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Abraham Lincoln

Abraham Lincoln Papers: Lincoln-Authored Documents Document mal0417400

Document 94 of 982

Canonical reference mal0417400

English

Library of Congress Abraham Lincoln Papers transcription dataset

From Abraham Lincoln to George D. Prentice, October 29, 1860

(Copy)

Private & confidential

Springfield, Ills. Oct. 29. 1860

My dear Sir:

Yours of the 26th is just received - Your suggestion that I, in a certain event, shall write a letter, setting forth my conservative views and intentions is certainly a very worthy one - But would it do any good? If I were to labor a month, I could not express my conservative views and intentions more clearly and strongly, than they are expressed in our plat-form, and in my many speeches already in print, and before the public. And yet even you, who do occasionally speak of me in terms of personal kindness, give no prominence to these oft-repeated expressions of conservative views and intentions; but busy yourself with appeals to all conservative men, to vote for Douglas - to vote any way which can possibly defeat me - thus giving impressing your readers to believe that you think, I am the very worst man living - If what I have already said has failed to convince you, no repetition of it would convince you - The writing of your letter, now before me, gives assurance that you would publish such a letter from me as you suggest; but, till now, what reason had I to suppose the Louisville Journal, ever, would publish a repetion of that which is already at it's command and which it does not publish? press upon the public attention?

And now my friend - for such I esteem you personally - do not misunderstand me - I have not decided that I will not do substantially what you suggest; - I will not abstain from forbear doing so merely on punctilio, or and pluck - If I do finally abstain, it will be because of apprehension that it would do harm - For the the good men of the South - and I esteem a regard the majority of them as such - I have no objection to repeat seventy and seven times - But I have bad men also to deal with, both North and South - men who are eager for something new upon which to base new misrepresentations - men who would like to frighten me, and, or, at least, to fix upon me the character of timidity and cowardice - They would seize upon almost any letter I could write, as being an “awful coming down” - I intend to keeping my eye upon these gentlemen, and to not unnecessarily put any weapons in their hands - Yours very truly

A. Lincoln

[Endorsed by Lincoln:]

Confidential

The within letter was written on the day of it's date, and, on reflection, withheld till now - It expresses the view I still entertain - A. Lincoln

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

D'Abraham Lincoln à George D. Prentice, 29 octobre 1860

(Copie)

Privé et confidentiel

Springfield, Illinois, 29 oct. 1860

Mon cher Monsieur,

Votre lettre du 26 vient de m'arriver. Votre suggestion selon laquelle je devrais, dans une certaine éventualité, écrire une lettre exposant mes vues et mes intentions conservatrices est assurément très digne d'intérêt. Mais cela servirait-il à quelque chose ? Même si j'y travaillais un mois, je ne pourrais exprimer mes vues et mes intentions conservatrices plus clairement ni plus fermement qu'elles ne le sont dans notre programme et dans mes nombreux discours déjà imprimés et soumis au public. Et pourtant, même vous, qui parlez parfois de moi en termes empreints de bienveillance personnelle, ne mettez aucunement en relief ces expressions si souvent répétées de mes vues et intentions conservatrices ; vous vous employez au contraire à exhorter tous les hommes conservateurs à voter pour Douglas, à voter de toute manière qui puisse me faire battre, donnant ainsi à vos lecteurs l'impression que vous me tenez pour le pire homme qui soit. Si ce que j'ai déjà dit n'a pas réussi à vous convaincre, aucune répétition ne vous convaincrait. La rédaction de votre lettre, à présent devant moi, donne l'assurance que vous publieriez de moi une lettre telle que celle que vous proposez ; mais, jusqu'à présent, quelle raison avais-je de supposer que le Louisville Journal publierait jamais une répétition de ce qu'il a déjà à sa disposition et qu'il ne publie pas ? qu'il porterait cela à l'attention du public ?

Et maintenant, mon ami, car c'est ainsi que je vous considère personnellement, ne me comprenez pas mal. Je n'ai pas décidé que je ne ferai pas, pour l'essentiel, ce que vous proposez ; je ne m'abstiendrai pas de le faire simplement par point d'honneur ou par bravade. Si je m'en abstiens finalement, ce sera parce que je crains que cela ne fasse du mal. Pour les hommes de bien du Sud, et je considère la majorité d'entre eux comme tels, je ne vois aucun inconvénient à me répéter soixante-dix-sept fois. Mais j'ai aussi affaire à de mauvais hommes, tant au Nord qu'au Sud, des hommes avides de quelque nouveauté sur laquelle fonder de nouvelles déformations, des hommes qui aimeraient m'effrayer ou, du moins, m'attribuer un caractère timide et lâche. Ils s'empareraient de presque toute lettre que je pourrais écrire pour y voir une « terrible reculade ». J'entends garder l'œil sur ces messieurs et ne pas leur mettre inutilement des armes entre les mains.

Très sincèrement vôtre,

A. Lincoln

[Annotation de Lincoln :]

Confidentiel

La lettre ci-jointe a été écrite le jour dont elle porte la date et, après réflexion, retenue jusqu'à présent. Elle exprime l'opinion que je conserve encore.

A. Lincoln

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