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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0213

Section 213 sur 300

Référence canonique section-0213

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Aucune chose ne peut nous être mauvaise par ce qu’elle a de commun avec notre nature ; mais en tant qu’elle nous est mauvaise, elle est contraire à notre nature.

Démonstration : Nous appelons mal ce qui est pour nous une cause de tristesse (par la Propos. 8, part. 4), c’est-à-dire (par la Défin. que vous trouverez au Schol. de la Propos. 11, part. 3) ce qui diminue ou empêche notre puissance d’agir. Si donc une chose nous était mauvaise par ce qu’elle a de commun avec nous, elle pourrait donc détruire ou empêcher cela même qui lui est commun avec nous, conséquence absurde (par la Prop. 4, part. 3). Aucune chose ne peut donc nous être mauvaise par ce qu’elle a de commun avec nous ; mais, en tant qu’elle nous est mauvaise, c’est-à-dire (comme on l’a déjà montré) en tant qu’elle peut diminuer ou empêcher notre puissance d’agir, elle est contraire à notre nature (par la Propos. 5, part. 3). C. Q. F. D.

En tant qu’une chose a de la conformité avec notre nature, elle nous est nécessairement bonne.

Démonstration : En effet, en tant qu’une chose a de la conformité avec notre nature, elle ne peut nous être mauvaise (par la Propos. précéd.). Elle nous sera donc bonne ou indifférente. Mais supposer qu’elle ne nous est ni bonne ni mauvaise, c’est supposer (par les Déf. 2 et 3, part. 4) qu’il ne résulte rien de sa nature qui serve à la conservation de la nôtre, c’est-à-dire (par hypothèse) à la conservation de la sienne propre, conséquence absurde (par la Propos. 6, part. 3). Ainsi donc, en tant qu’une chose a de la conformité avec notre nature, elle nous est nécessairement bonne. C. Q. F. D.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

No thing can be evil for us through what it has in common with our nature; but insofar as it is evil for us, it is contrary to our nature.

Demonstration: We call evil what is for us a cause of sadness (by Prop. 8, Part 4), that is (by the Definition found in the Schol. of Prop. 11, Part 3), what diminishes or hinders our power of acting. Therefore, if a thing were evil for us through what it has in common with us, it could destroy or hinder the very thing it has in common with us, an absurd consequence (by Prop. 4, Part 3). Therefore, no thing can be evil for us through what it has in common with us; but insofar as it is evil for us, that is (as has already been shown), insofar as it can diminish or hinder our power of acting, it is contrary to our nature (by Prop. 5, Part 3). Q.E.D.

Insofar as a thing agrees with our nature, it is necessarily good for us.

Demonstration: Indeed, insofar as a thing agrees with our nature, it cannot be evil for us (by the preceding Prop.). It will therefore be good or indifferent to us. But to suppose that it is neither good nor evil for us is to suppose (by Defs. 2 and 3, Part 4) that nothing results from its nature that serves to preserve ours, that is (by hypothesis), to preserve its own, an absurd consequence (by Prop. 6, Part 3). Thus, insofar as a thing agrees with our nature, it is necessarily good for us. Q.E.D.

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