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Platon
Théétète Passage 195
Passage 54 sur 69
Référence canonique 195
Grec ancien
perseus-plato-theaetetus-grc
ΣΩ. ἀσαφῆ δὲ καὶ οἱ τὰ σκληρά· βάθος γὰρ οὐκ ἔνι. ἀσαφῆ δὲ καὶ οἱ τὰ ὑγρά· ὑπὸ γὰρ τοῦ συγχεῖσθαι ταχὺ γίγνεται ἀμυδρά. ἐὰν δὲ πρὸς πᾶσι τούτοις ἐπʼ ἀλλήλων συμπεπτωκότα ᾖ ὑπὸ στενοχωρίας, ἐάν του σμικρὸν ᾖ τὸ ψυχάριον, ἔτι ἀσαφέστερα ἐκείνων. πάντες οὖν οὗτοι γίγνονται οἷοι δοξάζειν ψευδῆ. ὅταν γάρ τι ὁρῶσιν ἢ ἀκούωσιν ἢ ἐπινοῶσιν, ἕκαστα ἀπονέμειν ταχὺ ἑκάστοις οὐ δυνάμενοι βραδεῖς τέ εἰσι καὶ ἀλλοτριονομοῦντες παρορῶσί τε καὶ παρακούουσι καὶ παρανοοῦσι πλεῖστα, καὶ καλοῦνται αὖ οὗτοι ἐψευσμένοι τε δὴ τῶν ὄντων καὶ ἀμαθεῖς. ΘΕΑΙ. ὀρθότατα ἀνθρώπων λέγεις, ὦ Σώκρατες. ΣΩ. φῶμεν ἄρα ἐν ἡμῖν ψευδεῖς δόξας εἶναι; ΘΕΑΙ. σφόδρα γε. ΣΩ. καὶ ἀληθεῖς δή; ΘΕΑΙ. καὶ ἀληθεῖς. ΣΩ. ἤδη οὖν οἰόμεθα ἱκανῶς ὡμολογῆσθαι ὅτι παντὸς μᾶλλον ἐστὸν ἀμφοτέρα τούτω τὼ δόξα; ΘΕΑΙ. ὑπερφυῶς μὲν οὖν. ΣΩ. δεινόν τε, ὦ Θεαίτητε, ὡς ἀληθῶς κινδυνεύει καὶ ἀηδὲς εἶναι ἀνὴρ ἀδολέσχης. ΘΕΑΙ. τί δέ; πρὸς τί τοῦτʼ εἶπες; ΣΩ. τὴν ἐμαυτοῦ δυσμαθίαν δυσχεράνας καὶ ὡς ἀληθῶς ἀδολεσχίαν. τί γὰρ ἄν τις ἄλλο θεῖτο ὄνομα, ὅταν ἄνω κάτω τοὺς λόγους ἕλκῃ τις ὑπὸ νωθείας οὐ δυνάμενος πεισθῆναι, καὶ ᾖ δυσαπάλλακτος ἀφʼ ἑκάστου λόγου; ΘΕΑΙ. σὺ δὲ δὴ τί δυσχεραίνεις; ΣΩ. οὐ δυσχεραίνω μόνον ἀλλὰ καὶ δέδοικα ὅτι ἀποκρινοῦμαι ἄν τις ἔρηταί με· ὦ Σώκρατες, ηὕρηκας δὴ ψευδῆ δόξαν, ὅτι οὔτε ἐν ταῖς αἰσθήσεσίν ἐστι πρὸς ἀλλήλας οὔτʼ ἐν ταῖς διανοίαις ἀλλʼ ἐν τῇ συνάψει αἰσθήσεως πρὸς διάνοιαν; φήσω δὲ ἐγὼ οἶμαι καλλωπιζόμενος ὥς τι ηὑρηκότων ἡμῶν καλόν. ΘΕΑΙ. ἔμοιγε δοκεῖ, ὦ Σώκρατες, οὐκ αἰσχρὸν εἶναι τὸ νῦν ἀποδεδειγμένον. ΣΩ. οὐκοῦν, φησί, λέγεις ὅτι αὖ τὸν ἄνθρωπον ὃν διανοούμεθα μόνον, ὁρῶμεν δʼ οὔ, ἵππον οὐκ ἄν ποτε οἰηθείημεν εἶναι, ὃν αὖ οὔτε ὁρῶμεν οὔτε ἁπτόμεθα, διανοούμεθα δὲ μόνον καὶ ἄλλʼ οὐδὲν αἰσθανόμεθα περὶ αὐτοῦ; ταῦτα οἶμαι φήσω λέγειν. ΘΕΑΙ. καὶ ὀρθῶς γε. ΣΩ. τί οὖν, φησί, τὰ ἕνδεκα ἃ μηδὲν ἄλλο ἢ διανοεῖταί τις, ἄλλο τι ἐκ τούτου τοῦ λόγου οὐκ ἄν ποτε οἰηθείη δώδεκα εἶναι ἃ μόνον αὖ διανοεῖται; ἴθι οὖν δή, σὺ ἀποκρίνου. ΘΕΑΙ. ἀλλʼ ἀποκρινοῦμαι ὅτι ὁρῶν μὲν ἄν τις ἢ ἐφαπτόμενος οἰηθείη τὰ ἕνδεκα δώδεκα εἶναι, ἃ μέντοι ἐν τῇ διανοίᾳ ἔχει, οὐκ ἄν ποτε περὶ αὐτῶν ταῦτα δοξάσειεν οὕτως.
