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Platon

Théétète Passage 184

Passage 43 sur 69

Référence canonique 184

Grec ancien

perseus-plato-theaetetus-grc

ΣΩ. μέλισσον μὲν καὶ τοὺς ἄλλους, οἳ ἓν ἑστὸς λέγουσι τὸ πᾶν, αἰσχυνόμενος μὴ φορτικῶς σκοπῶμεν, ἧττον αἰσχύνομαι ἢ ἕνα ὄντα Παρμενίδην. Παρμενίδης δέ μοι φαίνεται, τὸ τοῦ Ὁμήρου, αἰδοῖός τέ μοι εἶναι ἅμα δεινός τε. συμπροσέμειξα γὰρ δὴ τῷ ἀνδρὶ πάνυ νέος πάνυ πρεσβύτῃ, καί μοι ἐφάνη βάθος τι ἔχειν παντάπασι γενναῖον. φοβοῦμαι οὖν μὴ οὔτε τὰ λεγόμενα συνιῶμεν, τί τε διανοούμενος εἶπε πολὺ πλέον λειπώμεθα, καὶ τὸ μέγιστον, οὗ ἕνεκα ὁ λόγος ὥρμηται, ἐπιστήμης πέρι τί ποτʼ ἐστίν, ἄσκεπτον γένηται ὑπὸ τῶν ἐπεισκωμαζόντων λόγων, εἴ τις αὐτοῖς πείσεται· ἄλλως τε καὶ ὃν νῦν ἐγείρομεν πλήθει ἀμήχανον, εἴτε τις ἐν παρέργῳ σκέψεται, ἀνάξιʼ ἂν πάθοι, εἴτε ἱκανῶς, μηκυνόμενος τὸ τῆς ἐπιστήμης ἀφανιεῖ. δεῖ δὲ οὐδέτερα, ἀλλὰ Θεαίτητον ὧν κυεῖ περὶ ἐπιστήμης πειρᾶσθαι ἡμᾶς τῇ μαιευτικῇ τέχνῃ ἀπολῦσαι. ΘΕΟ. ἀλλὰ χρή, εἰ δοκεῖ, οὕτω ποιεῖν. ΣΩ. ἔτι τοίνυν, ὦ Θεαίτητε, τοσόνδε περὶ τῶν εἰρημένων ἐπίσκεψαι. αἴσθησιν γὰρ δὴ ἐπιστήμην ἀπεκρίνω· ἦ γάρ; ΘΕΑΙ. ναί. ΣΩ. εἰ οὖν τίς σε ὧδʼ ἐρωτῴη· τῷ τὰ λευκὰ καὶ μέλανα ὁρᾷ ἄνθρωπος καὶ τῷ τὰ ὀξέα καὶ βαρέα ἀκούει; εἴποις ἂν οἶμαι ὄμμασί τε καὶ ὠσίν. ΘΕΑΙ. ἔγωγε. ΣΩ. τὸ δὲ εὐχερὲς τῶν ὀνομάτων τε καὶ ῥημάτων καὶ μὴ διʼ ἀκριβείας ἐξεταζόμενον τὰ μὲν πολλὰ οὐκ ἀγεννές, ἀλλὰ μᾶλλον τὸ τούτου ἐναντίον ἀνελεύθερον, ἔστι δὲ ὅτε ἀναγκαῖον, οἷον καὶ νῦν ἀνάγκη ἐπιλαβέσθαι τῆς ἀποκρίσεως ἣν ἀποκρίνῃ, ᾗ οὐκ ὀρθή. σκόπει γάρ· ἀπόκρισις ποτέρα ὀρθοτέρα, ᾧ ὁρῶμεν τοῦτο εἶναι ὀφθαλμούς, ἢ διʼ οὗ ὁρῶμεν, καὶ ᾧ ἀκούομεν ὦτα, ἢ διʼ οὗ ἀκούομεν; ΘΕΑΙ. διʼ ὧν ἕκαστα αἰσθανόμεθα, ἔμοιγε δοκεῖ, ὦ Σώκρατες, μᾶλλον ἢ οἷς. ΣΩ. δεινὸν γάρ που, ὦ παῖ, εἰ πολλαί τινες ἐν ἡμῖν ὥσπερ ἐν δουρείοις ἵπποις αἰσθήσεις ἐγκάθηνται, ἀλλὰ μὴ εἰς μίαν τινὰ ἰδέαν, εἴτε ψυχὴν εἴτε ὅτι δεῖ καλεῖν, πάντα ταῦτα συντείνει, ᾗ διὰ τούτων οἷον ὀργάνων αἰσθανόμεθα ὅσα αἰσθητά. ΘΕΑΙ. ἀλλά μοι δοκεῖ οὕτω μᾶλλον ἢ ἐκείνως. ΣΩ. τοῦδέ τοι ἕνεκα αὐτά σοι διακριβοῦμαι, εἴ τινι ἡμῶν αὐτῶν τῷ αὐτῷ διὰ μὲν ὀφθαλμῶν ἐφικνούμεθα λευκῶν τε καὶ μελάνων, διὰ δὲ τῶν ἄλλων ἑτέρων αὖ τινῶν· καὶ ἕξεις ἐρωτώμενος πάντα τὰ τοιαῦτα εἰς τὸ σῶμα ἀναφέρειν; ἴσως δὲ βέλτιον σὲ λέγειν αὐτὰ ἀποκρινόμενον μᾶλλον ἢ ἐμὲ ὑπὲρ σοῦ πολυπραγμονεῖν. καί μοι λέγε· θερμὰ καὶ σκληρὰ καὶ κοῦφα καὶ γλυκέα διʼ ὧν αἰσθάνῃ, ἆρα οὐ τοῦ σώματος ἕκαστα τίθης; ἢ ἄλλου τινός; ΘΕΑΙ. οὐδενὸς ἄλλου.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en

