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John Locke

An Essay Concerning Human Understanding Section S14

Section 1,042 of 1,114

Canonical reference B4.C16.S14

English

Project Gutenberg transcription of Locke author text

Besides those we have hitherto mentioned, there is one sort of propositions that challenge the highest degree of our assent, upon bare testimony, whether the thing proposed agree or disagree with common experience, and the ordinary course of things, or no. The reason whereof is, because the testimony is of such an one as cannot deceive nor be deceived: and that is of God himself. This carries with it an assurance beyond doubt, evidence beyond exception. This is called by a peculiar name, REVELATION, and our assent to it, FAITH, which [as absolutely determines our minds, and as perfectly excludes all wavering,] as our knowledge itself; and we may as well doubt of our own being, as we can whether any revelation from God be true. So that faith is a settled and sure principle of assent and assurance, and leaves no manner of room for doubt or hesitation. ONLY WE MUST BE SURE THAT IT BE A DIVINE REVELATION, AND THAT WE UNDERSTAND IT RIGHT: else we shall expose ourselves to all the extravagancy of enthusiasm, and all the error of wrong principles, if we have faith and assurance in what is not DIVINE revelation. And therefore, in those cases, our assent can be rationally no higher than the evidence of its being a revelation, and that this is the meaning of the expressions it is delivered in. If the evidence of its being a revelation, or that this is its true sense, be only on probable proofs, our assent can reach no higher than an assurance or diffidence, arising from the more or less apparent probability of the proofs. But of FAITH, and the precedency it ought to have before other arguments of persuasion, I shall speak more hereafter; where I treat of it as it is ordinarily placed, in contradistinction to reason; though in truth it be nothing else but AN ASSENT FOUNDED ON THE HIGHEST REASON.

French

Pierre Coste · Pierre Mortier, Amsterdam, 1735, third edition

Outre les Propoſitions dont nous avons parlé juſqu’ici, il y en a une autre Eſpèce qui fondée ſur un ſimple témoignage l’emporte ſur le dégré le plus parfait de notre Aſſentiment, ſoit que la choſe établie ſur ce témoignage convienne ou ne convienne point avec la commune Expérience, & avec le cours ordinaire des choſes. La raiſon de cela eſt que le témoignage de la part d’un Etre qui ne peut ni tromper ni être trompé, c’eſt-à-dire de Dieu lui-même ; ce qui emporte avec foi une aſſurance au deſſus de tout doute, & une évidence qui n’eſt ſujette à aucune exception. C’eſt là ce qu’on déſigne par le nom particulier de Revelation ; & l’aſſentiment que nous lui donnons s’appelle Foi, qui détermine auſſi abſolument notre Eſprit, & exclut auſſi parfaitement tout doute que notre Connoiſſance peut le faire ; car nous pouvons tout auſſi bien douter de notre propre exiſtence, que nous pouvons douter, ſi une Revelation qui vient de la part de Dieu, eſt véritable. Ainſi, la Foi eſt un Principe d’Aſſentiment & de certitude, ſûr, & établi ſur des fondemens inébranlables, & qui ne laiſſe aucun lieu au doute ou à l’heſitation. La ſeule choſe dont nous devons nous bien aſſûrer, c’eſt que telle & telle choſe eſt une Revelation divine, & que nous en comprenons le véritable ſens ; autrement, nous nous expoſerons à toutes les extravagances du Fanatiſme, & à toutes les erreurs que peuvent produire de faux Principes lors qu’on ajoûte foi à ce qui n’eſt pas une Revelation divine. C’eſt pourquoi dans ces cas-là, ſi nous voulons agir raiſonnablement, il ne faut pas que notre Aſſentiment ſurpaſſe le dégré d’évidence que nous avons, que ce qui en eſt l’objet eſt une Revelation divine, & que c’eſt là le ſens des termes par leſquels cette Revelation eſt exprimée. Si l’évidence que nous avons que c’eſt une Revelation, ou que c’en eſt là le vrai ſens, n’eſt que probable, notre Aſſentiment ne peut aller au delà de l’aſſûrance ou de la défiance que produit le plus ou le moins de la probabilité qui ſe trouve dans les Preuves. Mais je traiterai plus au long dans la ſuite, de la Foi & de la préſeance qu’elle doit avoir ſur les autres argumens propres à perſuader, lors que je la conſidererai telle qu’on la regarde ordinairement comme diſtinguée d’avec la Raiſon & miſe en oppoſition avec elle, quoi que dans le fond la Foi ne ſoit autre choſe qu’un Aſſentiment fondé ſur la Raiſon la plus parfaite.

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