Potentially copyrighted passage By consulting this text, you confirm that you may use it for personal and educational purposes. Do not reproduce its content. If the book helps you, buy it to support the author or rights holders.

John Locke

An Essay Concerning Human Understanding Section S14

Section 944 of 1,114

Canonical reference B4.C7.S14

English

Project Gutenberg transcription of Locke author text

But yet, though both these propositions (as you see) may be equally demonstrated, viz. that there may be a vacuum, and that there cannot be a vacuum, by these two certain principles, viz. WHAT IS, IS, and THE SAME THING CANNOT BE AND NOT BE: yet neither of these principles will serve to prove to us, that any, or what bodies do exist: for that we are left to our senses to discover to us as far as they can. Those universal and self-evident principles being only our constant, clear, and distinct knowledge of our own ideas, more general or comprehensive, can assure us of nothing that passes without the mind: their certainty is founded only upon the knowledge we have of each idea by itself, and of its distinction from others, about which we cannot be mistaken whilst they are in our minds; though we may be and often are mistaken when we retain the names without the ideas; or use them confusedly, sometimes for one and sometimes for another idea. In which cases the force of these axioms, reaching only to the sound, and not the signification of the words, serves only to lead us into confusion, mistake, and error. [It is to show men that these maxims, however cried up for the great guards of truth, will not secure them from error in a careless loose use of their words, that I have made this remark. In all that is here suggested concerning their little use for the improvement of knowledge, or dangerous use in undetermined ideas, I have been far enough from saying or intending they should be laid aside; as some have been too forward to charge me. I affirm them to be truths, self-evident truths; and so cannot be laid aside. As far as their influence will reach, it is in vain to endeavour, nor will I attempt, to abridge it. But yet, without any injury to truth or knowledge, I may have reason to think their use is not answerable to the great stress which seems to be laid on them; and I may warn men not to make an ill use of them, for the confirming themselves in errors.]

French

Pierre Coste · Pierre Mortier, Amsterdam, 1735, third edition

Mais quoi qu’on puiſſe également démontrer ces deux Propoſitions, il y a du Vuide, & il n’y en a point, par le moyen de ces deux Principes indubitables, Ce qui eſt, eſt, & Il eſt impoſſible qu’une même choſe ſoit & ne ſoit pas ; cependant nul de ces Principes ne pourra jamais ſervir à nous prouver qu’il y ait de Corps actuellement exiſtans, ou quels ſont ces Corps. Car pour cela, il n’y a que nos Sens qui puiſſent nous l’apprendre autant qu’il eſt en leur pouvoir. Quant à ces Principes univerſels & évidens par eux-mêmes, comme ils ne ſont autre choſe que la connoiſſance conſtante, claire & diſtincte que nous avons de nos Idées les plus générales & les plus étenduës, ils ne peuvent nous aſſûrer de rien qui ſe paſſe hors de notre Eſprit : leur certitude n’eſt fondée que ſur la connoiſſance que nous avons de chaque Idée conſiderée en elle-même, & de ſa diſtinction d’avec les autres, ſur quoi que nous ne ſaurions nous méprendre, tandis que ces Idées ſont dans notre Eſprit : quoi que nous puiſſions nous tromper, & que ſouvent nous nous trompions effectivement, lorſque nous retenons les noms ſans les Idées, ou que nous les employons confuſément, pour deſigner tantôt une idée, & tantôt une autre. Dans ces cas-là, la force de ces Axiomes ne portant que ſur le ſon, & non ſur la ſignification des Mots, elle ne ſert qu’à nous jetter dans la confuſion & dans l’erreur. J’ai fait cette Remarque pour montrer aux hommes, que ces Maximes, quelque fort qu'on les exalte comme les grands boulevards de la Vérité, ne les mettront pas à couvert de l’Erreur, s’ils employent les mots dans un ſens vague & indéterminé. Du reſte, dans tout ce qu’on vient de voir ſur le peu qu’elles contribuent à l’avancement de nos Connoiſſances, ou ſur leur dangereux uſage lors qu’on les applique à des idées indéterminées, j’ai été fort éloigné de dire ou de prétendre qu’elles doivent être laiſſées à l’écart, comme certaines gens ont été un peu trop prompts à me l’imputer. Je les reconnois pour des véritez, & des véritez évidentes par elles-mêmes, & en cette qualité elles ne peuvent point être laiſſées à l’écart. Juſques où que s’étende leur influence, c’eſt en vain qu’on voudroit tâcher de la reſſerrer, & c’eſt à quoi je ne ſongeai jamais. Je puis pourtant avoir raiſon de croire, ſans faire aucun tort à la Vérité, que, quelque grand fond qu’il ſemble qu’on faſſe ſur ces Maximes, leur uſage ne répond point à cette idée ; & je puis avertir les hommes de n’en pas faire un mauvais uſage pour ſe confirmer eux-mêmes dans l’Erreur.

Concepts in this passage

Before reading

What you will learn

Open the full record