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Platon
Phédon Passage 80
Passage 24 sur 62
Référence canonique 80
Grec ancien
perseus-plato-phaedo-grc
ΦΑΙΔ. ὅρα δὴ καὶ τῇδε ὅτι ἐπειδὰν ἐν τῷ αὐτῷ ὦσι ψυχὴ καὶ σῶμα, τῷ μὲν δουλεύειν καὶ ἄρχεσθαι ἡ φύσις προστάττει, τῇ δὲ ἄρχειν καὶ δεσπόζειν· καὶ κατὰ ταῦτα αὖ πότερόν σοι δοκεῖ ὅμοιον τῷ θείῳ εἶναι καὶ πότερον τῷ θνητῷ; ἢ οὐ δοκεῖ σοι τὸ μὲν θεῖον οἷον ἄρχειν τε καὶ ἡγεμονεύειν πεφυκέναι, τὸ δὲ θνητὸν ἄρχεσθαί τε καὶ δουλεύειν; ἔμοιγε. ποτέρῳ οὖν ἡ ψυχὴ ἔοικεν; δῆλα δή, ὦ Σώκρατες , ὅτι ἡ μὲν ψυχὴ τῷ θείῳ, τὸ δὲ σῶμα τῷ θνητῷ. σκόπει δή, ἔφη, ὦ Κέβης , εἰ ἐκ πάντων τῶν εἰρημένων τάδε ἡμῖν συμβαίνει, τῷ μὲν θείῳ καὶ ἀθανάτῳ καὶ νοητῷ καὶ μονοειδεῖ καὶ ἀδιαλύτῳ καὶ ἀεὶ ὡσαύτως κατὰ ταὐτὰ ἔχοντι ἑαυτῷ ὁμοιότατον εἶναι ψυχή, τῷ δὲ ἀνθρωπίνῳ καὶ θνητῷ καὶ πολυειδεῖ καὶ ἀνοήτῳ καὶ διαλυτῷ καὶ μηδέποτε κατὰ ταὐτὰ ἔχοντι ἑαυτῷ ὁμοιότατον αὖ εἶναι σῶμα. ἔχομέν τι παρὰ ταῦτα ἄλλο λέγειν, ὦ φίλε Κέβης , ᾗ οὐχ οὕτως ἔχει; οὐκ ἔχομεν. τί οὖν; τούτων οὕτως ἐχόντων ἆρ’ οὐχὶ σώματι μὲν ταχὺ διαλύεσθαι προσήκει, ψυχῇ δὲ αὖ τὸ παράπαν ἀδιαλύτῳ εἶναι ἢ ἐγγύς τι τούτου; πῶς γὰρ οὔ; ἐννοεῖς οὖν, ἔφη, ἐπειδὰν ἀποθάνῃ ὁ ἄνθρωπος, τὸ μὲν ὁρατὸν αὐτοῦ, τὸ σῶμα, καὶ ἐν ὁρατῷ κείμενον, ὃ δὴ νεκρὸν καλοῦμεν, ᾧ προσήκει διαλύεσθαι καὶ διαπίπτειν καὶ διαπνεῖσθαι, οὐκ εὐθὺς τούτων οὐδὲν πέπονθεν, ἀλλ᾽ ἐπιεικῶς συχνὸν ἐπιμένει χρόνον, ἐὰν μέν τις καὶ χαριέντως ἔχων τὸ σῶμα τελευτήσῃ καὶ ἐν τοιαύτῃ ὥρᾳ, καὶ πάνυ μάλα· συμπεσὸν γὰρ τὸ σῶμα καὶ ταριχευθέν, ὥσπερ οἱ ἐν Αἰγύπτῳ ταριχευθέντες, ὀλίγου ὅλον μένει ἀμήχανον ὅσον χρόνον, ἔνια δὲ μέρη τοῦ σώματος, καὶ ἂν σαπῇ, ὀστᾶ τε καὶ νεῦρα καὶ τὰ τοιαῦτα πάντα, ὅμως ὡς ἔπος εἰπεῖν ἀθάνατά ἐστιν· ἢ οὔ; ναί. ἡ δὲ ψυχὴ ἄρα, τὸ ἀιδές, τὸ εἰς τοιοῦτον τόπον ἕτερον οἰχόμενον γενναῖον καὶ καθαρὸν καὶ ἀιδῆ, εἰς Ἅιδου ὡς ἀληθῶς, παρὰ τὸν ἀγαθὸν καὶ φρόνιμον θεόν, οἷ, ἂν θεὸς θέλῃ, αὐτίκα καὶ τῇ ἐμῇ ψυχῇ ἰτέον, αὕτη δὲ δὴ ἡμῖν ἡ τοιαύτη καὶ οὕτω πεφυκυῖα ἀπαλλαττομένη τοῦ σώματος εὐθὺς διαπεφύσηται καὶ ἀπόλωλεν, ὥς φασιν οἱ πολλοὶ ἄνθρωποι; πολλοῦ γε δεῖ, ὦ φίλε Κέβης τε καὶ Σιμμία , ἀλλὰ πολλῷ μᾶλλον ὧδ’ ἔχει· ἐὰν μὲν καθαρὰ ἀπαλλάττηται, μηδὲν τοῦ σώματος συνεφέλκουσα, ἅτε οὐδὲν κοινωνοῦσα αὐτῷ ἐν τῷ βίῳ ἑκοῦσα εἶναι, ἀλλὰ φεύγουσα αὐτὸ καὶ συνηθροισμένη αὐτὴ εἰς ἑαυτήν, ἅτε μελετῶσα ἀεὶ τοῦτο - τὸ δὲ οὐδὲν ἄλλο ἐστὶν ἢ ὀρθῶς φιλοσοφοῦσα καὶ τῷ ὄντι τεθνάναι μελετῶσα ῥᾳδίως· ἢ οὐ τοῦτ’ ἂν εἴη μελέτη θανάτου;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en
Phaedo. When the soul and the body are joined together, nature directs the one to serve and be ruled, and the other to rule and be master. Now this being the case, which seems to you like the divine, and which like the mortal? Or do you not think that the divine is by nature fitted to rule and lead, and the mortal to obey and serve? Yes, I think so. Which, then, does the soul resemble? Clearly, Socrates, the soul is like the divine and the body like the mortal. Then see, Cebes, if this is not the conclusion from all that we have said, that the soul is most like the divine and immortal and intellectual and uniform and indissoluble and ever unchanging, and the body, on the contrary, most like the human and mortal and multiform and unintellectual and dissoluble and ever changing. Can we say anything, my dear Cebes, to show that this is not so? No, we cannot. Well then, since this is the case, is it not natural for the body to meet with speedy dissolution and for the soul, on the contrary, to be entirely indissoluble, or nearly so? Of course. Observe, he went on, that when a man dies, the visible part of him, the body, which lies in the visible world and which we call the corpse, which is naturally subject to dissolution and decomposition, does not undergo these processes at once, but remains for a considerable time, and even for a very long time, if death takes place when the body is in good condition, and at a favorable time of the year. For when the body is shrunk and embalmed, as is done in Egypt , it remains almost entire for an incalculable time. And even if the body decay, some parts of it, such as the bones and sinews and all that, are, so to speak, indestructible. Is not that true? Yes. But the soul, the invisible, which departs into another place which is, like itself, noble