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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0210

Section 210 sur 300

Référence canonique section-0210

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Démonstration : Agir absolument par vertu, ce n’est autre chose (par la Déf. 8, part. 4) qu’agir d’après les propres lois de sa nature. Or nous n’agissons de cette sorte qu’en tant que nous avons des idées claires (par la Propos. 3, part. 3). Donc, agir absolument par vertu, ce n’est autre chose pour nous que suivre la raison dans nos actions, dans notre vie, dans la conservation de notre être, et tout cela (par le Coroll. de la Propos. 22, part. 4) d’après la règle de l’intérêt propre de chacun. C. Q. F. D.

Personne ne s’efforce de conserver son être à cause d’une autre chose que soi-même.

Démonstration : L’effort par lequel chaque chose tend à persévérer dans son être est déterminé par la seule essence de cette même chose (en vertu de la Propos. 7, part. 3), et résulte nécessairement de cette seule essence une fois donnée, et non de l’essence d’une autre chose (par la Propos. 6, part. 3).

Cette proposition résulte évidemment aussi du Coroll. de la Propos. 22, part 4. Car si un homme s’efforçait de conserver son être à cause d’une autre chose que soi-même, cette chose serait évidemment le premier fondement de la vertu, ce qui est absurde (par le précéd. Coroll.). Donc personne ne s’efforce, etc. C. Q. F. D.

Nous ne tendons par la raison à rien autre chose qu’à comprendre, et l’âme, en tant qu’elle se sert de la raison, ne juge utile pour elle que ce qui la conduit à comprendre.

Démonstration : L’effort d’un être pour se conserver n’est rien autre chose que son essence (par la Propos. 7, part. 3), cet être, par cela seul qu’il existe de telle façon, étant conçu comme doué d’une force par laquelle il persévère dans l’existence (par la Propos. 6, part. 3) et agit suivant le cours nécessaire de sa nature déterminée (voy. la Déf. de l’appétit dans le Schol. de la Propos. 9, part. 3). Or l’essence de la raison n’est autre chose que notre âme, en tant qu’elle comprend clairement et distinctement (voyez-en la Déf. dans le Schol. 2 de la Propos. 40, part. 2). Par conséquent (en vertu de la Propos. 40, part. 2) tout l’effort de notre raison ne va qu’à un seul but, qui est de comprendre.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Demonstration: To act absolutely from virtue is nothing other (by Def. 8, Part 4) than to act according to the proper laws of one's nature. Now we act in this way only insofar as we have clear ideas (by Prop. 3, Part 3). Therefore, to act absolutely from virtue is nothing other for us than to follow reason in our actions, in our life, and in the preservation of our being, all of this (by the Coroll. of Prop. 22, Part 4) according to the rule of each person's own interest. Q.E.D.

No one strives to preserve his being for the sake of anything other than himself.

Demonstration: The striving by which each thing tends to persevere in its being is determined solely by the essence of that same thing (by Prop. 7, Part 3), and necessarily results from that essence alone once it is given, and not from the essence of another thing (by Prop. 6, Part 3).

This proposition also follows plainly from the Coroll. of Prop. 22, Part 4. For if a man strove to preserve his being for the sake of anything other than himself, that thing would plainly be the first foundation of virtue, which is absurd (by the preceding Coroll.). Therefore, no one strives, etc. Q.E.D.

Through reason we tend toward nothing other than understanding, and the mind, insofar as it employs reason, judges nothing useful to itself except what leads it to understand.

Demonstration: A being's striving to preserve itself is nothing other than its essence (by Prop. 7, Part 3), since that being, merely by existing in such a manner, is conceived as endowed with a force by which it perseveres in existence (by Prop. 6, Part 3) and acts according to the necessary course of its determinate nature (see the Definition of appetite in the Schol. of Prop. 9, Part 3). Now the essence of reason is nothing other than our mind, insofar as it understands clearly and distinctly (see its Definition in Schol. 2 of Prop. 40, Part 2). Consequently (by Prop. 40, Part 2), the whole striving of our reason tends toward a single end, which is to understand.

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