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Baruch Spinoza
Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0212
Section 212 sur 300
Référence canonique section-0212
Français
Émile Saisset or Paul Janet
Démonstration : L’objet suprême de notre intelligence, c’est Dieu, en d’autres termes (par la Déf. 6, part. 1), l’être absolument infini et sans lequel (par la Propos. 15, part. 1) rien ne peut être ni être conçu ; et par conséquent (en vertu des Propos. 26 et 27. part. 4) l’intérêt suprême de l’âme ou son suprême bien (par la Déf. 1, part. 4), c’est la connaissance de Dieu. Or, l’âme (par les Propos. 1 et 3, part. 3) n’agit qu’en tant qu’elle comprend ; et ce n’est aussi qu’à ce même titre qu’on peut dire d’une manière absolue que l’âme agit par vertu (en vertu de la Propos. 23, part. 4). Comprendre, voilà donc la vertu absolue de l’âme. Or, le suprême objet de notre intelligence, c’est Dieu (comme on l’a déjà démontré). Donc la suprême vertu de l’âme, c’est de comprendre ou de connaître Dieu. C. Q. F. D.
Toute chose particulière dont la nature est entièrement différente de la notre ne peut ni favoriser ni empêcher notre puissance d’agir, et il est absolument impossible qu’une chose nous soit bonne ou mauvaise si elle n’a avec nous rien de commun.
Démonstration : La puissance d’exister et d’agir de toute chose particulière, et partant (en vertu du Coroll. de la Propos. 10, part. 2) celle de l’homme, ne peut être déterminée que par une autre chose particulière (en vertu de la Propos. 28, part. 1) dont la nature se comprenne par son rapport à ce même attribut auquel se rapporte la nature humaine (par la Propos. 6, part. 2). Par conséquent notre puissance d’agir, de quelque façon qu’on la conçoive, ne peut être déterminée et partant favorisée ou empêchée que par la puissance d’une autre chose particulière qui ait avec nous quelque point commun, et elle ne peut pas l’être par la puissance d’une chose dont la nature serait entièrement différente de la nôtre. Or, comme nous appelons bien ou mal ce qui est pour nous une cause de joie ou de tristesse (par la Propos. 8, part. 4), c’est-à-dire (par le Schol. de la Propos. 11, part. 3), ce qui augmente ou diminue, favorise ou empêche notre puissance d’agir, il s’ensuit qu’une chose dont la nature est entièrement différente de la nôtre ne peut nous être ni bonne ni mauvaise. C. Q. F. D.
Anglais Traduction générée par IA, non officielle
Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11
Demonstration: The supreme object of our understanding is God, in other words (by Def. 6, Part 1), the absolutely infinite being without whom (by Prop. 15, Part 1) nothing can be or be conceived. Consequently (by Props. 26 and 27, Part 4), the mind's supreme interest or its supreme good (by Def. 1, Part 4) is the knowledge of God. Now the mind (by Props. 1 and 3, Part 3) acts only insofar as it understands; and only under this same title can it be said absolutely that the mind acts from virtue (by Prop. 23, Part 4). Understanding, therefore, is the mind's absolute virtue. Now the supreme object of our understanding is God (as has already been demonstrated). Therefore, the mind's supreme virtue is to understand or know God. Q.E.D.
Any particular thing whose nature is entirely different from ours can neither favor nor hinder our power of acting, and it is absolutely impossible for a thing to be good or evil for us if it has nothing in common with us.
Demonstration: The power of existing and acting of every particular thing, and consequently (by the Coroll. of Prop. 10, Part 2) that of man, can be determined only by another particular thing (by Prop. 28, Part 1) whose nature is understood through its relation to the same attribute to which human nature is related (by Prop. 6, Part 2). Consequently, our power of acting, however it is conceived, can be determined, and therefore favored or hindered, only by the power of another particular thing that has something in common with us, and cannot be so determined by the power of a thing whose nature is entirely different from ours. Now, since we call good or evil what is for us a cause of joy or sadness (by Prop. 8, Part 4), that is (by the Schol. of Prop. 11, Part 3), what increases or diminishes, favors or hinders our power of acting, it follows that a thing whose nature is entirely different from ours can be neither good nor evil for us. Q.E.D.
Concepts de ce passage
Idée adéquate
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Affects
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Attribut
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Soin de l’âme
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Conatus
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Famille
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Liberté
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Dieu
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Amour intellectuel de Dieu
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Connaissance
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Mode
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Nature
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Nécessité
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Substance
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