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Carl Gustav Jung

Collected Papers on Analytical Psychology Section section-0031

Section 31 of 508

Canonical reference section-0031

English

Various; edited by Constance E. Long

The later séances were usually begun by our hands being joined and laid on the table, whereon the table at once began to move. Meanwhile S. W. gradually became somnambulic, took her hands from the table, lay back on the sofa, and fell into the ecstatic sleep. She sometimes related her experiences to us afterwards, but showed herself very reticent if strangers were present. After the very first ecstasy she indicated that she played a distinguished rôle among the spirits. She had a special name, as had each of the spirits; hers was Ivenes ; her grandfather looked after her with particular care. In the ecstasy with the flower-vision we learnt her special secret, hidden till then beneath the deepest silence. During the séances in which her spirit spoke she made long journeys, mostly to relatives, to whom she said she appeared, or she found herself on the Other Side, in "That space between the stars which people think is empty, but in which there are really very many spirit-worlds." In the semi-somnambulic state which frequently followed her attacks, she once described, in peculiar poetic fashion, a landscape on the Other Side, "a wondrous, moon-lit valley, set aside for the races not yet born." She represented her somnambulic ego as being almost completely released from the body. It is a fully-grown but small, black-haired woman, of pronounced Jewish type, clothed in white garments, her head covered with a turban. She understands and speaks the language of the spirits, "for spirits still, from old human custom, do speak to one another, although they do not really need to, since they mutually understand one another's thoughts." She "does not really always talk with the spirits, but just looks at them, and so understands their thoughts." She travels in the company of four or five spirits, dead relatives, and visits her living relatives and acquaintances in order to investigate their life and their way of thinking; she further visits all places which lie [35] within the radius of these spectral inhabitants. From her acquaintanceship with Kerner's book, she discovered and improved upon the ideas of the black spirits who are kept enchanted in certain places, or exist partly beneath the earth's surface (compare the "Seherin von Prevorst"). This activity caused her much trouble and pain; in and after the ecstasy she complained of suffocating feelings, violent headache, etc. But every fortnight, on Wednesdays, she could pass the whole night in the garden on the Other Side in the company of holy spirits. There she was taught everything concerning the forces of the world, the endless complicated relationships and affinities of human beings, and all besides about the laws of reincarnation, the inhabitants of the stars, etc. Unfortunately only the system of the world-forces and reincarnation achieved any expression. As to the other matters she only let fall disconnected observations. For example, once she returned from a railway journey in an extremely disturbed state. It was thought at first something unpleasant had happened, till she managed to compose herself, and said, "A star-inhabitant had sat opposite to her in the train." From the description which she gave of this being, I recognised a well-known elderly merchant I happened to know, who has a rather unsympathetic face. In connection with this experience she related all kinds of peculiarities of these star-dwellers; they have no god-like souls, as men have, they pursue no science, no philosophy, but in technical arts they are far more advanced than men. Thus on Mars a flying-machine has long been in existence; the whole of Mars is covered with canals, these canals are cleverly excavated lakes and serve for irrigation. The canals are quite superficial; the water in them is very shallow. The excavating caused the inhabitants of Mars no particular trouble, for the soil there is lighter than the earth's. The canals are nowhere bridged, but that does not prevent communication, for everything travels by flying-machine. Wars no longer occur on the stars, for no differences of opinion exist. The star-dwellers have not human bodies, but the most laughable ones possible, [36] such as one would never imagine. Human spirits who are allowed to travel on the Other Side may not set foot on the stars. Equally, wandering star-dwellers may not come to the earth, but must remain at a distance of twenty-five metres above the earth's surface. Should they transgress they remain in the power of the earth, and must assume human bodies, and are only set free again after their natural death. As men, they are cold, hard-hearted, cruel. S. W. recognises them by a singular expression in which the "Spiritual" is lacking, and by their hairless, eyebrowless, sharply-cut faces. Napoleon was a star-dweller.