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Platon
Théétète Passage 173
Passage 32 sur 69
Référence canonique 173
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΣΩ. τὴν γὰρ αὔξην καὶ τὸ εὐθύ τε καὶ τὸ ἐλευθέριον ἡ ἐκ νέων δουλεία ἀφῄρηται, ἀναγκάζουσα πράττειν σκολιά, μεγάλους κινδύνους καὶ φόβους ἔτι ἁπαλαῖς ψυχαῖς ἐπιβάλλουσα, οὓς οὐ δυνάμενοι μετὰ τοῦ δικαίου καὶ ἀληθοῦς ὑποφέρειν, εὐθὺς ἐπὶ τὸ ψεῦδός τε καὶ τὸ ἀλλήλους ἀνταδικεῖν τρεπόμενοι πολλὰ κάμπτονται καὶ συγκλῶνται, ὥσθʼ ὑγιὲς οὐδὲν ἔχοντες τῆς διανοίας εἰς ἄνδρας ἐκ μειρακίων τελευτῶσι, δεινοί τε καὶ σοφοὶ γεγονότες, ὡς οἴονται. καὶ οὗτοι μὲν δὴ τοιοῦτοι, ὦ Θεόδωρε· τοὺς δὲ τοῦ ἡμετέρου χοροῦ πότερον βούλει διελθόντες ἢ ἐάσαντες πάλιν ἐπὶ τὸν λόγον τρεπώμεθα, ἵνα μὴ καί, ὃ νυνδὴ ἐλέγομεν, λίαν πολὺ τῇ ἐλευθερίᾳ καὶ μεταλήψει τῶν λόγων καταχρώμεθα; ΘΕΟ. μηδαμῶς, ὦ Σώκρατες, ἀλλὰ διελθόντες. πάνυ γὰρ εὖ τοῦτο εἴρηκας, ὅτι οὐχ ἡμεῖς οἱ ἐν τῷ τοιῷδε χορεύοντες τῶν λόγων ὑπηρέται, ἀλλʼ οἱ λόγοι ἡμέτεροι ὥσπερ οἰκέται, καὶ ἕκαστος αὐτῶν περιμένει ἀποτελεσθῆναι ὅταν ἡμῖν δοκῇ· οὔτε γὰρ δικαστὴς οὔτε θεατὴς ὥσπερ ποιηταῖς ἐπιτιμήσων τε καὶ ἄρξων ἐπιστατεῖ παρʼ ἡμῖν. ΣΩ. λέγωμεν δή, ὡς ἔοικεν, ἐπεὶ σοί γε δοκεῖ, περὶ τῶν κορυφαίων· τί γὰρ ἄν τις τούς γε φαύλως διατρίβοντας ἐν φιλοσοφίᾳ λέγοι; οὗτοι δέ που ἐκ νέων πρῶτον μὲν εἰς ἀγορὰν οὐκ ἴσασι τὴν ὁδόν, οὐδὲ ὅπου δικαστήριον ἢ βουλευτήριον ἤ τι κοινὸν ἄλλο τῆς πόλεως συνέδριον· νόμους δὲ καὶ ψηφίσματα λεγόμενα ἢ γεγραμμένα οὔτε ὁρῶσιν οὔτε ἀκούουσι· σπουδαὶ δὲ ἑταιριῶν ἐπʼ ἀρχὰς καὶ σύνοδοι καὶ δεῖπνα καὶ σὺν αὐλητρίσι κῶμοι, οὐδὲ ὄναρ πράττειν προσίσταται αὐτοῖς. εὖ δὲ ἢ κακῶς τις γέγονεν ἐν πόλει, ἤ τί τῳ κακόν ἐστιν ἐκ προγόνων γεγονὸς ἢ πρὸς ἀνδρῶν ἢ γυναικῶν, μᾶλλον αὐτὸν λέληθεν ἢ οἱ τῆς θαλάττης λεγόμενοι χόες. καὶ ταῦτα πάντʼ οὐδʼ ὅτι οὐκ οἶδεν, οἶδεν· οὐδὲ γὰρ αὐτῶν ἀπέχεται τοῦ εὐδοκιμεῖν χάριν, ἀλλὰ τῷ ὄντι τὸ σῶμα μόνον ἐν τῇ πόλει κεῖται αὐτοῦ καὶ ἐπιδημεῖ, ἡ δὲ διάνοια, ταῦτα πάντα ἡγησαμένη σμικρὰ καὶ οὐδέν, ἀτιμάσασα πανταχῇ πέτεται κατὰ Πίνδαρον τᾶς τε γᾶς ὑπένερθε καὶ τὰ ἐπίπεδα γεωμετροῦσα, οὐρανοῦ θʼ ὕπερ ἀστρονομοῦσα, καὶ πᾶσαν πάντῃ φύσιν ἐρευνωμένη τῶν ὄντων ἑκάστου ὅλου, εἰς τῶν ἐγγὺς οὐδὲν αὑτὴν συγκαθιεῖσα.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
SOC. For they have been deprived of growth and straightforwardness and independence by the slavery they have endured from their youth up, for this forces them to do crooked acts by putting a great burden of fears and dangers upon their souls while these are still tender; and since they cannot bear this burden with uprightness and truth, they turn forthwith to deceit and to requiting wrong with wrong, so that they become greatly bent and stunted. Consequently they pass from youth to manhood with no soundness of mind in them, but they think they have become clever and wise. So much for them, Theodorus. Shall we describe those who belong to our band, or shall we let that go and return to the argument, in order to avoid abuse of that freedom and variety of discourse, of which we were speaking just now? THEO. By all means, Socrates, describe them; for I like your saying that we who belong to this band are not the servants of our arguments, but the arguments are, as it were, our servants, and each of them must await our pleasure to be finished; for we have neither judge, nor, as the poets have, any spectator set over us to censure and rule us. SOC. Very well, that is quite appropriate, since it is your wish; and let us speak of the leaders; for why should anyone talk about the inferior philosophers? The leaders, in the first place, from their youth up, remain ignorant of the way to the agora, do not even know where the court-room is, or the senate-house, or any other public place of assembly; as for laws and decrees, they neither hear the debates upon them nor see them when they are published; and the strivings of political clubs after public offices, and meetings, and banquets, and revellings with chorus girls - it never occurs to them even in their dreams to indulge in such things. And whether anyone in the city is of high or low birth, or what evil has been inherited by anyone from his ancestors, male or female, are matters to which they pay no more attention than to the number of pints in the sea, as the saying is. And all these things the philosopher does not even know that he does not know; for he does not keep aloof from them for the sake of gaining reputation, but really it is only his body that has its place and home in the city; his mind, considering all these things petty and of no account, disdains them and is borne in all directions, as Pindar says, both below the earth, and measuring the surface of the earth, and above the sky, studying the stars, and investigating the universal nature of every thing that is, each in its entirety, never lowering itself to anything close at hand.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
