle erre, se trouble et éprouve le vertige comme un homme ivre, parce qu’elle s’attache à de telles choses.
« Certainement.
« Mais lorsque l’âme mène seule sa recherche par elle-même, elle part vers le domaine de ce qui est pur, éternel, immortel et immuable. Apparentée à ces réalités, elle demeure toujours avec elles chaque fois qu’elle est seule avec elle-même et que rien ne l’en empêche. Elle cesse alors d’errer et demeure toujours identique et immuable auprès de ce qui est immuable, puisqu’elle est en communion avec lui. Cet état de l’âme s’appelle la sagesse, n’est-ce pas ?
« Socrate, dit-il, ce que tu dis est parfaitement juste et vrai.
« Maintenant encore, à la lumière de ce que nous avons dit auparavant et de ce que nous venons de dire, à laquelle des deux classes penses-tu que l’âme ressemble et s’apparente le plus ?
« Je pense, Socrate, dit-il, qu’après ce raisonnement n’importe qui, même le plus obtus, conviendrait que l’âme ressemble infiniment plus à ce qui demeure toujours identique qu’à ce qui ne le demeure pas.
« Et le corps ?
« Il ressemble davantage à l’autre classe.
« Considère donc la question d’une autre manière. »
Concepts de ce passage
Soin de l’âme
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