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Abraham Lincoln

Abraham Lincoln Papers: Lincoln-Authored Documents Document mal0730900

Document 130 of 982

Canonical reference mal0730900

English

Library of Congress Abraham Lincoln Papers transcription dataset

Abraham Lincoln, Speech at Pittsburgh, February 14, 1861

For the first time I now have the honor to appear before a Pennsylvania audience - It is often said that the tariff is the specialty of Pennsylvania. Assuming that direct taxation is not to be adopted, the tariff question must be as durable as the government itself - It is a question of national house-keeping - It is to the government what replenishing the meal-tub is to the family - Ever-varying circumstances will require frequent modifications, as to amounts needed, and sources of supply - So far there is little difference of opinion among the people - It is as to whether, and how far, duties on imports, shall be adjusted to favor home production in the home market, that controversy begins - One party insists that such adjustment oppresses one class for the advantage of another; while the other party argues that with all its incidents, and in the long run, all classes are benefitted. In the Chicago Platform there is a plank upon this subject, which should be a general law, to the incoming administration. We should do neither more nor less than we gave the people reason to believe we would, when they gave us their votes - That plank is as I now read - [The 12th plank of the Chicago platform was here read:]

As with all general propositions, doubtless there will be shades of difference in construing this - I have, by no means, a thoroughly matured judgment upon this subject - especially as to details - Some general ideas are about all - I have long thought that to produce any necessary article at home, which can be made of as good quality, and with as little labor at home as abroad, would better be made at home, at least by the difference of the carrying from abroad - In such case, the carrying is demonstrably a dead loss of labor - - For instance, labor being the true standard of value, is it not plain, that if equal labor get a bar of rail-road bar of iron out of a mine in England, and another out of a mine in Pennsylvania, each can be laid down in a track at home, cheaper than they could exchange countries, at least by the cost of carriage - If there be a present cause why one can be both made and carried, cheaper in money-price, than the other can be made without carrying, that cause is an unnatural, and injurious one, and ought, gradually, if not rapidly, to be removed - The condition of the Treasury at this time would seem to render an early revision of the tariff indispensable - The Morill bill, now pending before congress may, or may not become a law - I am not posted as to it's particular provisions; but if they are generally satisfactory, and the bill shall now pass, there will be an end for the present - If, however, it shall not pass, I suppose the whole subject will be one of the most pressing and important, for the next congress - By the constitution, the executive may recommend measures which he may think proper; and he may veto those he thinks improper; and it is supposed he may add to these, certain indirect influences to affect the action of congress - My political education strongly inclines me against any a very free use of any of these means, by the Executive, to control the legislation of the country - As a rule, I think it better that congress should originate, as well as perfect its measures, without external bias - I therefore would rather recommend to every gentleman who knows he is to be a member of the next congress, to take an enlarged view, and post himself as thoroughly as possible, so as to contribute his part to such an adjustment of the tariff, as shall produce a sufficient revenue, and in in its other bearings, so far as possible, be just and equal to all sections of the country & classes of the people - [Endorsement by Unknown:]

After alluding to our national troubles only to say that the present crisis was an artificial one, and such as ambitious and turbulent men may at any time create, Mr. Lincoln continued:

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Abraham Lincoln, Discours à Pittsburgh, 14 février 1861

Pour la première fois, j'ai aujourd'hui l'honneur de paraître devant un auditoire de Pennsylvanie.

On dit souvent que le tarif douanier est la spécialité de la Pennsylvanie. En supposant que l'impôt direct ne soit pas adopté, la question du tarif doit durer aussi longtemps que le gouvernement lui-même. C'est une question d'économie domestique nationale. Il est au gouvernement ce que le remplissage du tonneau de farine est à la famille. Des circonstances toujours changeantes exigeront de fréquentes modifications quant aux sommes nécessaires et aux sources d'approvisionnement. Jusqu'ici, les divergences d'opinion sont minimes parmi le peuple. La controverse commence lorsqu'il s'agit de savoir si, et dans quelle mesure, les droits d'importation doivent être ajustés afin de favoriser la production nationale sur le marché intérieur. Un parti soutient qu'un tel ajustement opprime une classe au profit d'une autre, tandis que l'autre fait valoir que, compte tenu de toutes ses conséquences et à long terme, toutes les classes en bénéficient. Le programme de Chicago comporte sur ce sujet un article qui devrait constituer une règle générale pour la future administration. Nous ne devrions faire ni plus ni moins que ce que nous avons donné au peuple des raisons de croire que nous ferions lorsqu'il nous a accordé ses suffrages. Cet article est celui que je vais maintenant lire.

[Le douzième article du programme de Chicago fut lu ici :]

Comme pour toute proposition générale, il y aura sans doute des nuances divergentes dans son interprétation. Je ne possède nullement un jugement parfaitement mûri sur ce sujet, surtout quant aux détails. Je n'ai guère que quelques idées générales. Je pense depuis longtemps que tout article nécessaire susceptible d'être produit chez nous avec une qualité aussi bonne et aussi peu de travail qu'à l'étranger gagnerait à être produit chez nous, ne serait-ce que pour économiser le transport depuis l'étranger. Dans ce cas, il est démontrable que le transport constitue une perte nette de travail. Par exemple, le travail étant la véritable mesure de la valeur, n'est-il pas évident que si une quantité égale de travail extrait une barre de rail barre de fer d'une mine en Angleterre et une autre d'une mine en Pennsylvanie, chacune peut être posée sur une voie dans son propre pays à meilleur prix que si elles échangeaient de pays, au moins à hauteur du coût du transport ? S'il existe actuellement une raison pour laquelle l'une peut être à la fois fabriquée et transportée à un prix en argent inférieur à celui auquel l'autre peut être fabriquée sans transport, cette raison est artificielle et nuisible, et devrait être supprimée progressivement, sinon rapidement.

L'état actuel du Trésor semblerait rendre indispensable une révision prochaine du tarif. Le projet de loi Morill, actuellement devant le Congrès, peut devenir ou non une loi. Je ne suis pas informé de ses dispositions particulières ; mais si elles sont généralement satisfaisantes et que le projet est maintenant adopté, la question sera close pour le moment. Si toutefois il n'est pas adopté, je suppose que l'ensemble du sujet sera l'un des plus pressants et des plus importants pour le prochain Congrès. Aux termes de la Constitution, l'exécutif peut recommander les mesures qu'il juge convenables et opposer son veto à celles qu'il juge inappropriées ; et l'on suppose qu'il peut ajouter à ces moyens certaines influences indirectes pour peser sur l'action du Congrès. Mon éducation politique m'incline fortement à m'opposer à tout à un usage très libre de l'un quelconque de ces moyens par l'exécutif afin de diriger la législation du pays. En règle générale, je pense qu'il vaut mieux que le Congrès conçoive aussi bien qu'il parachève ses mesures, sans influence extérieure. Je préférerais donc recommander à chaque gentilhomme qui sait qu'il sera membre du prochain Congrès d'adopter une vue d'ensemble et de s'informer aussi complètement que possible, afin d'apporter sa contribution à un ajustement du tarif qui produise des recettes suffisantes et qui, dans dans ses autres effets, soit autant que possible juste et équitable envers toutes les régions du pays et toutes les classes de la population.

[Annotation d'une main inconnue :]

Après n'avoir évoqué nos troubles nationaux que pour dire que la crise présente était artificielle, du genre que des hommes ambitieux et turbulents peuvent susciter à tout moment, M. Lincoln poursuivit :

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