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Elizabeth Carter

Letters from Elizabeth Carter to Catherine Talbot Unit 84

Unit 82 of 139

Canonical reference 84

English

Dcal,.J«Ne 13, 173,% YOUR, long silence, my dear Miss Talbot, was compensated to me by the good account you send me of your health, which I hope the air of Oxfordshire will continue ; but whether the stir of Oxfordshire or any other may afford a remedy against that indolence of which you complain leannot tell. I am only very certain that indolence is a distemper not to be cured by the air of Kent. It will not however I hope prevent cither you from nding or me from walking many a s;ood mile, iu O o *' O spite of the danger there may be that when we arc got out, we may never be able to determine when we are to return. You indeed will be secured by the prudent restrictions of the Bishop of Oxford, but I who most commonly travel alone, when lam once set a going may chance to be earned away by a mere vis inerticc to the world's end for want of a guide. All the family is gone to town for my brother's wedding, (whose prospects are I thank God as bright £0$ bright as heart can wish) and I am left as solitary as may be, but not quite so gay as if the sun would shine out a little brighter and enliven my walks. The landscapes of June make a strange unnatural appearance beneath a December sky. I scarcely ever remember any weather so pleasant as the early part of spring, nor so gloomy and uncomfortable as it has been almost ever since. Indeed those hours which Harry and the head-ache leave me, by no means hang heavy on my hands, nor have I the least inclination to write half a romance, or a whole World. To be sure you may think me very like Lady L ; (not Mr. Richardson's Lady L ; ) who in the midst of a visit to her country neighbours borrowed a pen and ink, and declares she has a need to write. Now I do assure you upon my word and honour that no such need have I, and if a thou sand good subjects were now to fall in my way, not the least propensity should I feel to write one word about any one of them. Almost the only motive of my ever taking a pen r ,to my hand, is the hope of preserving a place in the remembrance of some few friends by whom I cannot bear the thoughts of be ing forgot. Besides at present my attention is much engaged in studying the art and mystery of talking upon principle, which in the absence of most of those to whom T speak from mere natural impulse is quite necessary to prevent my forgetting the use of fcf articulation. In a zealous pursuit of this laud* able scheme I have already talked myself into a very meritorious fit of the head-ache; for in the first attempt to open my mouth, falling upon a subject which by some odd unlucky chance I happened to understand, I harangued upon it to the excessive astonishment of my hearers for half an hour ; but as this violence of speech condemned me to silence for the rest of the day, I am determined for the fu ture to proceed in a more moderate way^ and talk only by the minute. How do you like Mr. Johnson's Dictionary ? I have only seen part of the Preface, which was like himself. I have just been reading Mr. Swift's * account of the Dean, a book at which I am greatly scandalized. I do not remember ever to have met with so open and shameful a vindication of that species of idolatry which is the absolute ruin of all virtue, the worship of the world. O, as to sleep which you so cordially recommend, I slept enough in the winter when I could dp nothing else, to serve any reasonable person for the whole year ; how ever even now I have nearly as comfortable a pro portion of slumber as yourself. * Mr. Dean Swift's Essay on the tife^ &c. of Dr. 'Swift, whom he was related. It was published in this year. VOL. II. P MlSS M.S3TALBOT xoM,, CARTED Cuddcsden, July & 1/55. _,. ,, 1( ••'' You will I am afraid, dear Miss Carter, wish me in the Indies for the errand that accom panies this Letter. It is to notify the visit you will soon receive from a venerable personage, of whose company, though I think it excellent, you have long ago been sufficiently weary. You will guess I am going to name our old friend Epictetus, who proposes returning to you in a few days to receive his last polish before he makes his appearance in the world. The Bishop of Oxford shut himself up with him for near a month, never leaving his study but for his morning ride and afternoon walk. My own horse being luckily lame for some time, I used to steal into the study while he rode, for a tete a tete with the old philosopher *. •.r^-S'f )fcWt ^fl, ) "? > '/ ') * The remainder of this Letter, together with some others between the date of this and the next Letter, is omitted; be cause the substance of them, which principally related to Epictetus, has been already published in Mrs. Carter's Me moirs. at .-¥IS&

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Deal, 13 juin 1755.

Votre long silence, ma chère miss Talbot, a été compensé pour moi par les bonnes nouvelles que vous m’envoyez de votre santé, que l’air de l’Oxfordshire continuera, je l’espère, à favoriser. Mais je ne saurais dire si l’agitation de l’Oxfordshire, ou celle de quelque autre endroit, peut offrir un remède à cette indolence dont vous vous plaignez. Je suis seulement très certaine que l’indolence est une maladie que l’air du Kent ne saurait guérir. J’espère cependant qu’elle n’empêchera ni vos chevauchées ni mes marches sur bien des bons milles, malgré le danger qu’une fois sorties nous ne puissions jamais déterminer quand nous devons rentrer. Vous, il est vrai, serez protégée par les prudentes restrictions de l’évêque d’Oxford ; mais moi, qui voyage le plus souvent seule, une fois lancée, je risque d’être emportée par une simple vis inertiae jusqu’au bout du monde, faute de guide.