SOC. Because I have a reverential fear of examining in a flippant manner Melissus and the others who teach that the universe is one and motionless, and because I reverence still more one man, Parmenides. Parmenides seems to me to be, in Homer’s words, one to be venerated and also awful. For I met him when I was very young and he was very old, and he appeared to me to possess an absolutely noble depth of mind. So I am afraid we may not understand his words and may be still farther from understanding what he meant by them; but my chief fear is that the question with which we started, about the nature of knowledge, may fail to be investigated, because of the disorderly crowd of arguments which will burst in upon us if we let them in; especially as the argument we are now proposing is of vast extent, and would not receive its deserts if we treated it as a side issue, and if we treat it as it deserves, it will take so long as to do away with the discussion about knowledge. Neither of these things ought to happen, but we ought to try by the science of midwifery to deliver Theaetetus of the thoughts about knowledge with which he is pregnant. THEO. Yes, if that is your opinion, we ought to do so. SOC. Consider, then, Theaetetus, this further point about what has been said. Now you answered that perception is knowledge, did you not? THEAET. Yes. SOC. If, then, anyone should ask you, By what does a man see white and black colors and by what does he hear high and low tones? you would, I fancy, say, By his eyes and ears. THEAET. Yes, I should. SOC. The easy use of words and phrases and the avoidance of strict precision is in general a sign of good breeding; indeed, the opposite is hardly worthy of a gentleman, but sometimes it is necessary, as now it is necessary to object to your answer, in so far as it is incorrect. Just consider; which answer is more correct, that our eyes are that by which we see or that through which we see, and our ears that by which or that through which we hear? THEAET. I think, Socrates, we perceive through, rather than by them, in each case. SOC. Yes, for it would be strange indeed, my boy, if there are many senses ensconced within us, as if we were so many wooden horses of Troy , and they do not all unite in one power, whether we should call it soul or something else, by which we perceive through these as instruments the objects of perception. THEAET. I think what you suggest is more likely than the other way. SOC. Now the reason why I am so precise about the matter is this: I want to know whether there is some one and the same power within ourselves by which we perceive black and white through the eyes, and again other qualities through the other organs, and whether you will be able, if asked, to refer all such activities to the body. But perhaps it is better that you make the statement in answer to a question than that I should take all the trouble for you. So tell me: do you not think that all the organs through which you perceive hot and hard and light and sweet are parts of the body? Or are they parts of something else? THEAET. Of nothing else.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

