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Carl Gustav Jung

Collected Papers on Analytical Psychology Section section-0089

Section 89 of 508

Canonical reference section-0089

English

Various; edited by Constance E. Long

We have spoken above of a receptivity of the unconscious greater than that of the consciousness, chiefly in regard to the simple attempts at thought-reading of numbers. As mentioned, not only our somnambulist but a relatively large number of normal persons are able to guess from the tremors lengthy thought-sequences, if they are not too complicated. These experiments are, so to speak, the prototype of those rarer and incomparably more astonishing cases of intuitive knowledge displayed at times by somnambulists. [122] Zschokke [123] in his "Introspection" has shown us that these phenomena do not belong only to the domain of somnambulism, but occur among non-somnambulic persons. The formation of such knowledge seems to be arrived at in various ways: first and foremost there is the fineness, already noted, of unconscious perceptions; then must be emphasised the importance of the enormous suggestibility of somnambulists. The somnambulist not only incorporates every suggestive idea to some extent, but actually lives in the suggestion, in the person of his doctor or observer, with that abandonment characteristic of the suggestible hysteric. The relation of Frau Hauffe to Kerner is a striking example of this. That in such cases there is a high degree of association-concordance can cause no astonishment; a condition which Richet might have taken more account of in his experiments in thought-transference. Finally there are cases of somnambulic additional creative work which are not to be explained solely by hyperæsthesia of the unconscious activity of the senses and association-concordance, but presuppose a highly developed intellectual activity of the unconscious. The deciphering of the purposive tremors demand an extreme sensitiveness and delicacy of feeling, both psychological and physiological, to combine the individual perceptions into a complete unity of thought, if it is at all permissible to make an analogy between the processes of cognition in the realm of the unconscious [93] and the conscious. The possibility must always be considered that in the unconscious, feeling and concept are not clearly separated , perhaps even are one. The intellectual elevation which certain somnambulists display in ecstasy, though a rare thing, is none the less one that has sometimes been observed. [124] I would designate the scheme composed by our patient as just one of those pieces of creative work that exceed the normal intelligence. We have already seen whence one portion of this scheme probably came. A second source is no doubt the life-crisis of Frau Hauffe, portrayed in Kerner's book. The external form seems to be determined by these adventitious facts. As already observed in the presentation of the case, the idea of dualism arises from the conversations picked up piecemeal by the patient during those dreamy states occurring after her ecstasies. This exhausts my knowledge of the sources of S. W.'s creations. Whence arose the root-idea the patient is unable to say. I naturally examined occultistic literature pertinent to the subject, and discovered a store of parallels with her gnostic system from different centuries scattered through all kinds of work mostly quite inaccessible to the patient. Moreover, at her youthful age, and with her surroundings, the possibility of any such study is quite excluded. A brief survey of the system in the light of her own explanations shows how much intelligence was used in its construction. How highly the intellectual work is to be estimated is a matter of opinion. In any case, considering her youth, her mentality must be regarded as quite extraordinary.

French AI-generated translation, non-official

Codex gpt-5.6-sol · Non-official working translation · 2026-09-11

Nous avons parlé plus haut d'une réceptivité de l'inconscient supérieure à celle de la conscience, principalement à propos des simples tentatives de lecture de nombres dans la pensée. Comme nous l'avons mentionné, non seulement notre somnambule, mais aussi un nombre relativement élevé de personnes normales sont capables de deviner, à partir des tremblements, de longues suites de pensées, pourvu qu'elles ne soient pas trop compliquées. Ces expériences sont, pour ainsi dire, le prototype de ces cas plus rares et incomparablement plus étonnants de connaissance intuitive que manifestent parfois les somnambules. [122] Zschokke [123], dans son « Introspection », nous a montré que ces phénomènes n'appartiennent pas uniquement au domaine du somnambulisme, mais se produisent aussi chez des personnes non somnambules. Une telle connaissance semble se former de diverses manières : il y a d'abord et avant tout la finesse, déjà relevée, des perceptions inconscientes ; il faut ensuite souligner l'importance de l'énorme suggestibilité des somnambules. Le somnambule ne se contente pas d'intégrer dans une certaine mesure toute idée suggérée, il vit véritablement dans la suggestion, dans la personne de son médecin ou de son observateur, avec cet abandon caractéristique de l'hystérique suggestible. La relation de Mme Hauffe avec Kerner en offre un exemple frappant. Qu'il existe dans de tels cas un haut degré de concordance associative ne saurait étonner ; Richet aurait pu tenir davantage compte de cette condition dans ses expériences de transmission de pensée. Il existe enfin des cas de travail créateur supplémentaire accompli dans le somnambulisme qui ne s'expliquent pas uniquement par l'hyperesthésie de l'activité sensorielle inconsciente et par la concordance associative, mais supposent une activité intellectuelle inconsciente hautement développée. Le déchiffrement des tremblements intentionnels exige une sensibilité et une finesse extrêmes, tant psychologiques que physiologiques, afin de réunir les perceptions particulières en une unité complète de pensée, s'il est toutefois permis d'établir une analogie entre les processus de connaissance dans le domaine de l'inconscient [93] et ceux de la conscience. Il faut toujours envisager la possibilité que, dans l'inconscient, le sentiment et le concept ne soient pas clairement séparés, et qu'ils ne fassent peut-être même qu'un. L'élévation intellectuelle que certains somnambules manifestent dans l'extase, quoique rare, n'en a pas moins été parfois observée. [124] Je qualifierais précisément le système élaboré par notre patiente de l'une de ces productions créatrices qui dépassent l'intelligence normale. Nous avons déjà vu d'où provenait probablement une partie de ce système. Une deuxième source est sans doute la crise existentielle de Mme Hauffe, décrite dans le livre de Kerner. La forme extérieure semble déterminée par ces circonstances fortuites. Comme nous l'avons déjà observé dans la présentation du cas, l'idée de dualisme provient des conversations saisies par bribes par la patiente au cours des états rêveurs qui suivaient ses extases. Cela épuise ce que je sais des sources des créations de S. W. La patiente est incapable de dire d'où vient l'idée fondamentale. J'ai naturellement examiné la littérature occultiste pertinente et découvert, dans des ouvrages de toutes sortes et de différents siècles, pour la plupart tout à fait inaccessibles à la patiente, une abondance de parallèles avec son système gnostique. De plus, étant donné son jeune âge et son entourage, la possibilité d'une telle étude est absolument exclue. Un bref examen du système à la lumière de ses propres explications montre combien d'intelligence a présidé à sa construction. Le degré auquel il convient d'estimer ce travail intellectuel reste affaire d'opinion. En tout cas, compte tenu de sa jeunesse, sa mentalité doit être tenue pour tout à fait extraordinaire.

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