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Elizabeth Carter
Letters from Elizabeth Carter to Catherine Talbot Unit 49
Unit 48 of 139
Canonical reference 49
English
Deal, Dec. 1, 1^50. I HAVE, dear Miss Talbot, read a little of Pindar, and perhaps should be ashamed to own, he did not to me by any means answer the magnifi cent testimonies given him by other authors, and I cannot help thinking it much to his credit that you are reading Mr. West. One reason perhaps why I am not very fond of Pindar, may be, I have very little taste for horse races, and might perhaps have been better pleased, if he had described the agility of damsels running for a shift. Have you seen a copy of verses on thunder and lightening in Feb.-44. If not I must send them you, for I am persuaded they will delight you. I have just heard from a person lately arrived from Portugal, that poor Clarissa, to complete the sum of her misfortunes, has been carried to Lisbon, and put into the In quisition ! I have finished two more chapters of Epictetus, and send them you by way of antidote to your Morale Mondaine! We have a book introduced here, which I fancy, by Mrs. Burton's account, who is extremely scandalized at it, is of much the same sort as that you mention," and is written by 1 the the Marquis cFArgens. One need not however be afraid of it's doing any great mischief here. The people of Deal content themselves with plain prac tical sins, and never trouble their heads about spe culative refinements upon wickedness, so I believe neither the Marquis d'Argens nor any other writers of his class will do the least harm. Much harm however they certainly do in the world, and I heartily join in your wish that all such books were/, publicly burnt at Tyburn as teach people to be wicked under a colour of argument and principle ; • Now I am talking of books, I have upon the strength of your recommendation ventured again to look into Dr. Hartley ; I was at first sufficiently puzzled with vibrations^ but vibratiunculas are beyond all mortal sufferance, and for any thing I am likely to learn by this part of the book, it would be as much to my profit to read the history of Parismus and Parismenus. After all In vain we search the wondrous cause to find How mind on body, body acts on mind. . i-oij! ':';;> (with many more quotations arid quotatiunculas which might be alledged to the same purpose) and all hopotheses about it seem equally perplexed and ineffectual. But however unsatisfactory these kind of systems may be, they are by no means to be treated treated with contempt They are the result of great powers of understanding and strong habits of thinking ; and an ingenious author who means well, is to be indulged in some few harmless whims, as it often happens (in a way which perhaps it may be impossible for all vibrations and vibratiunculas in the world to account for) that obscure, and even in themselves useless speculations, lead to the discovery of evident and important truths. By the titles of some of Dr. Hartley's chapters, I promise myself great pleasure in the more intelligible parts of his works, and am determined in spite of all my difficulties, if I have time, to persevere to the end of it. Do you know any thing of Mrs. Oockburn's works? Or do you know any thing of a Mrs. Charlotte Lennox, who is publishing by subscrip tion ? One or two of her poems were printed in the last Magazine. For the edification of some of my young friends, we read one of them on the art of coquetry, at which they were much scandalized. The poetry is uncommonly correct, but the doctrine indeed by no means to be admired. It is intolerably provoking to see people who really appear to have a genius, apply it to such idle unprofitable purposes. I admire your serenity amidst the rains and winds of November, with a warm coach over your head ; but what do you think of wayfaring people who must trudge through a dirty world on foot?; Why they they certainly ought to be very thankful they have feet to walk on. I am become extremely valorous, and defy all kind of weather by the assistance of what till this winter I used to look at with great contempt, a long riding hood ; this is a great humi liation to my vanity, and I begin to be under some sort of apprehension that in another year I shall want spectacles*. Be so good in your next to explain the puzzle you sent me? for it is absolutely beyond the reach of my capacity to find out
French AI-generated translation, non-official
Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11
Deal, 1er décembre 1750.
J’ai, chère Miss Talbot, lu un peu de Pindare et devrais peut-être avoir honte d’avouer qu’il n’a nullement répondu, à mes yeux, aux magnifiques témoignages que lui rendent les autres auteurs. Je ne puis m’empêcher de penser qu’il est fort à son avantage que vous lisiez Mr West. L’une des raisons pour lesquelles je n’aime peut-être pas beaucoup Pindare tient à ce que j’ai très peu de goût pour les courses de chevaux ; j’aurais peut-être été plus satisfaite s’il avait décrit l’agilité de jeunes filles courant pour gagner une chemise.