Toute la famille est partie en ville pour le mariage de mon frère, dont les perspectives sont, Dieu merci, aussi brillantes que le cœur peut les souhaiter, et je reste aussi solitaire que possible, mais pas tout à fait aussi gaie que je le serais si le soleil consentait à briller un peu plus vivement et à égayer mes promenades. Les paysages de juin prennent une apparence étrangement contre nature sous un ciel de décembre. Je ne me rappelle guère avoir jamais connu de temps aussi agréable qu’au début du printemps, ni aussi sombre et pénible qu’il l’a presque toujours été depuis.

En vérité, les heures que me laissent Harry et le mal de tête ne pèsent nullement entre mes mains, et je n’ai pas la moindre inclination à écrire la moitié d’un roman ou un Monde entier. Vous pouvez assurément me croire fort semblable à lady L. (non pas la lady L. de M. Richardson), laquelle, au milieu d’une visite à ses voisins de campagne, emprunta une plume et de l’encre et déclara qu’elle éprouvait le besoin d’écrire. Or je vous assure, sur ma parole et mon honneur, que je n’éprouve aucun besoin de ce genre ; et quand mille bons sujets viendraient maintenant à se présenter, je ne ressentirais pas la moindre propension à écrire un seul mot sur aucun d’eux. Presque le seul motif qui me fasse jamais prendre une plume à la main est l’espoir de conserver une place dans le souvenir de quelques amis dont je ne puis supporter l’idée d’être oubliée.

En outre, mon attention est à présent fort occupée à étudier l’art et le mystère de parler par principe, ce qui, en l’absence de la plupart de ceux auxquels je parle par une simple impulsion naturelle, est absolument nécessaire pour m’empêcher d’oublier l’usage de l’articulation. Dans la poursuite zélée de ce louable projet, je me suis déjà parlé jusqu’à m’attirer une crise de mal de tête fort méritoire ; car, lors de ma première tentative d’ouvrir la bouche, étant tombée par quelque singulier et malheureux hasard sur un sujet que je comprenais, j’ai harangué pendant une demi-heure, au profond étonnement de mes auditeurs. Mais comme cette violence de parole m’a condamnée au silence pour le reste de la journée, je suis résolue à procéder désormais d’une manière plus modérée et à ne parler qu’une minute à la fois.

Que pensez-vous du Dictionnaire de M. Johnson ? Je n’ai vu qu’une partie de la Préface, qui lui ressemblait. Je viens de lire le récit de M. Swift* sur le Doyen, livre qui me scandalise grandement. Je ne me souviens pas d’avoir jamais rencontré une défense aussi ouverte et honteuse de cette espèce d’idolâtrie qui ruine absolument toute vertu : le culte du monde.

Oh, quant au sommeil que vous me recommandez si cordialement, j’ai assez dormi durant l’hiver, lorsque je ne pouvais rien faire d’autre, pour servir toute l’année à n’importe quelle personne raisonnable. Cependant, même à présent, ma part de sommeil est presque aussi confortable que la vôtre.

* Essay on the Life, etc. of Dr. Swift, par M. Dean Swift, qui lui était apparenté. Il fut publié cette année.

MISS TALBOT À MME CARTER

Cuddesden, 8 juillet 1755.

Je crains, chère miss Carter, que vous ne souhaitiez me voir aux Indes à cause de la commission qui accompagne cette lettre. Il s’agit de vous annoncer la visite que vous recevrez bientôt d’un vénérable personnage dont, malgré l’excellence que je trouve à sa compagnie, vous êtes depuis longtemps suffisamment lasse. Vous devinerez que je vais nommer notre vieil ami Épictète, qui se propose de revenir chez vous dans quelques jours afin de recevoir son dernier poli avant de paraître dans le monde. L’évêque d’Oxford s’est enfermé avec lui pendant près d’un mois, ne quittant jamais son cabinet que pour sa promenade matinale à cheval et sa marche de l’après-midi. Mon propre cheval ayant heureusement été boiteux pendant quelque temps, j’avais coutume de me glisser dans le cabinet pendant qu’il montait, afin de tenir un tête-à-tête avec le vieux philosophe*.

* Le reste de cette lettre, ainsi que quelques autres comprises entre la date de celle-ci et celle de la lettre suivante, est omis, parce que leur substance, qui concernait principalement Épictète, a déjà été publiée dans les Memoirs de Mme Carter.

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