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Les séances ultérieures commençaient habituellement par la réunion de nos mains, posées sur la table, après quoi celle-ci se mettait aussitôt en mouvement. Pendant ce temps, S. W. devenait progressivement somnambulique, retirait ses mains de la table, se renversait sur le canapé et tombait dans le sommeil extatique. Elle nous racontait parfois ensuite ses expériences, mais se montrait très réservée en présence d’étrangers. Dès la toute première extase, elle indiqua qu’elle jouait un rôle éminent parmi les esprits. Elle avait un nom particulier, comme chacun des esprits; le sien était Ivenes; son grand-père veillait sur elle avec une sollicitude particulière. Lors de l’extase accompagnée de la vision des fleurs, nous apprîmes son secret particulier, jusque-là caché sous le silence le plus profond. Au cours des séances pendant lesquelles son esprit parlait, elle effectuait de longs voyages, surtout auprès de parents auxquels elle disait apparaître; ou bien elle se trouvait dans l’Au-delà, dans « cet espace entre les étoiles que les gens croient vide, mais où se trouvent en réalité un très grand nombre de mondes spirituels ». Dans l’état semi-somnambulique qui suivait fréquemment ses crises, elle décrivit un jour, d’une manière singulièrement poétique, un paysage de l’Au-delà : « une merveilleuse vallée éclairée par la lune, réservée aux races qui ne sont pas encore nées ». Elle représentait son moi somnambulique comme étant presque entièrement libéré du corps. C’est une femme adulte, mais de petite taille, aux cheveux noirs, de type juif prononcé, vêtue de blanc et la tête couverte d’un turban. Elle comprend et parle la langue des esprits, « car les esprits, par suite d’une ancienne coutume humaine, continuent à se parler, bien qu’ils n’en aient pas réellement besoin, puisqu’ils comprennent mutuellement leurs pensées ». Elle « ne parle pas vraiment toujours avec les esprits, mais se contente de les regarder, et comprend ainsi leurs pensées ». Elle voyage en compagnie de quatre ou cinq esprits, des parents décédés, et rend visite à ses parents et connaissances encore vivants afin d’étudier leur vie et leur manière de penser; elle visite en outre tous les lieux qui se trouvent [35] dans le rayon d’action de ces habitants spectraux. Sa connaissance du livre de Kerner lui permit de découvrir et de développer les idées concernant les esprits noirs qui sont retenus par enchantement dans certains lieux ou qui existent en partie sous la surface de la terre (comparer avec la « Seherin von Prevorst »). Cette activité lui causait beaucoup de peine et de souffrance; pendant et après l’extase, elle se plaignait de sensations d’étouffement, de violents maux de tête, etc. Mais toutes les deux semaines, le mercredi, elle pouvait passer toute la nuit dans le jardin de l’Au-delà, en compagnie de saints esprits. Là, on lui enseignait tout ce qui concernait les forces du monde, les relations et affinités infiniment compliquées entre les êtres humains, ainsi que les lois de la réincarnation, les habitants des étoiles, etc. Malheureusement, seuls le système des forces du monde et celui de la réincarnation parvinrent à s’exprimer. Sur les autres sujets, elle ne laissa échapper que des observations décousues. Ainsi, elle revint un jour d’un voyage en train dans un état d’extrême agitation. On pensa d’abord qu’un événement désagréable s’était produit, jusqu’à ce qu’elle parvienne à se ressaisir et déclarât : « Un habitant des étoiles s’était assis en face d’elle dans le train. » D’après la description qu’elle donna de cet être, je reconnus un commerçant âgé bien connu, que je connaissais par hasard et dont le visage est assez antipathique. À propos de cette expérience, elle raconta toutes sortes de particularités concernant ces habitants des étoiles; ils ne possèdent pas d’âme semblable à Dieu, comme les hommes; ils ne cultivent ni la science ni la philosophie, mais sont bien plus avancés que les hommes dans les arts techniques. Ainsi, sur Mars, une machine volante existe depuis longtemps; Mars tout entière est couverte de canaux; ces canaux sont des lacs habilement creusés qui servent à l’irrigation. Les canaux sont tout à fait superficiels; l’eau y est très peu profonde. Leur creusement n’a causé aucune difficulté particulière aux habitants de Mars, car le sol y est plus léger que celui de la Terre. Les canaux ne sont franchis par aucun pont, mais cela n’empêche pas les communications, car tous les déplacements s’effectuent en machine volante. Il n’y a plus de guerres sur les étoiles, car il n’existe aucune divergence d’opinion. Les habitants des étoiles n’ont pas de corps humains, mais les corps les plus risibles que l’on puisse concevoir, [36] tels qu’on ne pourrait jamais les imaginer. Les esprits humains autorisés à voyager dans l’Au-delà ne peuvent poser le pied sur les étoiles. De même, les habitants errants des étoiles ne peuvent venir sur la Terre, mais doivent rester à une distance de vingt-cinq mètres au-dessus de sa surface. S’ils enfreignent cette règle, ils demeurent au pouvoir de la Terre, doivent revêtir un corps humain et ne sont libérés de nouveau qu’après leur mort naturelle. En tant qu’hommes, ils sont froids, durs de cœur et cruels. S. W. les reconnaît à une expression singulière dans laquelle le « Spirituel » fait défaut, ainsi qu’à leurs visages glabres, sans sourcils et aux traits nettement découpés. Napoléon était un habitant des étoiles.

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