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Platon

Théétète Passage 185

Passage 44 sur 69

Référence canonique 185

Grec ancien

perseus-plato-theaetetus-grc

ΣΩ. ἦ καὶ ἐθελήσεις ὁμολογεῖν ἃ διʼ ἑτέρας δυνάμεως αἰσθάνῃ, ἀδύνατον εἶναι διʼ ἄλλης ταῦτʼ αἰσθέσθαι, οἷον ἃ διʼ ἀκοῆς, διʼ ὄψεως, ἢ ἃ διʼ ὄψεως, διʼ ἀκοῆς; ΘΕΑΙ. πῶς γὰρ οὐκ ἐθελήσω; ΣΩ. εἴ τι ἄρα περὶ ἀμφοτέρων διανοῇ, οὐκ ἂν διά γε τοῦ ἑτέρου ὀργάνου, οὐδʼ αὖ διὰ τοῦ ἑτέρου περὶ ἀμφοτέρων αἰσθάνοιʼ ἄν. ΘΕΑΙ. οὐ γὰρ οὖν. ΣΩ. περὶ δὴ φωνῆς καὶ περὶ χρόας πρῶτον μὲν αὐτὸ τοῦτο περὶ ἀμφοτέρων ἦ διανοῇ, ὅτι ἀμφοτέρω ἐστόν; ΘΕΑΙ. ἔγωγε. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ ὅτι ἑκάτερον ἑκατέρου μὲν ἕτερον, ἑαυτῷ δὲ ταὐτόν; ΘΕΑΙ. τί μήν; ΣΩ. καὶ ὅτι ἀμφοτέρω δύο, ἑκάτερον δὲ ἕν; ΘΕΑΙ. καὶ τοῦτο. ΣΩ. οὐκοῦν καὶ εἴτε ἀνομοίω εἴτε ὁμοίω ἀλλήλοιν, δυνατὸς εἶ ἐπισκέψασθαι; ΘΕΑΙ. ἴσως. ΣΩ. ταῦτα δὴ πάντα διὰ τίνος περὶ αὐτοῖν διανοῇ; οὔτε γὰρ διʼ ἀκοῆς οὔτε διʼ ὄψεως οἷόν τε τὸ κοινὸν λαμβάνειν περὶ αὐτῶν. ἔτι δὲ καὶ τόδε τεκμήριον περὶ οὗ λέγομεν· εἰ γὰρ δυνατὸν εἴη ἀμφοτέρω σκέψασθαι ἆρʼ ἐστὸν ἁλμυρὼ ἢ οὔ, οἶσθʼ ὅτι ἕξεις εἰπεῖν ᾧ ἐπισκέψῃ, καὶ τοῦτο οὔτε ὄψις οὔτε ἀκοὴ φαίνεται, ἀλλά τι ἄλλο. ΘΕΑΙ. τί δʼ οὐ μέλλει, ἥ γε διὰ τῆς γλώττης δύναμις; ΣΩ. καλῶς λέγεις. ἡ δὲ δὴ διὰ τίνος δύναμις τό τʼ ἐπὶ πᾶσι κοινὸν καὶ τὸ ἐπὶ τούτοις δηλοῖ σοι, ᾧ τὸ ἔστιν ἐπονομάζεις καὶ τὸ οὐκ ἔστι καὶ ἃ νυνδὴ ἠρωτῶμεν περὶ αὐτῶν; τούτοις πᾶσι ποῖα ἀποδώσεις ὄργανα διʼ ὧν αἰσθάνεται ἡμῶν τὸ αἰσθανόμενον ἕκαστα; ΘΕΑΙ. οὐσίαν λέγεις καὶ τὸ μὴ εἶναι, καὶ ὁμοιότητα καὶ ἀνομοιότητα, καὶ τὸ ταὐτόν τε καὶ τὸ ἕτερον, ἔτι δὲ ἕν τε καὶ τὸν ἄλλον ἀριθμὸν περὶ αὐτῶν. δῆλον δὲ ὅτι καὶ ἄρτιόν τε καὶ περιττὸν ἐρωτᾷς, καὶ τἆλλα ὅσα τούτοις ἕπεται, διὰ τίνος ποτὲ τῶν τοῦ σώματος τῇ ψυχῇ αἰσθανόμεθα. ΣΩ. ὑπέρευ, ὦ Θεαίτητε, ἀκολουθεῖς, καὶ ἔστιν ἃ ἐρωτῶ αὐτὰ ταῦτα. ΘΕΑΙ. ἀλλὰ μὰ Δία, ὦ Σώκρατες, ἔγωγε οὐκ ἂν ἔχοιμι εἰπεῖν, πλήν γʼ ὅτι μοι δοκεῖ τὴν ἀρχὴν οὐδʼ εἶναι τοιοῦτον οὐδὲν τούτοις ὄργανον ἴδιον ὥσπερ ἐκείνοις, ἀλλʼ αὐτὴ διʼ αὑτῆς ἡ ψυχὴ τὰ κοινά μοι φαίνεται περὶ πάντων ἐπισκοπεῖν. ΣΩ. καλὸς γὰρ εἶ, ὦ Θεαίτητε, καὶ οὐχ, ὡς ἔλεγε Θεόδωρος, αἰσχρός· ὁ γὰρ καλῶς λέγων καλός τε καὶ ἀγαθός. πρὸς δὲ τῷ καλῷ εὖ ἐποίησάς με μάλα συχνοῦ λόγου ἀπαλλάξας, εἰ φαίνεταί σοι τὰ μὲν αὐτὴ διʼ αὑτῆς ἡ ψυχὴ ἐπισκοπεῖν, τὰ δὲ διὰ τῶν τοῦ σώματος δυνάμεων. τοῦτο γὰρ ἦν ὃ καὶ αὐτῷ μοι ἐδόκει, ἐβουλόμην δὲ καὶ σοὶ δόξαι.

