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Platon
Phédon Passage 89
Passage 33 sur 62
Référence canonique 89
Grec ancien
perseus-plato-phaedo-grc
ΦΑΙΔ. καὶ μήν, ὦ Ἐχέκρατες , πολλάκις θαυμάσας Σωκράτη οὐ πώποτε μᾶλλον ἠγάσθην ἢ τότε παραγενόμενος. τὸ μὲν οὖν ἔχειν ὅτι λέγοι ἐκεῖνος ἴσως οὐδὲν ἄτοπον· ἀλλὰ ἔγωγε μάλιστα ἐθαύμασα αὐτοῦ πρῶτον μὲν τοῦτο, ὡς ἡδέως καὶ εὐμενῶς καὶ ἀγαμένως τῶν νεανίσκων τὸν λόγον ἀπεδέξατο, ἔπειτα ἡμῶν ὡς ὀξέως ᾔσθετο ὃ ᾽πεπόνθεμεν ὑπὸ τῶν λόγων, ἔπειτα ὡς εὖ ἡμᾶς ἰάσατο καὶ ὥσπερ πεφευγότας καὶ ἡττημένους ἀνεκαλέσατο καὶ προύτρεψεν πρὸς τὸ παρέπεσθαί τε καὶ συσκοπεῖν τὸν λόγον. ΕΧ. πῶς δή; ΦΑΙΔ. ἐγὼ ἐρῶ. ἔτυχον γὰρ ἐν δεξιᾷ αὐτοῦ καθήμενος παρὰ τὴν κλίνην ἐπὶ χαμαιζήλου τινός, ὁ δὲ ἐπὶ πολὺ ὑψηλοτέρου ἢ ἐγώ. καταψήσας οὖν μου τὴν κεφαλὴν καὶ συμπιέσας τὰς ἐπὶ τῷ αὐχένι τρίχας - εἰώθει γάρ, ὁπότε τύχοι, παίζειν μου εἰς τὰς τρίχας - Αὔριον δή, ἔφη, ἴσως, ὦ Φαίδων , τὰς καλὰς ταύτας κόμας ἀποκερῇ. ἔοικεν, ἦν δ᾽ ἐγώ, ὦ Σώκρατες . οὔκ, ἄν γε ἐμοὶ πείθῃ. ἀλλὰ τί; ἦν δ’ ἐγώ. τήμερον, ἔφη, κἀγὼ τὰς ἐμὰς καὶ σὺ ταύτας, ἐάνπερ γε ἡμῖν ὁ λόγος τελευτήσῃ καὶ μὴ δυνώμεθα αὐτὸν ἀναβιώσασθαι. καὶ ἔγωγ’ ἄν, εἰ σὺ εἴην καί με διαφεύγοι ὁ λόγος, ἔνορκον ἂν ποιησαίμην ὥσπερ Ἀργεῖοι , μὴ πρότερον κομήσειν, πρὶν ἂν νικήσω ἀναμαχόμενος τὸν Σιμμίου τε καὶ κέβητος λόγον. ἀλλ᾽, ἦν δ’ ἐγώ, πρὸς δύο λέγεται οὐδ’ ὁ Ἡρακλῆς οἷός τε εἶναι. ἀλλὰ καὶ ἐμέ, ἔφη, τὸν Ἰόλεων παρακάλει, ἕως ἔτι φῶς ἐστιν. παρακαλῶ τοίνυν, ἔφην, οὐχ ὡς Ἡρακλῆς , ἀλλ’ ὡς Ἰόλεως τὸν Ἡρακλῆ . οὐδὲν διοίσει, ἔφη. ἀλλὰ πρῶτον εὐλαβηθῶμέν τι πάθος μὴ πάθωμεν. τὸ ποῖον; ἦν δ’ ἐγώ. μὴ γενώμεθα, ἦ δ’ ὅς, μισόλογοι, ὥσπερ οἱ μισάνθρωποι γιγνόμενοι· ὡς οὐκ ἔστιν, ἔφη, ὅτι ἄν τις μεῖζον τούτου κακὸν πάθοι ἢ λόγους μισήσας. γίγνεται δὲ ἐκ τοῦ αὐτοῦ τρόπου μισολογία τε καὶ μισανθρωπία. ἥ τε γὰρ μισανθρωπία ἐνδύεται ἐκ τοῦ σφόδρα τινὶ πιστεῦσαι ἄνευ τέχνης, καὶ ἡγήσασθαι παντάπασί γε ἀληθῆ εἶναι καὶ ὑγιῆ καὶ πιστὸν τὸν ἄνθρωπον, ἔπειτα ὀλίγον ὕστερον εὑρεῖν τοῦτον πονηρόν τε καὶ ἄπιστον, καὶ αὖθις ἕτερον· καὶ ὅταν τοῦτο πολλάκις πάθῃ τις καὶ ὑπὸ τούτων μάλιστα οὓς ἂν ἡγήσαιτο οἰκειοτάτους τε καὶ ἑταιροτάτους, τελευτῶν δὴ θαμὰ προσκρούων μισεῖ τε πάντας καὶ ἡγεῖται οὐδενὸς οὐδὲν ὑγιὲς εἶναι τὸ παράπαν. ἢ οὐκ ᾔσθησαι σύ πω τοῦτο γιγνόμενον; πάνυ γε, ἦν δ᾽ ἐγώ. οὐκοῦν, ἦ δ’ ὅς, αἰσχρόν, καὶ δῆλον ὅτι ἄνευ τέχνης τῆς περὶ τἀνθρώπεια ὁ τοιοῦτος χρῆσθαι ἐπεχείρει τοῖς ἀνθρώποις;
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-phaedo-en
Phaedo. Echecrates, I have often wondered at Socrates, but never did I admire him more than then. That he had an answer ready was perhaps to be expected; but what astonished me more about him was, first, the pleasant, gentle, and respectful manner in which he listened to the young men’s criticisms, secondly, his quick sense of the effect their words had upon us, and lastly, the skill with which he cured us and, as it were, recalled us from our flight and defeat and made us face about and follow him and join in his examination of the argument. Echecrates. How did he do it? Phaedo. I will tell you. I was sitting at his right hand on a low stool beside his couch, and his seat was a good deal higher than mine. He stroked my head and gathered the hair on the back of my neck into his hand - he had a habit of playing with my hair on occasion - and said, Tomorrow, perhaps, Phaedo, you will cut off this beautiful hair. I suppose so, Socrates, said I. Not if you take my advice. What shall I do then? I asked. You will cut it off today, and I will cut mine, if our argument dies and we cannot bring it to life again. If I were you and the argument escaped me, I would take an oath, like the Argives, not to let my hair grow until I had renewed the fight and won a victory over the argument of Simmias and Cebes. But, I replied, they say that even Heracles is not a match for two. Well, said he, call me to help you, as your Iolaus, while there is still light. I call you to help, then, said I, not as Heracles calling Iolaus, but as Iolaus calling Heracles. That is all one, said he. But first let us guard against a danger. Of what sort? I asked. The danger of becoming misologists or haters of argument, said he, as people become misanthropists or haters of man; for no worse evil can happen to a man than to hate argument. Misology and misanthropy arise from similar causes. For misanthropy arises from trusting someone implicitly without sufficient knowledge. You think the man is perfectly true and sound and trustworthy, and afterwards you find him base and false. Then you have the same experience with another person. By the time this has happened to a man a good many times, especially if it happens among those whom he might regard as his nearest and dearest friends, he ends by being in continual quarrels and by hating everybody and thinking there is nothing sound in anyone at all. Have you not noticed this? Certainly, said I. Well, he went on, is it not disgraceful, and is it not plain that such a man undertakes to consort with men when he has no knowledge of human nature?
