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Baruch Spinoza

Éthique, traduction française d’Émile Saisset Section section-0294

Section 294 sur 300

Référence canonique section-0294

Français

Émile Saisset or Paul Janet

Scholie : Ceci nous fait comprendre un point que j’ai touché dans le Schol. de la Propos. 39, part. 4, en promettant de l’expliquer complètement ici, savoir : que la mort est d’autant moins nuisible que la connaissance claire et distincte de l’âme est plus grande, que l’âme aime Dieu davantage. De plus, puisque c’est de la connaissance du troisième genre que naît (par la Propos. 27, part. 5) la paix la plus parfaite dont l’âme soit capable de jouir, il en résulte que l’âme humaine peut être d’une nature telle que ce qui périt d’elle avec le corps (ainsi qu’on l’a montré dans la Propos. 21, part. 5) ne soit d’aucun prix en comparaison de ce qui continue d’exister après la mort. Mais nous nous expliquerons bientôt sur ce point avec plus d’étendue.

Celui dont le corps est propre à un grand nombre de fonctions a une âme dont la plus grande partie est éternelle.

Démonstration : Celui dont le corps est propre à un grand nombre de fonctions est moins sujet que personne au conflit des passions mauvaises (par la Propos. 38, part. 4), c’est-à-dire (par la Propos. 30, part. 4) des passions contraires à notre nature ; et par conséquent (en vertu de la Propos. 10, part. 5), il a le pouvoir d’ordonner et d’enchaîner les affections du corps suivant la loi de l’entendement, par conséquent encore (en vertu de la Propos. 14, part. 5) de faire que toutes les affections du corps se rapportent à l’idée de Dieu (par la Propos. 15, part. 5). Il sera donc animé de l’amour de Dieu, lequel (par la Propos. 16, part. 5) doit occuper ou constituer la plus grande partie de l’âme ; d’où il résulte enfin (par la Propos. 33, part. 5) que la plus grande partie de son âme sera éternelle. C. Q. F. D.

Anglais Traduction générée par IA, non officielle

Codex gpt-5.6-sol · Traduction de travail non officielle · 2026-09-11

Scholium: This makes us understand a point I touched upon in the Scholium to Proposition 39, Part 4, promising to explain it fully here, namely, that death is less harmful in proportion as the soul's clear and distinct knowledge is greater and the soul loves God more. Moreover, since from knowledge of the third kind arises (by Proposition 27, Part 5) the most perfect peace the soul is capable of enjoying, it follows that the human soul can be of such a nature that what perishes of it with the body (as demonstrated in Proposition 21, Part 5) is of no value in comparison with what continues to exist after death. But we shall soon explain this point at greater length.

One whose body is capable of a great many functions has a soul whose greater part is eternal.

Proof: One whose body is capable of a great many functions is less subject than anyone to the conflict of evil passions (by Proposition 38, Part 4), that is (by Proposition 30, Part 4), of passions contrary to our nature. Consequently (by Proposition 10, Part 5), he has the power to order and connect the affections of the body according to the law of the understanding, and consequently also (by Proposition 14, Part 5) to bring it about that all the affections of the body pertain to the idea of God (by Proposition 15, Part 5). He will therefore be animated by the love of God, which (by Proposition 16, Part 5) must occupy or constitute the greater part of the soul. From this it follows finally (by Proposition 33, Part 5) that the greater part of his soul will be eternal. Q.E.D.

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