SOCR. Car la servitude qu’ils ont endurée depuis leur jeunesse les a privés de croissance, de droiture et d’indépendance. Elle les force à agir de manière tortueuse en imposant à leurs âmes, encore tendres, un lourd fardeau de craintes et de dangers. Comme ils ne peuvent porter ce fardeau avec rectitude et vérité, ils se tournent aussitôt vers la tromperie et rendent injustice pour injustice, de sorte qu’ils deviennent profondément courbés et rabougris. Ils passent donc de la jeunesse à l’âge d’homme sans aucune santé d’esprit, tout en croyant être devenus habiles et sages. Voilà pour eux, Théodore. Décrirons-nous ceux qui appartiennent à notre bande, ou laisserons-nous cela de côté pour revenir au raisonnement, afin de ne pas abuser de cette liberté et de cette variété de discours dont nous parlions à l’instant ?
THÉOD. Décris-les absolument, Socrate. Car j’aime que tu dises que nous, qui appartenons à cette bande, ne sommes pas les serviteurs de nos raisonnements, mais que nos raisonnements sont en quelque sorte nos serviteurs, et que chacun d’eux doit attendre notre bon plaisir pour être achevé. En effet, nous n’avons ni juge ni, comme les poètes, aucun spectateur établi au-dessus de nous pour nous censurer et nous gouverner.
SOCR. Très bien, cela convient tout à fait, puisque tel est ton désir. Parlons donc des chefs, car pourquoi parlerait-on des philosophes inférieurs ? Tout d’abord, depuis leur jeunesse, les chefs ignorent le chemin qui mène à l’agora. Ils ne savent même pas où se trouvent le tribunal, le sénat ou tout autre lieu d’assemblée publique. Quant aux lois et aux décrets, ils n’entendent pas les débats à leur sujet et ne les voient pas lorsqu’ils sont publiés. Les efforts des factions politiques pour obtenir les charges publiques, les réunions, les banquets et les réjouissances accompagnées de joueuses de flûte, il ne leur vient même pas à l’esprit, jusque dans leurs rêves, de se livrer à de telles choses. Qu’un homme de la cité soit de haute ou de basse naissance, ou qu’il ait hérité de quelque mal de ses ancêtres, hommes ou femmes, voilà des questions auxquelles ils ne prêtent pas plus d’attention qu’au nombre de pintes contenues dans la mer, comme on dit. Et le philosophe ne sait même pas qu’il ignore toutes ces choses. Car il ne s’en tient pas éloigné pour acquérir de la réputation. En réalité, seul son corps a sa place et sa demeure dans la cité. Son esprit, qui juge toutes ces choses mesquines et sans importance, les dédaigne et se porte en toutes directions, comme le dit Pindare, sous la terre, dont il mesure la surface, et au-dessus du ciel, où il étudie les astres. Il recherche la nature universelle de chaque chose qui est, prise dans sa totalité, sans jamais s’abaisser vers ce qui est proche.
Concepts de ce passage
Colère
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Bienfait
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Soin de l’âme
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Dialectique
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Éther et champ
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Crainte
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Formes intelligibles
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Liberté
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Amitié
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Jugement
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Justice
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Connaissance
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Loi
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Esclavage
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Vérité
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Guerre et paix
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Sagesse
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Yi, justesse de l’action
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