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Phédon. Échécrate, j’ai souvent été émerveillé par Socrate, mais jamais je ne l’ai admiré davantage qu’en cette occasion. Qu’il eût une réponse prête était peut-être prévisible. Mais ce qui m’étonna davantage chez lui fut, premièrement, la manière agréable, douce et respectueuse dont il écouta les critiques des jeunes gens, deuxièmement, la promptitude avec laquelle il perçut l’effet que leurs paroles avaient produit sur nous, et enfin, l’habileté avec laquelle il nous guérit et, pour ainsi dire, nous rappela de notre fuite et de notre défaite, nous fit faire volte-face, le suivre et nous joindre à lui dans l’examen du raisonnement. Échécrate. Comment fit-il ? Phédon. Je vais te le dire. J’étais assis à sa droite, sur un petit tabouret près de son lit, et son siège était beaucoup plus élevé que le mien. Il me caressa la tête et prit dans sa main les cheveux de ma nuque, car il avait l’habitude de jouer parfois avec mes cheveux, puis il dit : Demain, peut-être, Phédon, couperas-tu ces beaux cheveux. Je le suppose, Socrate, dis-je. Pas si tu suis mon conseil. Que dois-je donc faire ? demandai-je. Tu les couperas aujourd’hui, et je couperai les miens, si notre raisonnement meurt et que nous ne pouvons le ramener à la vie. Si j’étais à ta place et que le raisonnement m’échappât, je ferais le serment, comme les Argiens, de ne pas laisser repousser mes cheveux avant d’avoir repris le combat et remporté la victoire sur le raisonnement de Simmias et de Cébès. Mais, répondis-je, on dit que même Héraclès n’est pas de force contre deux adversaires. Eh bien, dit-il, appelle-moi à ton aide, comme ton Iolaos, tant qu’il fait encore jour. Je t’appelle donc à mon aide, dis-je, non comme Héraclès appelle Iolaos, mais comme Iolaos appelle Héraclès. Cela revient au même, dit-il. Mais gardons-nous d’abord d’un danger. Lequel ? demandai-je. Celui de devenir misologues, c’est-à-dire ennemis du raisonnement, dit-il, comme on devient misanthropes, c’est-à-dire ennemis des hommes. Car aucun mal plus grand ne peut arriver à un homme que de haïr le raisonnement. La misologie et la misanthropie naissent de causes semblables. La misanthropie naît en effet lorsqu’on accorde à quelqu’un une confiance absolue sans le connaître suffisamment. On pense que cet homme est parfaitement sincère, sain et digne de confiance, puis on découvre ensuite qu’il est vil et trompeur. On fait alors la même expérience avec une autre personne. Lorsque cela est arrivé bien des fois à un homme, surtout parmi ceux qu’il pouvait tenir pour ses amis les plus proches et les plus chers, il finit par être en querelle continuelle, haïr tout le monde et penser qu’il n’y a absolument rien de sain en personne. N’as-tu pas remarqué cela ? Certainement, dis-je. Eh bien, poursuivit-il, n’est-ce pas honteux ? Et n’est-il pas clair qu’un tel homme entreprend de fréquenter les hommes sans avoir aucune connaissance de la nature humaine ?
Concepts de ce passage
Colère
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Soin de l’âme
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Mort
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Éther et champ
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Famille
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Formes intelligibles
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Amitié
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Connaissance
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Logos de la nature
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Nature
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Éros philosophique
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Raison
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Temps
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Guerre et paix
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