Anglais
Benjamin Jowett · perseus-plato-theaetetus-en
SO. So also do those whose wax is hard; for the imprints lack depth. And imprints in soft wax are also indistinct, because they melt together and quickly become blurred; but if besides all this they are crowded upon one another through lack of room, in some mean little soul, they are still more indistinct. So all these men are likely to have false opinions. For when they see or hear or think of anything, they cannot quickly assign things to the right imprints, but are slow about it, and because they assign them wrongly they usually see and hear and think amiss. These men, in turn, are accordingly said to be deceived about realities and ignorant. THEAET. You are right as right could be, Socrates. SOC. Shall we, then, say that false opinions exist in us? THEAET. Assuredly. SOC. And true opinions, no doubt? THEAET. And true ones also. SOC. Then now at last we think we have reached a valid agreement, that these two kinds of opinion incontestably exist? THEAET. Most emphatically. SOC. Truly, Theaetetus, a garrulous man is a strange and unpleasant creature! THEAET. Eh? What makes you say that? SOC. Vexation at my own stupidity and genuine garrulity. For what else could you call it when a man drags his arguments up and down because he is so stupid that he cannot be convinced, and is hardly to be induced to give up any one of them? THEAET. But you, why are you vexed? SOC. I am not merely vexed, I am actually afraid; for I do not know what answer to make if anyone asks me: Socrates, have you found out, I wonder, that false opinion exists neither in the relations of the perceptions to one another nor in the thoughts, but in the combination of perception with thought? I shall say yes, I suppose, and put on airs, as if we had made a fine discovery. THEAET. It seems to me, Socrates, that the result we have now brought out is not half bad. SOC. Do you go on and assert, then, he will say, that we never could imagine that the man whom we merely think of, but do not see, is a horse which also we do not see or touch or perceive by any other sense, but merely think of? I suppose I shall say that I do make that assertion. THEAET. Yes, and you will be right. SOC. Then, he will say, according to that, could we ever imagine that the number eleven which is merely thought of, is the number twelve which also is merely thought of? Come now, it is for you to answer. THEAET. Well, my answer will be that a man might imagine the eleven that he sees or touches to be twelve, but that he could never have that opinion concerning the eleven that he has in his mind.
Français Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
SO. Il en va de même pour ceux dont la cire est dure, car les empreintes manquent de profondeur. Les empreintes dans la cire molle sont également indistinctes, parce qu’elles se fondent les unes dans les autres et se brouillent rapidement. Mais si, en plus de tout cela, elles s’entassent les unes sur les autres faute de place, dans quelque âme mesquine et exiguë, elles sont plus indistinctes encore. Tous ces hommes sont donc susceptibles d’avoir des opinions fausses. Lorsqu’ils voient, entendent ou pensent quelque chose, ils ne peuvent l’attribuer rapidement aux bonnes empreintes. Ils y mettent du temps et, parce qu’ils l’attribuent mal, ils voient, entendent et pensent généralement de travers. Aussi dit-on à leur tour de ces hommes qu’ils se trompent sur les réalités et qu’ils sont ignorants. THÉÉT. Tu as aussi pleinement raison qu’il est possible de l’être, Socrate. SOC. Dirons-nous donc que des opinions fausses existent en nous? THÉÉT. Assurément. SOC. Et sans doute des opinions vraies? THÉÉT. Des vraies aussi. SOC. Pensons-nous donc être enfin parvenus à un accord valable, selon lequel ces deux sortes d’opinion existent incontestablement? THÉÉT. Absolument. SOC. En vérité, Théétète, un homme bavard est une créature étrange et déplaisante! THÉÉT. Hein? Qu’est-ce qui te fait dire cela? SOC. Le dépit que m’inspirent ma propre stupidité et mon authentique bavardage. Car comment appeler autrement la conduite d’un homme qui traîne ses raisonnements de-ci de-là parce qu’il est trop stupide pour se laisser convaincre et qu’on parvient difficilement à lui faire abandonner l’un quelconque d’entre eux? THÉÉT. Mais toi, pourquoi es-tu dépité? SOC. Je ne suis pas seulement dépité, j’ai véritablement peur. Car je ne sais que répondre si quelqu’un me demande: «Socrate, as-tu donc découvert que l’opinion fausse n’existe ni dans les relations des perceptions entre elles, ni dans les pensées, mais dans la combinaison de la perception et de la pensée?» Je répondrai oui, je suppose, et prendrai de grands airs, comme si nous avions fait une belle découverte. THÉÉT. Il me semble, Socrate, que le résultat auquel nous venons d’aboutir n’est pas si mauvais. SOC. «Affirmes-tu donc, poursuivra-t-il, que nous ne pourrions jamais imaginer que l’homme auquel nous pensons seulement, mais que nous ne voyons pas, est un cheval que nous ne voyons, ne touchons ni ne percevons non plus par aucun autre sens, mais auquel nous pensons seulement?» Je suppose que je dirai l’affirmer. THÉÉT. Oui, et tu auras raison. SOC. «Alors, dira-t-il, d’après ce raisonnement, pourrions-nous jamais imaginer que le nombre onze, auquel nous pensons seulement, est le nombre douze, auquel nous pensons également seulement?» Allons, c’est à toi de répondre. THÉÉT. Eh bien, je répondrai qu’un homme pourrait imaginer que les onze objets qu’il voit ou touche sont douze, mais qu’il ne pourrait jamais avoir cette opinion au sujet du onze qu’il a dans l’esprit.
Concepts de ce passage
Aponie
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Bienfait
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Soin de l’âme
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Dialectique
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Éther et champ
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Sagesse humaine
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Connaissance
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Raison
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Rôles et relations
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Temps
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