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Chrysippus

SVF II: Chrysippus on Logic and Physics Page scan-153

Page 143 of 348

Canonical reference scan-153

Ancient Greek

PHYSICAE DOCTRINAE FUNDAMENTA, 143 ἕξει πόρους, δι᾿ ὧν δίεισιν τὸ φῶς. οὗτοι δὴ ἤτοι, ὅταν μὴ Tj φῶς, ἔσον- ταί τινος ἄλλου σώματος πλήρεις, ὃ τί ποτε ἐροῦσιν εἶναι, ἢ ποῦ μεϑίστασϑαι; δεήσει γὰρ αὐτὸ λεπτότερον ἀέρος εἶναι, ἀλλὰ καὶ τοῦ φωτὸς αὐτοῦ, εἴ γε καὶ τούτῳ ὑποχωρεῖ καὶ μεϑίσταται" τί δ᾽ ἂν εἴη σῶμα κατ᾽ αὐτοὺς τοῦ φωτὸς λεπτότερον; --- --- εἰ δὲ οἵ τοῦ ἀέρος πόροι κενοὶ μένουσιν ὄντος δ σκότους, πρῶτον μὲν ἔσται κενόν τι ἐνεργείᾳ ἐν τῷ κόσμῳ κατ᾽ αὐτούς, ὅπερ οὐ ϑέλουσιν, ἔτι καὶ μανότερος ὃ ἀὴρ ἔσται τῆς νυκτός, ἅτε ἔχων ἐν αὑτῷ κενά (δοκεῖ δὲ πυκχνότερος γίνεσθαι τότε), ἔτι τὸ φῶς οὐκ ἔσται διακριτικὸν καὶ λεπτυντικὸν τοῦ ἀέρος, ὡς λέγουσιν, ἀλλὰ τοὐ- ναντίον. 10 488 Galenus in Hippocr. Epidem. VI comment. IV Vol. XVII B. p. 161 K. 4auxgüv yàg φαίνεται τὸ καϑαρὸν ὕδωρ οὐκ αὐγῆς τινος ἔξωϑεν ἐμπιπτούσης εἰς αὐτὸ λαμπρᾶς, ἀλλὰ κατὰ τὴν ἀλλοίωσιν, ἣν ἐκ τοῦ προσ- πίπτοντος ἔχει φωτός, ὥσπερ γε καὶ αὐτὸς ὃ ἀήρ. οὐδὲ γὰρ οὐδ᾽ οὗτός ἐστι κατὰ τὴν αὑτοῦ φύσιν λαμπρός" πάντως (yàg» ἂν ἦν καὶ νύκτωρ τοιοῦτος. I5 ἀλλὰ τοῖς ἄνω πέρασιν αὐτοῦ προσπιπτούσης τῆς ἡλιακῆς αὐγῆς ὅλος ἀλλοιοῦταί τε καὶ μεταβάλλεται συνεχὴς ὧν ἕξαυτῷ. τὸ δὲ κενὰς εἶναί τινας χώρας ἢ κατὰ τὸ ὕδωρ ἢ κατὰ τὸν ἀέρα, τῇ μὲν ᾿Επικού- ρου τε καὶ ᾿Δσχληπιάδου δόξῃ περὶ τῶν στοιχείων ἀκόλουθόν ἐστιν᾽ τῇ δ᾽ ᾿Αριστοτέλους τε καὶ (τῶν) Στωϊκῶν ἐναντίον, οὐδαμόϑι κενὸν οὐδὲν iv so τῷ κόσμῳ πεπεισμένων ὑπάρχειν, ἀλλ᾽ ἐκπεπληρῶσϑαι πάντα σώμασιν. οὐδὲ ^ γὰρ κατὰ τὴν κίσσηριν αἴ μεταξὺ τῶν γεωδῶν σωμάτων χῶραι παντάπασιν αὐτοῖς εἶναι δοκοῦσι κεναί. περιέχεσϑαι γοῦν ἐν αὐταῖς τὸν ἀέρα φασί. κατὰ μέντοι τὸ ὕδωρ οὐκ εἶναί τινα ποροποιΐαν τοιαύτην ὁποία κατὰ τὴν κίσσηρίν ἐστιν, ἀλλὰ συνεχὲς ξαυτῷ παντοίως ὑπάρχειν αὐτό. 25 Plutarchus de facie in orbe lunae cp. 18 p. 930f. αὐτὸν δὲ τὸν. ἀέρα λέγουσιν οὐκ ἀποῤῥοίαις τισὶν οὐδὲ ἀκτῖσι μεμιγμέναις, ἀλλὰ τροπῇ καὶ μετα- βολῇ κατὰ νύξιν ἢ ψαῦσιν ἐξηλιοῦσϑαι. 434 Plutarchus de Stoic. repugn. cp. 42 p. 1053e. Τὸν ἀέρα ποτὲ uiv ἀνωφερῆ καὶ κοῦφον εἷναί φησι - - --- Ἐν uiv οὖν τῷ so δευτέρῳ περὶ Κινήσεως ,vó τε πῦρ, ἀβαρὲς ὄν, ἀνωφερὲς εἶναι λέγει, καὶ τούτῳ παραπλησίως τὸν ἀέρα, τοῦ μὲν ὕδατος τῇ γῇ μᾶλ- . Aov προσνεμομένου. τοῦ δ᾽ ἀέρος τῷ πυρί.“ 435 Plutarchus de Stoic. repugn. ep. 42 p. 1053e. Ἐν δὲ ταῖς Φυσικαῖς Τέχναις ἐπὶ τὴν ἑτέραν ῥέπει δόξαν, ὡς «μήτε βάρος ἐξ ss αὑτοῦ, μήτε κουφότητα τοῦ ἀέρος ἔχοντος." 436 Scholia Pind. Olymp. I 1 p. 22B. τῇ τῶν φιλοσόφων ἑπόμενος γνώμῃ, οἱ φυσικώτερον κινηϑέντες ἐκ τοῦ ὕδατος ἔφασαν καὶ rà ἄλλα τρία στοιχεῖα συνίστασϑαι᾽ τὸ μὲν γὰρ αὐτοῦ, τὸ λεπτομερές, ἀέρα λέγουσι γίνεσϑαι, τὸ δὲ παχύτερον εἰς ἑαυτὸ συνιστάμενον γῆν, ἀποτελεῖν δὲ ἀπολεπτυνόμενον 4) τὸν διάπυρον αἰϑέρα πῦρ. 437 Philo de incorrupt. mund. 225,5 B. Χάος δ᾽ ὃ μὲν ᾿Δριστοτέλης τόπον οἴεται εἶναι, ὅτι τὸ δεξόμενον ἀνάγκη προῦποκεῖσϑαι σώματι, τῶν δὲ Στωϊκῶν ἔνιοι τὸ ὕδωρ, παρὰ τὴν χύσιν τοὔνομα πεποιῆσϑαι νομίζοντες. Of. I n. 103. 104 (Zeno). 45 16 γὰρ addidi. 19 τῶν Στωϊκῶν scripsi, Στοιχικῶν edit.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13

