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Platon
Théétète Passage 158
Passage 17 sur 69
Référence canonique 158
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΘΕΑΙ. ἀληθέστατα λέγεις, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. τίς δὴ οὖν, ὦ παῖ, λείπεται λόγος τῷ τὴν αἴσθησιν ἐπιστήμην τιθεμένῳ καὶ τὰ φαινόμενα ἑκάστῳ ταῦτα καὶ εἶναι τούτῳ ᾧ φαίνεται; ΘΕΑΙ. ἐγὼ μέν, ὦ Σώκρατες, ὀκνῶ εἰπεῖν ὅτι οὐκ ἔχω τί λέγω, διότι μοι νυνδὴ ἐπέπληξας εἰπόντι αὐτό. ἐπεὶ ὡς ἀληθῶς γε οὐκ ἂν δυναίμην ἀμφισβητῆσαι ὡς οἱ μαινόμενοι ἢ οἱ ὀνειρώττοντες οὐ ψευδῆ δοξάζουσιν, ὅταν οἱ μὲν θεοὶ αὐτῶν οἴωνται εἶναι, οἱ δὲ πτηνοί τε καὶ ὡς πετόμενοι ἐν τῷ ὕπνῳ διανοῶνται. ΣΩ. ἆρʼ οὖν οὐδὲ τὸ τοιόνδε ἀμφισβήτημα ἐννοεῖς περὶ αὐτῶν, μάλιστα δὲ περὶ τοῦ ὄναρ τε καὶ ὕπαρ; ΘΕΑΙ. τὸ ποῖον; ΣΩ. ὃ πολλάκις σε οἶμαι ἀκηκοέναι ἐρωτώντων, τί ἄν τις ἔχοι τεκμήριον ἀποδεῖξαι, εἴ τις ἔροιτο νῦν οὕτως ἐν τῷ παρόντι πότερον καθεύδομεν καὶ πάντα ἃ διανοούμεθα ὀνειρώττομεν, ἢ ἐγρηγόραμέν τε καὶ ὕπαρ ἀλλήλοις διαλεγόμεθα. ΘΕΑΙ. καὶ μήν, ὦ Σώκρατες, ἄπορόν γε ὅτῳ χρὴ ἐπιδεῖξαι τεκμηρίῳ· πάντα γὰρ ὥσπερ ἀντίστροφα τὰ αὐτὰ παρακολουθεῖ. ἅ τε γὰρ νυνὶ διειλέγμεθα οὐδὲν κωλύει καὶ ἐν τῷ ὕπνῳ δοκεῖν ἀλλήλοις διαλέγεσθαι· καὶ ὅταν δὴ ὄναρ ὀνείρατα δοκῶμεν διηγεῖσθαι, ἄτοπος ἡ ὁμοιότης τούτων ἐκείνοις. ΣΩ. ὁρᾷς οὖν ὅτι τό γε ἀμφισβητῆσαι οὐ χαλεπόν, ὅτε καὶ πότερόν ἐστιν ὕπαρ ἢ ὄναρ ἀμφισβητεῖται, καὶ δὴ ἴσου ὄντος τοῦ χρόνου ὃν καθεύδομεν ᾧ ἐγρηγόραμεν, ἐν ἑκατέρῳ διαμάχεται ἡμῶν ἡ ψυχὴ τὰ ἀεὶ παρόντα δόγματα παντὸς μᾶλλον εἶναι ἀληθῆ, ὥστε ἴσον μὲν χρόνον τάδε φαμὲν ὄντα εἶναι, ἴσον δὲ ἐκεῖνα, καὶ ὁμοίως ἐφʼ ἑκατέροις διισχυριζόμεθα. ΘΕΑΙ. παντάπασι μὲν οὖν. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ περὶ νόσων τε καὶ μανιῶν ὁ αὐτὸς λόγος, πλὴν τοῦ χρόνου ὅτι οὐχὶ ἴσος; ΘΕΑΙ. ὀρθῶς. ΣΩ. τί οὖν; πλήθει χρόνου καὶ ὀλιγότητι τὸ ἀληθὲς ὁρισθήσεται; ΘΕΑΙ. γελοῖον μεντἂν εἴη πολλαχῇ. ΣΩ. ἀλλά τι ἄλλο ἔχεις σαφὲς ἐνδείξασθαι ὁποῖα τούτων τῶν δοξασμάτων ἀληθῆ; ΘΕΑΙ. οὔ μοι δοκῶ. ΣΩ. ἐμοῦ τοίνυν ἄκουε οἷα περὶ αὐτῶν ἂν λέγοιεν οἱ τὰ ἀεὶ δοκοῦντα ὁριζόμενοι τῷ δοκοῦντι εἶναι ἀληθῆ. λέγουσι δέ, ὡς ἐγὼ οἶμαι, οὕτως ἐρωτῶντες· ὦ Θεαίτητε, ὃ ἂν ἕτερον ᾖ παντάπασιν, μή πῄ τινα δύναμιν τὴν αὐτὴν ἕξει τῷ ἑτέρῳ; καὶ μὴ ὑπολάβωμεν τῇ μὲν ταὐτὸν εἶναι ὃ ἐρωτῶμεν τῇ δὲ ἕτερον, ἀλλʼ ὅλως ἕτερον.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
THEAET. What you say is very true, Socrates. SOC. What argument is left, then, my boy, for the man who says that perception is knowledge and that in each case the things which appear are to the one to whom they appear? THEAET. I hesitate to say, Socrates, that I have no reply to make, because you scolded me just now when I said that. But really I cannot dispute that those who are insane or dreaming have false opinions, when some of them think they are gods and others fancy in their sleep that they have wings and are flying. SOC. Don’t you remember, either, the similar dispute about these errors, especially about sleeping and waking? THEAET. What dispute? SOC. One which I fancy you have often heard. The question is asked, what proof you could give if anyone should ask us now, at the present moment, whether we are asleep and our thoughts are a dream, or whether we are awake and talking with each other in a waking condition. THEAET. Really, Socrates, I don’t see what proof can be given; for there is an exact correspondence in all particulars, as between the strophe and antistrophe of a choral song. Take, for instance, the conversation we have just had: there is nothing to prevent us from imagining in our sleep also that we are carrying on this conversation with each other, and when in a dream we imagine that we are relating dreams, the likeness between the one talk and the other is remarkable. SOC. So you see it is not hard to dispute the point, since it is even open to dispute whether we are awake or in a dream. Now since the time during which we are asleep is equal to that during which we are awake, in each state our spirit contends that the semblances that appear to it at any time are certainly true, so that for half the time we say that this is true, and for half the time the other, and we maintain each with equal confidence. THEAET. Certainly. SOC. And may not, then, the same be said about insanity and the other diseases, except that the time is not equal? THEAET. Yes. SOC. Well, then, shall truth be determined by the length or shortness of time? THEAET. That would be absurd in many ways. SOC. But can you show clearly in any other way which of the two sets of opinions is true? THEAET. I do not think I can. SOC. Listen, then, while I tell you what would be said about them by those who maintain that what appears at any time is true for him to whom it appears. They begin, I imagine, by asking this question: Theaetetus, can that which is wholly other have in any way the same quality as its alternative? And we must not assume that the thing in question is partially the same and partially other, but wholly other.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
