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Elizabeth Carter

Letters from Elizabeth Carter to Catherine Talbot Unit 61

Unit 59 of 139

Canonical reference 61

English

Deal, Aug. CO, 1751. YOUR very obliging enquiry, dear Miss Talbot, makes me almost ashamed of not having been sick, for perhaps you will think it a strange excuse for rny not writing, my having been very well. But the very unusual degree of health I have been blessed with this year has made me ram ble about so much that I have had no time for writ ing. I heartily rejoice to have so good an account of you all at Cuddesden, and hope it may long continue. I have not seen Mr. Warburton's edition of Mr*. Pope's Works, and it is charitable in you to give me some account of the fashionable books. I will not quarrel with you for your doubts- about Mr. Pope's character, which seems to have been a mixed one ; but I cannot help thinking, that those strong expressions of benevolence and affection, where he did express them, were sincere. In some cases he deceived himself probably, and imagined the too cutting seventy with which he attacked some characters a laudable zeal against vice and folly, which which often proceeded perhaps merely from the irri tations of constant bad health. It is less difficult, perhaps, to excuse his satires than his panegyrics ; And indeed, when one compares the magnificent declamations which he and many other authors \nake about virtue, with the encomiums they be stow on the most worthless and even profligate of the human race, one is absolutely at a loss to know what they mean by a man of virtue *, unless it be one who has never been hanged. Upon the whole, however, I am inclined to be much more partial to Mr. Pope than his commentator, whose arrogance and ill-nature are beyond mortal sufferance, and still more disgusting by a heavy awkward affectation of wit. I do not imagine by your account of his notes they would greatly contribute to reconcile me to him. If ever the Due de Sully falls in my way I shall be too much prejudiced by your good opinion of him not to read his Memoirs. You tell me nothing of Mrs. Cockburn. I have read but little yet, but she seems to have had a most remarkable clear understanding and an excellent heart. By what I have read of her prose, I should by no "'• * With Pope and his junto, all the virtues, like all the \vit and talents, were entirely confined to their own friends ; so that in their works the words have really no meaning^ VOL. ii. E means *># means suspect she had a genius formed for poetry, which is perhaps one reason why I have not yet looked into her play

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Deal, CO août 1751.

VOTRE très aimable demande de mes nouvelles, chère Miss Talbot, me donne presque honte de ne pas avoir été malade, car vous trouverez peut-être étrange que j’excuse mon silence par le fait de m’être fort bien portée. Mais le degré très inhabituel de santé dont j’ai été bénie cette année m’a fait tant vagabonder que je n’ai pas eu le temps d’écrire.

Je me réjouis de tout cœur d’avoir d’aussi bonnes nouvelles de vous tous à Cuddesden, et j’espère qu’elles se maintiendront longtemps. Je n’ai pas vu l’édition des Œuvres de Mr Pope par Mr Warburton, et vous êtes charitable de me donner quelques nouvelles des livres à la mode.

Je ne vous querellerai pas pour vos doutes au sujet du caractère de Mr Pope, qui paraît avoir été mêlé ; mais je ne puis m’empêcher de penser que ces fortes expressions de bienveillance et d’affection, lorsqu’il les manifestait, étaient sincères. Dans certains cas, il se trompait probablement lui-même et prenait pour un zèle louable contre le vice et la folie la sévérité trop mordante avec laquelle il attaquait certains caractères, alors qu’elle procédait peut-être seulement des irritations causées par une mauvaise santé continuelle.

Il est peut-être moins difficile d’excuser ses satires que ses panégyriques. En effet, lorsque l’on compare les magnifiques déclamations que lui et tant d’autres auteurs font sur la vertu aux éloges qu’ils prodiguent aux êtres les plus indignes et même les plus débauchés de la race humaine, on ne sait absolument plus ce qu’ils entendent par homme vertueux*, à moins qu’il ne s’agisse d’un homme qui n’a jamais été pendu.

* Chez Pope et sa coterie, toutes les vertus, comme tout l’esprit et tous les talents, étaient entièrement réservés à leurs propres amis ; de sorte que, dans leurs œuvres, les mots n’ont réellement aucun sens.

Dans l’ensemble, cependant, je suis disposée à être beaucoup plus favorable à Mr Pope qu’à son commentateur, dont l’arrogance et la malveillance dépassent ce qu’un mortel peut supporter et deviennent plus déplaisantes encore par une lourde et maladroite affectation d’esprit. D’après ce que vous dites de ses notes, je n’imagine pas qu’elles contribueraient beaucoup à me réconcilier avec lui.

Si jamais le duc de Sully se trouve sur mon chemin, votre bonne opinion de lui m’aura trop prévenue pour que je ne lise pas ses Mémoires. Vous ne me dites rien de Mrs Cockburn. Je n’en ai encore lu que peu, mais elle paraît avoir possédé un entendement d’une clarté tout à fait remarquable et un excellent cœur. D’après ce que j’ai lu de sa prose, je ne soupçonnerais nullement qu’elle eût un génie fait pour la poésie, et c’est peut-être une raison pour laquelle je n’ai pas encore regardé sa pièce.

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