Avez-vous vu des vers sur le tonnerre et les éclairs en février 44 ? Sinon, il faut que je vous les envoie, car je suis persuadée qu’ils vous raviront. Je viens d’apprendre d’une personne récemment arrivée du Portugal que la pauvre Clarissa, pour compléter la somme de ses malheurs, a été emmenée à Lisbonne et livrée à l’Inquisition !
J’ai terminé deux nouveaux chapitres d’Épictète et vous les envoie comme antidote à votre Morale mondaine ! On a introduit ici un livre qui, à en juger par le récit de Mrs Burton, laquelle en est extrêmement scandalisée, est, j’imagine, à peu près de la même sorte que celui que vous mentionnez, et qui a été écrit par le marquis d’Argens. Il n’y a toutefois pas lieu de craindre qu’il fasse ici beaucoup de mal. Les habitants de Deal se contentent de péchés pratiques tout simples et ne se mettent jamais l’esprit à la torture avec des raffinements spéculatifs sur la méchanceté. Je crois donc que ni le marquis d’Argens ni aucun autre écrivain de sa classe ne fera le moindre mal.
Ils font cependant beaucoup de mal dans le monde, et je me joins de tout cœur à votre souhait de voir publiquement brûlés à Tyburn tous les livres de cette espèce qui enseignent aux gens à être méchants sous couleur d’argument et de principe.
Puisque je parle de livres, je me suis risquée de nouveau, sur la foi de votre recommandation, à regarder le Dr Hartley. J’étais d’abord assez embarrassée par les vibrations ; mais les vibratiunculas dépassent tout ce qu’un mortel peut endurer et, quant à ce que je suis susceptible d’apprendre de cette partie du livre, il me serait tout aussi profitable de lire l’histoire de Parismus et Parismenus. Après tout :
« En vain cherchons-nous la cause merveilleuse afin de savoir
Comment l’esprit agit sur le corps, et le corps sur l’esprit. »
(Avec beaucoup d’autres citations et quotatiunculas que l’on pourrait alléguer au même effet.) Toutes les hypothèses qui s’y rapportent paraissent également embrouillées et inefficaces. Mais, si peu satisfaisantes que puissent être ces sortes de systèmes, ils ne doivent nullement être traités avec mépris. Ils résultent de grandes facultés d’entendement et de puissantes habitudes de pensée. On doit permettre à un auteur ingénieux et bien intentionné quelques innocentes lubies, car il arrive souvent, d’une manière que toutes les vibrations et vibratiunculas du monde ne pourraient peut-être expliquer, que des spéculations obscures, et même inutiles en elles-mêmes, conduisent à la découverte de vérités évidentes et importantes.
D’après les titres de certains chapitres du Dr Hartley, je me promets beaucoup de plaisir dans les parties les plus intelligibles de son ouvrage et suis résolue, malgré toutes mes difficultés, à persévérer jusqu’à la fin si j’en ai le temps.
Savez-vous quelque chose des œuvres de Mrs Cockburn ? Ou savez-vous quelque chose d’une Mrs Charlotte Lennox, qui publie par souscription ? Un ou deux de ses poèmes ont paru dans le dernier Magazine. Pour l’édification de quelques-uns de mes jeunes amis, nous avons lu l’un d’eux, consacré à l’art de la coquetterie, ce qui les a beaucoup scandalisés. La poésie est d’une correction peu commune, mais la doctrine n’est véritablement nullement admirable. Il est intolérablement irritant de voir des personnes qui paraissent réellement posséder du génie l’appliquer à des fins si oiseuses et si inutiles.
J’admire votre sérénité au milieu des pluies et des vents de novembre, avec un carrosse chaud au-dessus de votre tête ; mais que pensez-vous des voyageurs qui doivent cheminer à pied à travers un monde boueux ? Eh bien, ils devraient certainement être fort reconnaissants de posséder des pieds pour marcher.
Je suis devenue extrêmement valeureuse et brave toutes les sortes de temps avec l’aide d’un objet que, jusqu’à cet hiver, j’avais coutume de regarder avec grand mépris : une longue capuche d’équitation. C’est une grande humiliation pour ma vanité, et je commence à craindre un peu que, l’année prochaine, j’aie besoin de lunettes*.
Ayez la bonté, dans votre prochaine lettre, de m’expliquer l’énigme que vous m’avez envoyée, car il est absolument hors de portée de mes facultés de la résoudre.
Concepts in this passage
Aporia
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Care of the soul
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Ether and field
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