SOCR. Parce que j’éprouve une crainte respectueuse à examiner avec légèreté Mélissos et les autres qui enseignent que l’univers est un et immobile, et parce que je révère plus encore un homme, Parménide. Parménide me paraît être, selon les mots d’Homère, à la fois vénérable et redoutable. Car je l’ai rencontré lorsque j’étais très jeune et lui très vieux, et il m’a semblé posséder une profondeur d’esprit absolument noble. Je crains donc que nous ne comprenions pas ses paroles et que nous soyons encore plus loin de comprendre ce qu’il voulait dire par elles. Mais ma principale crainte est que la question dont nous sommes partis, celle de la nature de la connaissance, ne soit pas examinée à cause de la foule désordonnée de raisonnements qui fera irruption parmi nous si nous la laissons entrer. Le raisonnement que nous proposons maintenant est notamment d’une immense étendue. Il ne recevrait pas ce qui lui est dû si nous le traitions comme une question secondaire, et, si nous le traitons comme il le mérite, il prendra tant de temps qu’il fera disparaître la discussion sur la connaissance. Aucune de ces deux choses ne doit arriver. Nous devons plutôt essayer, grâce à l’art de l’accouchement, de délivrer Théétète des pensées sur la connaissance dont il est gros.

THÉOD. Oui, si telle est ton opinion, nous devons le faire.

SOCR. Examine donc, Théétète, ce point supplémentaire au sujet de ce qui a été dit. Tu as répondu que la perception est connaissance, n’est-ce pas ?

THÉÉT. Oui.

SOCR. Si donc quelqu’un te demandait : « Par quoi un homme voit-il les couleurs blanches et noires, et par quoi entend-il les sons aigus et graves ? », tu répondrais, j’imagine : « Par ses yeux et ses oreilles. »

THÉÉT. Oui, je le répondrais.

SOCR. L’usage aisé des mots et des expressions, sans recherche d’une rigoureuse précision, est en général un signe de bonne éducation. Le contraire est même à peine digne d’un homme bien né. Mais la précision est parfois nécessaire, comme il est maintenant nécessaire de faire une objection à ta réponse, dans la mesure où elle est incorrecte. Réfléchis seulement : quelle réponse est la plus correcte, dire que nos yeux sont ce par quoi nous voyons ou ce à travers quoi nous voyons, et que nos oreilles sont ce par quoi ou ce à travers quoi nous entendons ?

THÉÉT. Je pense, Socrate, que dans chaque cas nous percevons à travers eux plutôt que par eux.

SOCR. Oui, car il serait vraiment étrange, mon garçon, que de nombreux sens fussent retranchés en nous comme si nous étions autant de chevaux de bois de Troie, sans qu’ils s’unissent tous en une seule puissance, que nous devions l’appeler âme ou autrement, par laquelle nous percevons, à travers eux comme à travers des instruments, les objets de la perception.

THÉÉT. Je pense que ce que tu proposes est plus vraisemblable que l’autre manière.

SOCR. Voici maintenant pourquoi je suis si précis sur cette question : je veux savoir s’il existe en nous une seule et même puissance par laquelle nous percevons le noir et le blanc à travers les yeux, puis d’autres qualités à travers les autres organes, et si, lorsqu’on t’interrogera, tu seras capable de rapporter toutes ces activités au corps. Mais peut-être vaut-il mieux que tu formules toi-même la réponse à une question plutôt que de me laisser prendre toute la peine à ta place. Dis-moi donc : ne penses-tu pas que tous les organes à travers lesquels tu perçois le chaud, le dur, le léger et le doux sont des parties du corps ? Ou sont-ils les parties d’autre chose ?

THÉÉT. De rien d’autre.

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