and pure and invisible, to the realm of the god of the other world in truth, to the good and wise god, whither, if God will, my soul is soon to go, - is this soul, which has such qualities and such a nature, straightway scattered and destroyed when it departs from the body, as most men say? Far from it, dear Cebes and Simmias, but the truth is much rather this - if it departs pure, dragging with it nothing of the body, because it never willingly associated with the body in life, but avoided it and gathered itself into itself alone, since this has always been its constant study - but this means nothing else than that it pursued philosophy rightly and really practiced being in a state of death: or is not this the practice of death?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phédon. « Lorsque l’âme et le corps sont unis, la nature assigne à l’un de servir et d’être gouverné, à l’autre de gouverner et de commander. Cela étant, lequel te paraît semblable au divin, et lequel au mortel ? Ne penses-tu pas que le divin est naturellement fait pour gouverner et conduire, tandis que le mortel est fait pour obéir et servir ?
« Oui, je le pense.
« Auquel l’âme ressemble-t-elle donc ?
« Il est clair, Socrate, que l’âme ressemble au divin et le corps au mortel.
« Vois alors, Cébès, si la conclusion de tout ce que nous avons dit n’est pas celle-ci : l’âme ressemble au plus haut point à ce qui est divin, immortel, intelligible, uniforme, indissoluble et toujours immuable, tandis que le corps ressemble au plus haut point à ce qui est humain, mortel, multiforme, dépourvu d’intelligence, dissoluble et toujours changeant. Pouvons-nous dire quelque chose, mon cher Cébès, qui montre qu’il n’en est pas ainsi ?
« Non, nous ne le pouvons pas.
« Eh bien, puisqu’il en est ainsi, n’est-il pas naturel que le corps connaisse une prompte dissolution et que l’âme, au contraire, soit entièrement indissoluble, ou à peu de chose près ?
« Bien sûr.
« Observe, poursuivit-il, que lorsqu’un homme meurt, sa partie visible, le corps, qui repose dans le monde visible et que nous appelons le cadavre, bien qu’elle soit naturellement sujette à la dissolution et à la décomposition, ne subit pas aussitôt ces processus, mais subsiste pendant un temps considérable, et même très longtemps si la mort survient alors que le corps est en bon état et à une saison favorable. Car lorsque le corps est desséché et embaumé, comme on le fait en Égypte, il demeure presque entier pendant une durée incalculable. Et même si le corps se décompose, certaines de ses parties, comme les os, les tendons et tout ce qui leur ressemble, sont pour ainsi dire indestructibles. N’est-ce pas vrai ?
« Oui.
« Mais l’âme, l’invisible, qui s’en va vers un autre lieu qui est, comme elle, noble, pur et invisible, vers le domaine véritable du dieu de l’autre monde, le dieu bon et sage auprès duquel, si Dieu le veut, mon âme doit bientôt aller, cette âme qui possède de telles qualités et une telle nature serait-elle aussitôt dispersée et détruite lorsqu’elle quitte le corps, comme le disent la plupart des hommes ?
« Il s’en faut de beaucoup, chers Cébès et Simmias. La vérité est bien plutôt celle-ci : si elle quitte le corps en étant pure, sans rien de corporel qu’elle entraîne avec elle, parce que durant sa vie elle ne s’est jamais volontairement associée au corps, mais l’a évité et s’est recueillie seule en elle-même, puisque telle a toujours été son étude constante, cela ne signifie rien d’autre qu’elle a correctement pratiqué la philosophie et s’est véritablement exercée à être dans un état de mort. N’est-ce pas là s’exercer à mourir ? »
Concepts de ce passage
Bienfait
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Soin de l’âme
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Mort
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Éther et champ
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Formes intelligibles
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Amitié
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Dieu
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Nature
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Péché
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Temps
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