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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0211

Section 211 sur 300

Référence canonique section-0211

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Maintenant, puisque l’effort de l’âme pour conserver son être ne va, en tant qu’elle exerce sa raison, qu’à comprendre (comme on vient de le démontrer), cet effort pour comprendre est donc (par le Coroll. de la Propos. 22, part. 4) le premier et l’unique fondement de la vertu, et conséquemment ce ne sera pas en vue de quelque autre fin que nous nous efforcerons de comprendre les choses (par la Propos. 25, part. 4) ; mais, au contraire, l’âme, en tant qu’elle use de sa raison, ne pourra concevoir comme bon pour elle que ce qui sera un moyen de comprendre (par la Déf. 1, part. 4). C. Q. F. D.

Rien ne nous est connu comme certainement bon ou mauvais que ce qui nous conduit à comprendre véritablement les choses, ou ce qui peut nous en éloigner.

Démonstration : L’âme, en tant qu’elle use de la raison, ne désire rien autre chose que de comprendre, et ne considère comme utile pour elle que ce qui la conduit à ce but (par la Propos. précéd.). Or l’âme (par les propos 41 et 43, part. 2, et le Schol. de la Propos. 43) ne connaît les choses avec certitude qu’en tant qu’elle a des idées adéquates, c’est-à-dire en tant qu’elle use de la raison (ce qui est la même chose par le Schol. de la Propos. 40). Donc rien ne nous est connu comme certainement bon que ce qui nous conduit à comprendre véritablement les choses, et au contraire, comme certainement mauvais, que ce qui peut nous en éloigner. C. Q. F. D.

Le bien suprême de l’âme, c’est la connaissance de Dieu ; et la suprême vertu de l’âme, c’est de connaître Dieu.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Now, since the mind's striving to preserve its being, insofar as it exercises reason, tends only toward understanding (as has just been demonstrated), this striving to understand is therefore (by the Coroll. of Prop. 22, Part 4) the first and sole foundation of virtue. Consequently, it is not for the sake of some other end that we shall strive to understand things (by Prop. 25, Part 4); on the contrary, the mind, insofar as it uses reason, will be able to conceive as good for itself only what is a means of understanding (by Def. 1, Part 4). Q.E.D.

Nothing is known to us as certainly good or evil except what leads us truly to understand things, or what can draw us away from doing so.

Demonstration: The mind, insofar as it uses reason, desires nothing other than to understand, and considers useful to itself only what leads it to that end (by the preceding Prop.). Now the mind (by Props. 41 and 43, Part 2, and the Schol. of Prop. 43) knows things with certainty only insofar as it has adequate ideas, that is, insofar as it uses reason (which is the same thing by the Schol. of Prop. 40). Therefore, nothing is known to us as certainly good except what leads us truly to understand things, and conversely, as certainly evil except what can draw us away from doing so. Q.E.D.

The mind's supreme good is the knowledge of God; and the mind's supreme virtue is to know God.

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