THÉÉT. Ce que tu dis est très vrai, Socrate. SOC. Quel argument reste-t-il donc, mon garçon, à celui qui affirme que la perception est connaissance et que, dans chaque cas, les choses qui apparaissent sont pour celui auquel elles apparaissent ? THÉÉT. J’hésite à dire, Socrate, que je n’ai aucune réponse à donner, parce que tu m’as réprimandé tout à l’heure lorsque je l’ai dit. Mais, en vérité, je ne peux contester que les fous et ceux qui rêvent aient des opinions fausses, puisque certains se croient des dieux et que d’autres s’imaginent, dans leur sommeil, avoir des ailes et voler. SOC. Ne te souviens-tu pas non plus de la controverse analogue au sujet de ces erreurs, particulièrement à propos du sommeil et de la veille ? THÉÉT. Quelle controverse ? SOC. Celle que tu as souvent entendue, je suppose. On demande quelle preuve tu pourrais donner si quelqu’un nous interrogeait maintenant, en cet instant même, pour savoir si nous dormons et si nos pensées sont un rêve, ou si nous sommes éveillés et nous parlons l’un à l’autre dans l’état de veille. THÉÉT. En vérité, Socrate, je ne vois pas quelle preuve on pourrait donner. Il existe une correspondance exacte dans tous les détails, comme entre la strophe et l’antistrophe d’un chant choral. Prends par exemple la conversation que nous venons d’avoir : rien ne nous empêche d’imaginer aussi dans notre sommeil que nous tenons cette conversation l’un avec l’autre. Et lorsque, dans un rêve, nous nous imaginons raconter des rêves, la ressemblance entre l’un et l’autre entretien est remarquable. SOC. Tu vois donc qu’il n’est pas difficile de contester ce point, puisqu’il est même possible de contester si nous sommes éveillés ou en train de rêver. Or, puisque la durée de notre sommeil est égale à celle de notre veille, dans chacun de ces états notre esprit soutient que les apparences qui se présentent à lui à chaque moment sont certainement vraies. Ainsi, pendant la moitié du temps, nous disons que ceci est vrai, et pendant l’autre moitié, que c’est cela, et nous soutenons l’un et l’autre avec une égale assurance. THÉÉT. Certainement. SOC. Ne peut-on donc pas dire la même chose de la folie et des autres maladies, à ceci près que la durée n’est pas égale ? THÉÉT. Si. SOC. Eh bien, la vérité sera-t-elle déterminée par la longueur ou la brièveté du temps ? THÉÉT. Ce serait absurde à bien des égards. SOC. Mais peux-tu montrer clairement, d’une autre manière, lequel des deux ensembles d’opinions est vrai ? THÉÉT. Je ne crois pas le pouvoir. SOC. Écoute donc ce que diraient à leur sujet ceux qui soutiennent que ce qui apparaît à chaque moment est vrai pour celui auquel cela apparaît. Ils commenceraient, je suppose, par poser cette question : Théétète, ce qui est entièrement autre peut-il avoir de quelque manière la même qualité que son contraire ? Et ne supposons pas que la chose en question soit en partie la même et en partie autre, mais qu’elle soit entièrement autre.
Concepts de ce passage
Aporie
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Soin de l’âme
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Dialectique
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Éther et champ
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Famille
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Formes intelligibles
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Dieu
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Justice
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Connaissance
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Logos de la nature
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Mémoire
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Messie
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Esprit
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