Anglais

Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en

SOC. And will you also be ready to agree that it is impossible to perceive through one sense what you perceive through another; for instance, to perceive through sight what you perceive through hearing, or through hearing what you perceive through sight? THEAET. Of course I shall. SOC. Then if you have any thought about both of these together, you would not have perception about both together either through one organ or through the other. THEAET. No. SOC. Now in regard to sound and color, you have, in the first place, this thought about both of them, that they both exist? THEAET. Certainly. SOC. And that each is different from the other and the same as itself? THEAET. Of course. SOC. And that both together are two and each separately is one? THEAET. Yes, that also. SOC. And are you able also to observe whether they are like or unlike each other? THEAET. May be. SOC. Now through what organ do you think all this about them? For it is impossible to grasp that which is common to them both either through hearing or through sight. Here is further evidence for the point I am trying to make: if it were possible to investigate the question whether the two, sound and color, are bitter or not, you know that you will be able to tell by what faculty you will investigate it, and that is clearly neither hearing nor sight, but something else. THEAET. Of course it is, - the faculty exerted through the tongue. SOC. Very good. But through what organ is the faculty exerted which makes known to you that which is common to all things, as well as to these of which we are speaking - that which you call being and not-being, and the other attributes of things, about which we were asking just now? What organs will you assign for all these, through which that part of us which perceives gains perception of each and all of them? THEAET. You mean being and not-being, and likeness and unlikeness, and identity and difference, and also unity and plurality as applied to them. And you are evidently asking also through what bodily organs we perceive by our soul the odd and the even and everything else that is in the same category. SOC. Bravo, Theaetetus! you follow me exactly; that is just what I mean by my question. THEAET. By Zeus, Socrates, I cannot answer, except that I think there is no special organ at all for these notions, as there are for those others; but it appears to me that the soul views by itself directly what all things have in common. SOC. Why, you are beautiful, Theaetetus, and not, as Theodorus said, ugly; for he who speaks beautifully is beautiful and good. But besides being beautiful, you have done me a favor by relieving me from a long discussion, if you think that the soul views some things by itself directly and others through the bodily faculties; for that was my own opinion, and I wanted you to agree.

Français Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

SOCR. Seras-tu également prêt à convenir qu’il est impossible de percevoir à travers un sens ce que tu perçois à travers un autre, par exemple de percevoir par la vue ce que tu perçois par l’ouïe, ou par l’ouïe ce que tu perçois par la vue ?

THÉÉT. Bien sûr que j’en conviendrai.

SOCR. Si donc tu formes quelque pensée au sujet de ces deux choses prises ensemble, ce ne sera ni par l’un ni par l’autre organe que tu percevras ce qui concerne les deux ensemble.

THÉÉT. Non.

SOCR. Maintenant, au sujet du son et de la couleur, tu as d’abord cette pensée à propos de tous deux : qu’ils existent tous deux ?

THÉÉT. Certainement.

SOCR. Et que chacun est différent de l’autre et identique à lui-même ?

THÉÉT. Bien sûr.

SOCR. Et que, pris ensemble, ils sont deux, tandis que chacun pris séparément est un ?

THÉÉT. Oui, cela aussi.

SOCR. Es-tu également capable d’observer s’ils sont semblables ou dissemblables l’un à l’autre ?

THÉÉT. Peut-être.

SOCR. À travers quel organe penses-tu donc tout cela à leur sujet ? Car il est impossible de saisir ce qui leur est commun à tous deux, soit à travers l’ouïe, soit à travers la vue. Voici une preuve supplémentaire du point que j’essaie d’établir : s’il était possible d’examiner si les deux choses, le son et la couleur, sont amères ou non, tu sais que tu pourrais dire par quelle faculté tu l’examinerais. Ce n’est manifestement ni l’ouïe ni la vue, mais autre chose.

THÉÉT. Bien sûr, c’est la faculté exercée à travers la langue.

SOCR. Très bien. Mais à travers quel organe s’exerce la faculté qui te fait connaître ce qui est commun à toutes choses, ainsi qu’à celles dont nous parlons, ce que tu appelles l’être et le non-être, et les autres attributs des choses au sujet desquels nous posions des questions à l’instant ? Quels organes assigneras-tu à toutes ces choses, à travers lesquels cette partie de nous qui perçoit acquiert la perception de chacune d’elles et de toutes ?

THÉÉT. Tu veux parler de l’être et du non-être, de la ressemblance et de la dissemblance, de l’identité et de la différence, ainsi que de l’unité et de la pluralité appliquées à ces choses. Et tu demandes manifestement aussi à travers quels organes corporels nous percevons par notre âme l’impair et le pair, et tout ce qui appartient à la même catégorie.

SOCR. Bravo, Théétète ! Tu me suis exactement. C’est précisément ce que je demande.

THÉÉT. Par Zeus, Socrate, je ne peux répondre, sinon que je pense qu’il n’existe absolument aucun organe particulier pour ces notions, comme il en existe pour les autres. Mais il me semble que l’âme considère directement par elle-même ce que toutes choses ont en commun.

SOCR. Mais tu es beau, Théétète, et non laid comme le disait Théodore. Car celui qui parle bellement est beau et bon. En plus d’être beau, tu m’as rendu service en m’épargnant une longue discussion, si tu penses que l’âme considère certaines choses directement par elle-même et les autres à travers les facultés corporelles. C’était en effet ma propre opinion, et je voulais que tu en conviennes.

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