FOUNDATIONS OF PHYSICAL DOCTRINE. 143 [...] it will have pores through which the light passes. When there is no light, these pores will either be full of some other body, and what will they say that body is, or where does it move away to? For it will have to be finer than air, and also finer than light itself, if it gives way and moves aside even for light. Yet what body, according to them, could be finer than light? [...] If the pores of the air remain empty when there is darkness, then, first, according to them there will be some actually existing void in the cosmos, which they reject. Further, the air will be more rarefied at night, since it has empty spaces within itself, although it is thought to become denser then. Further, light will not, as they say, separate and refine the air, but will do the opposite.

433 Galen, Commentary IV on Hippocrates’ Epidemics VI, vol. XVII B, p. 161 Kühn. Pure water appears bright, not because some external radiance falls brilliantly into it, but through the alteration it undergoes from the incident light, just as the air itself does. For air too is not bright by its own nature; otherwise it would certainly be so at night as well. But when the sun’s radiance strikes its upper limits, the whole of it, being continuous with itself, is altered and changed. The existence of empty spaces in water or air accords with the doctrine of Epicurus and Asclepiades concerning the elements, but conflicts with that of Aristotle and the Stoics, who are convinced that no void exists anywhere in the cosmos, but that everything is filled with bodies. For they do not even think that the spaces between the earthy bodies in pumice are entirely empty; at any rate, they say that air is contained in them. In water, however, there is no formation of pores like that in pumice; rather, it is in every way continuous with itself.

Plutarch, On the Face in the Moon, chapter 18, p. 930f. They say that the air itself is made sunlike, not by admixture with certain effluences or rays, but by a turning and change occasioned by impact or contact.

434 Plutarch, On Stoic Contradictions, chapter 42, p. 1053e. He says that air is sometimes upward-moving and light [...]. In the second book On Motion he says that ‘fire, being weightless, moves upward, and air does so in a similar manner, water being assigned more closely to earth and air to fire.’

435 Plutarch, On Stoic Contradictions, chapter 42, p. 1053e. But in the Physical Arts he inclines toward the other doctrine, saying that ‘air has of itself neither weight nor lightness.’

