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Sigmund Freud

The Interpretation of Dreams Section section-0071

Section 71 of 630

Canonical reference section-0071

German

Nach anderen Autoren hätten wir kein Recht zu letzterer Folgerung. Für Jessen stellen die ungewollten Vorstellungen im Traume wie im Wachen und in Fieber- und anderen Delirien »den Charakter einer zur Ruhe gelegten Willenstätigkeit und eines gewissermaßen mechanischen Prozesses von Bildern und Vorstellungen durch innere Bewegungen dar« (p. 360). Ein unmoralischer Traum beweise weiter nichts für das Seelenleben des Träumers, als daß dieser von dem betreffenden Vorstellungsinhalt irgendwie einmal Kenntnis gewonnen habe, gewiß nicht eine ihm eigene Seelenregung. Bei einem anderen Autor, Maury , könnte man in Zweifel geraten, ob nicht auch er dem Traumzustand die Fähigkeit zuschreibt, die seelische Tätigkeit nach ihren Komponenten zu zerlegen, anstatt sie planlos zu zerstören. Er sagt von den Träumen, in denen man sich über die Schranken der Moralität hinaussetzt: »Ce sont nos penchants qui parlent et qui nous font agir, sans que la conscience nous retienne, bien que parfois elle nous avertisse. J’ai mes défauts et mes penchants vicieux; à l’état de veille, je tâche de lutter contre eux, et il m’arrive assez souvent de n’y pas succomber. Mais dans mes songes j’y succombe toujours ou pour mieux dire j’agis par leur impulsion, sans crainte et sans remords . . . . Évidemment les visions qui se déroulent devant ma pensée et qui constituent le rêve, me sont suggérées par les incitations que je ressens et que ma volonté absente ne cherche pas à refouler« (p. 113).

Wenn man an die Fähigkeit des Traumes glaubte, eine wirklich vorhandene, aber unterdrückte oder versteckte unmoralische Disposition des Träumers zu enthüllen, so könnte man dieser Meinung schärferen Ausdruck nicht geben als mit den Worten Maurys (p. 115): »En rêve l’homme se révèle donc tout entier à soi-même dans sa nudité et sa misère natives. Dès qu’il suspend l’exercice de sa volonté, il devient le jouet de toutes les passions contre lesquelles, à l’état de veille la conscience, le sentiment d’honneur, la crainte nous défendent.« An anderer Stelle findet er das treffende Wort (p. 462): »Dans le rêve, c’est surtout l’homme instinctif que se révèle . . . . L’homme revient pour ainsi dire à l’état de nature quand il rêve; mais moins les idées acquises ont pénétré dans son esprit, plus les penchants en désaccord avec elles conservent encore sur lui d’influence dans le rêve.« Er führt dann als Beispiel an, daß seine Träume ihn nicht selten als Opfer gerade jenes Aberglaubens zeigen, den er in seinen Schriften am heftigsten bekämpft hat.

English AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-14

According to other authors, we would have no right to draw this last conclusion. For Jessen, involuntary ideas in dreams, as in waking life and in feverish and other delirious states, “bear the character of a volitional activity that has been laid to rest and of a more or less mechanical process of images and ideas produced by internal movements” (p. 360). An immoral dream proves nothing more about the dreamer’s mental life than that he had at some time acquired knowledge of the ideational content in question, certainly not that it was a mental impulse of his own. In the case of another author, Maury, one might be uncertain whether he too does not ascribe to the dream state the capacity to decompose mental activity into its components rather than to destroy it without plan. He says of dreams in which one oversteps the bounds of morality: “It is our inclinations that speak and make us act, without conscience restraining us, although at times it warns us. I have my faults and vicious inclinations; in the waking state I try to struggle against them, and quite often I manage not to succumb to them. But in my dreams I always succumb to them, or, to put it more accurately, I act under their impulse, without fear and without remorse.... Evidently, the visions that unfold before my mind and constitute the dream are suggested to me by the incitements I feel and that my absent will makes no attempt to repress” (p. 113).

If one believed in the capacity of dreams to reveal an immoral disposition in the dreamer that really exists but is suppressed or concealed, one could not express this opinion more forcefully than in Maury’s words (p. 115): “In dreams, therefore, the human being reveals himself to himself in his entirety, in his native nakedness and misery. As soon as he suspends the exercise of his will, he becomes the plaything of all the passions against which, in the waking state, conscience, the sense of honor, and fear defend us.” Elsewhere he finds the apt phrase (p. 462): “In dreams, it is above all the instinctive human being who reveals himself.... The human being returns, so to speak, to the state of nature when he dreams; but the less acquired ideas have penetrated his mind, the more the inclinations at odds with them still retain their influence over him in dreams.” He then gives as an example the fact that his dreams not infrequently show him as a victim of precisely that superstition which he has combated most vehemently in his writings.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-14

Selon d’autres auteurs, nous n’aurions aucun droit de tirer cette dernière conclusion. Pour Jessen, les représentations involontaires dans le rêve, comme à l’état de veille ainsi que dans les délires fébriles et autres, présentent « le caractère d’une activité volontaire mise au repos et d’un processus en quelque sorte mécanique d’images et de représentations produit par des mouvements internes » (p. 360). Un rêve immoral ne prouverait rien de plus, quant à la vie psychique du rêveur, sinon que celui-ci a acquis un jour, d’une manière ou d’une autre, la connaissance du contenu représentatif en question, et certainement pas qu’il s’agit d’une motion psychique qui lui soit propre. À propos d’un autre auteur, Maury, on pourrait se demander s’il n’attribue pas lui aussi à l’état de rêve la faculté de décomposer l’activité psychique en ses composantes, au lieu de la détruire sans aucun plan. Il dit des rêves dans lesquels on franchit les barrières de la moralité : « Ce sont nos penchants qui parlent et qui nous font agir, sans que la conscience nous retienne, bien que parfois elle nous avertisse. J’ai mes défauts et mes penchants vicieux ; à l’état de veille, je tâche de lutter contre eux, et il m’arrive assez souvent de n’y pas succomber. Mais dans mes songes j’y succombe toujours ou pour mieux dire j’agis par leur impulsion, sans crainte et sans remords.... Évidemment les visions qui se déroulent devant ma pensée et qui constituent le rêve, me sont suggérées par les incitations que je ressens et que ma volonté absente ne cherche pas à refouler » (p. 113).

Si l’on croyait à la faculté du rêve de révéler une disposition immorale réellement présente, mais réprimée ou cachée chez le rêveur, on ne pourrait donner à cette opinion une expression plus vigoureuse que par les paroles de Maury (p. 115) : « En rêve l’homme se révèle donc tout entier à soi-même dans sa nudité et sa misère natives. Dès qu’il suspend l’exercice de sa volonté, il devient le jouet de toutes les passions contre lesquelles, à l’état de veille la conscience, le sentiment d’honneur, la crainte nous défendent. » Ailleurs, il trouve cette formule juste (p. 462) : « Dans le rêve, c’est surtout l’homme instinctif que se révèle.... L’homme revient pour ainsi dire à l’état de nature quand il rêve ; mais moins les idées acquises ont pénétré dans son esprit, plus les penchants en désaccord avec elles conservent encore sur lui d’influence dans le rêve. » Il cite ensuite comme exemple le fait que ses rêves le montrent assez souvent victime précisément de cette superstition qu’il a combattue avec le plus de vigueur dans ses écrits.

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