436 Scholia on Pindar, Olympian 1.1, p. 22B. Following the opinion of the philosophers, who treated the matter more physically and said that the other three elements too are constituted from water: they say that its finer part becomes air, that the thicker part, gathering into itself, becomes earth, and that when rarefied it produces fire, the blazing aether.

437 Philo, On the Incorruptibility of the World, 225.5 B. Aristotle thinks Chaos is place, because that which is to receive must preexist for a body; but some of the Stoics think it is water, supposing that its name was formed with reference to pouring. Compare I, nos. 103 and 104 (Zeno).

16 I added γάρ. 19 I wrote τῶν Στωϊκῶν; the edition has Στοιχικῶν.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-13

FONDEMENTS DE LA DOCTRINE PHYSIQUE. 143

... il possédera des pores par lesquels la lumière passera. Or ceux-ci, lorsqu’il n’y aura pas de lumière, seront soit remplis de quelque autre corps, dont ils devront dire ce qu’il est et où il se déplace, car il devra être plus ténu que l’air et même que la lumière elle-même, puisqu’il lui cède aussi la place et se déplace devant elle. Mais quel corps pourrait être, selon eux, plus ténu que la lumière ? [...] Si, en revanche, les pores de l’air demeurent vides lorsqu’il fait sombre, il y aura d’abord, selon eux, du vide en acte dans le monde, ce qu’ils refusent ; en outre, l’air sera plus raréfié la nuit, puisqu’il contiendra des vides en lui-même, alors qu’il semble devenir plus dense à ce moment-là ; enfin, la lumière ne dissociera ni ne raréfiera l’air, comme ils le disent, mais produira le contraire.

433 Galien, Commentaire sur les Épidémies VI d’Hippocrate, IV, vol. XVII B, p. 161 K. L’eau pure paraît brillante, non parce qu’une clarté lumineuse y tombe du dehors, mais en vertu de l’altération qu’elle reçoit de la lumière incidente, exactement comme l’air lui-même. Car celui-ci non plus n’est pas lumineux par sa propre nature ; autrement, il le serait assurément aussi la nuit. Mais lorsque la clarté solaire frappe ses limites supérieures, il est tout entier altéré et transformé, parce qu’il est continu avec lui-même. L’existence de certains espaces vides dans l’eau ou dans l’air est conforme à l’opinion d’Épicure et d’Asclépiade sur les éléments, mais contraire à celle d’Aristote et des stoïciens, qui sont convaincus qu’il n’existe nulle part aucun vide dans le monde et que tout est rempli de corps. Même dans la pierre ponce, les espaces situés entre les corps terreux ne leur semblent pas entièrement vides ; ils disent du moins que l’air y est contenu. Dans l’eau, toutefois, il n’existe pas une formation de pores semblable à celle de la pierre ponce : l’eau est au contraire continue avec elle-même de toutes les manières.

Plutarque, Du visage qui apparaît dans le disque de la Lune, chap. 18, p. 930f. Ils disent que l’air lui-même devient solaire non par le mélange de certains effluves ou rayons, mais par un changement et une transformation produits sous l’effet d’une piqûre ou d’un contact.

434 Plutarque, Des contradictions des stoïciens, chap. 42, p. 1053e. Il dit que l’air est parfois porté vers le haut et léger. [...] Dans le deuxième livre Du mouvement, il dit que « le feu, étant sans poids, est porté vers le haut, et que l’air l’est semblablement, l’eau étant attribuée davantage à la terre, et l’air au feu ».

435 Plutarque, Des contradictions des stoïciens, chap. 42, p. 1053e. Mais dans les Arts physiques, il incline vers l’opinion opposée, selon laquelle « l’air ne possède par lui-même ni pesanteur ni légèreté ».

436 Scholies à Pindare, Olympiques, I, 1, p. 22 B. Suivant l’opinion des philosophes qui ont raisonné en physiciens, il a dit que les trois autres éléments se constituent aussi à partir de l’eau. Ils disent que sa partie la plus ténue devient air, que sa partie la plus épaisse, se rassemblant sur elle-même, devient terre, et que, lorsqu’elle se raréfie, elle produit comme feu l’éther embrasé.

437 Philon, De l’incorruptibilité du monde, 225, 5 B. Quant au Chaos, Aristote pense qu’il est un lieu, parce que ce qui doit recevoir un corps doit nécessairement lui préexister ; mais certains stoïciens pensent qu’il est l’eau, estimant que son nom vient de l’écoulement.

Cf. I, nos 103 et 104, Zénon.

16 j’ai ajouté γὰρ. 19 j’ai écrit τῶν Στωϊκῶν ; l’édition porte Στοιχικῶν.

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